Drame de la rue d’Aubagne : comment la justice a avancé en six mois

Enquête
le 21 Mai 2019
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Ouverte le jour même du drame, l'enquête qui doit déterminer les raisons des effondrements de la rue d'Aubagne poursuit son chemin. Un travail de plusieurs mois dont Marsactu a pu consulter les premiers éléments.

Le 65, rue d'Aubagne, la veille de son effondrement. (Image : DR)
Le 65, rue d'Aubagne, la veille de son effondrement. (Image : DR)

Le 65, rue d'Aubagne, la veille de son effondrement. (Image : DR)

Les trois juges travaillent dans la discrétion, patiemment. Ils recueillent un par un les éléments qui, dans plusieurs années, permettront à un procès de se tenir. Pour finalement juger les responsables des effondrements de la rue d'Aubagne. Depuis plusieurs mois, ils reçoivent les familles de victimes, parties civiles dans la procédure ouverte le 27 novembre pour "homicides et blessures involontaires par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence et mise en danger de la vie d'autrui".

19 parties civiles
Parents de personnes défuntes, simples passants blessés ou choqués, ils sont 19 dont la constitution de partie civile a été acceptée par la justice, dont la fédération nationale des victimes d'attentats et accidents collectifs (Fenvac).

En revanche, les demandes de certains propriétaires (du 62 et du 69 rue d'Aubagne notamment) ainsi que celle de la fondation Abbé-Pierre ont été refusées.

Les magistrats leur expliquent la lenteur du travail de la justice, l'opiniâtreté et la détermination qui sont la leur. Après les familles des défunts, vient le recueil des témoignages des trois personnes blessées ou choquées alors qu'elles passaient à proximité des immeubles, le 5 novembre, aux alentours de 9 heures.

C'est ce que décrivent les premières pièces du dossier d'instruction auxquelles Marsactu a pu avoir accès. Celui-ci peut être coupé en deux. D'abord, l'enquête de flagrance, menée sous l'autorité du parquet par le commissaire Damien Delaby, chef de la division criminelle et de répression du banditisme à la police judiciaire, a réuni les données existantes sur les bâtiments effondrés. C'est dans ce cadre qu'a été missionné l'expert Bernard Bart qui a rédigé le premier gros rapport de la procédure [voir notre enquête]. Ensuite, l'instruction judiciaire s'est attelée à poser les bases du dossier.

Sous l'autorité du vice-procureur André Ribes du parquet de . . .

Violette Artaud

Commentaires

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7 commentaires


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  1. Bibliothécaire

    Félicitations pour cet article détaillé et exhaustif !

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  2. PromeneurIndigné

    Trés interessant ; Mais on aimerait aussi savoir où en est l’enquête sur l’auteur du tir qui blessa grièvement à la face Mme REDOUANE alors q=que cette octogénaire fermait les volets de son appartement

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  3. didier L

    Je retiens que le collaborateur d’un élu, par ailleurs propriétaire de l’un des appartements de l’immeuble effondré, mal entretenu, mal géré, était présent à l’une des réunions d’avant le 5 novembre. L’inertie et la lenteur, l’absence de réactivités des services municipaux n’auraient-elles par leurs sources dans ces proximités douteuses. Questions: cet élu percevait des loyers pour un immeuble n train de s’effondrer ! C’est indigne.

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  4. Alceste.

    Ce qui est quand même surprenant c’est que notre amie Arlette inspecte sa ville via Google Map pour en mesurer l état et j’exagère à peine
    Povre de nous

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    • Laurent Malfettes_

      Elle a du prendre la version basse Def de Google earth

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  5. Electeur du 8e ©

    A Paris, il existe un corps de fonctionnaires municipaux unique en son genre, celui des architectes-voyers, chargés notamment du contrôle des permis de construire, de la salubrité des habitations, de la politique de ravalement, de la conception de l’urbanisme…

    C’est peut-être ce qui manque à Marseille. Moins de « conseillers » de complaisance désignés par copinage dans le cabinet du maire, et plus de techniciens de haut niveau recrutés sur concours, et la Ville sera mieux tenue.

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  6. Alceste.

    Sans doute , mais quel intérêt d’être élu à Marseille alors si l’on ne peut plus copiner ?

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