« Les barbus des Baumettes » radicalisés ou victimes d’une affaire « montée en épingle »?
À la faveur d'un rapport parlementaire rendu public mercredi, l'affaire dite des "barbus des Baumettes" a refait surface. Les quatre surveillants soupçonnés de radicalisation ont pourtant été depuis blanchis par une enquête interne. Mais pour l'un d'entre eux, dont Marsactu a déjà raconté le parcours, le poids de ces soupçons continue d'être un handicap au quotidien.
Marseille le 15 janvier 2018, prison des Baumettes. (Crédit Patrick Gherdoussi)
Mercredi matin, l'expression "équipe des barbus" a refait surface dans la presse nationale à la faveur d'un rapport parlementaire sur "les services publics face à la radicalisation" rendu par deux députés, dont le député de la Côte bleue Éric Diard (LR). "Ces surveillants sont fichés SPRT, donc prévention de radicalisation et de terrorisme. Cela peut être eux ou leur entourage. Le reproche qui leur était fait était du prosélytisme. Il n'y avait pas assez d'éléments pour les sanctionner", déclare-t-il à Marsactu.
Regroupés à la Valentine
Comme l'ont relaté Le Figaro et La Provence, les services de renseignement se seraient récemment émus de voir prochainement réunis trois de ces surveillants au sein de l'établissement pour mineurs de la Valentine, lieu particulièrement sensible. "Les renseignements territoriaux tirent la sonnette d'alarme, estime le député qui dit avoir ses propres canaux d'information. Aujourd'hui, par mesure de précaution, il ne me paraît pas opportun de les rassembler".
Pourtant dans le rapport parlementaire qu'il cosigne, l'affaire des barbus des Baumettes est rapidement expédiée : "L’affaire évoquée dans la presse en 2016 (affaire dite des "Barbus aux Baumettes . . .
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