« Difficile de séparer l’impact du nouveau rejet en mer d’Alteo et celui des boues rouges »
Le comité de suivi et d'information des rejets en mer de l'usine d'Alteo, vient de transmettre au préfet un rapport. S'il reconnait "l'effort" fait par l'industriel, le comité pointe également la difficulté d'interprétation de certains résultats. Nicolas Roche, membre du comité, détaille ces conclusions.
Parc national des Calanques (Crédit photo : Marsactu)
La semaine dernière, le CSIRM, le comité de surveillance et d'information sur les rejets en mer d'Alteo, a transmis au préfet un rapport de synthèse concernant la pollution marine de l'usine. Constitué d'une quinzaine d'experts scientifiques bénévoles nommés par le préfet, ce comité a été constitué par l'État suite à l'autorisation accordée à Alteo de poursuivre ses rejets en mer non plus sous une forme solide - communément appelée les "boues rouges" - mais sous une forme d'effluent liquide. Dans un contexte de forte polémique autour de la poursuite de cette pollution marine il s'agissait de "garantir une expertise scientifique ciblée et indépendante".
Fin 2017, le CSIRM a reçu d'Alteo des données issues du suivi du rejet et du milieu marin. Après des mois d'allers-retours entre Alteo et le comité, les scientifiques ont finalement bouclé leur travail, dont la synthèse tient désormais en neuf pages. Nicolas Roche, professeur à l'université Aix-Marseille et spécialiste dans le traitement des eaux et des déchets, revient sur les conclusions de ce rapport.
Marsactu : Quelles est la méthode de travail du CSIRM ?
Nicolas Roche : Après les prescriptions du conseil scientifique du parc national des calanques reprises dans l'arrêté, Alteo a proposé un protocole de suivi pour mesurer et suivre les impacts. Les premiers travaux du CSIRM ont reposé sur l'analyse et la critique de ce protocole. Un certain nombre d'observations et recommandations ont été faites. Ce . . .
Après l’optimisation fiscale, l’optimisation environnementale: on répartit sa pollution comme on réparti ses bénéfices pour diminuer la contrainte réglementaire ?
Il faut cependant saluer les efforts par les équipes d’Alteo faits pour contrôler leur pollution au lieu de l’exiler dans un pays moins efficace en conservation de l’environnement.
Se connecter pour écrire un commentaire.