Pour les riverains de l'usine Arkema à Marseille, l'Etat alourdit la triple peine
Pour les riverains de l'usine Arkema à Marseille, l'Etat alourdit la triple peine
Pas question d’être le pollué-payeur. De Marseille à Fos-sur-Mer, en passant par Châteauneuf-les-Martigues, les riverains de sites Seveso sont sur la même ligne : « nous refusons de payer les travaux à la place de l’industriel », résume Sylvestre Puech, coordinateur du collectif PPRT 13. PPRT pour plan de prévention des risques technologiques, un outil né de la loi Bachelot de 2003 suite à l’explosion de l’usine AZF. A Marseille, l’usine Arkema de Saint-Menet (11e) fait partie des 17 plans prévus dans les Bouches-du-Rhône, sur un total de 422 au niveau national. Problème : la concertation passe mal, surtout lorsque l’Etat joue au yoyo avec les crédits.
Nuage toxique
Car, si l’industriel doit investir pour réduire le risque en amont, impossible de rendre totalement inoffensive une usine chimique. Boulevard de la Millière, trois scénarii catastrophes ont été indentifiés : combustion d’une substance inflammable, explosion et surtout « un nuage provoqué par une fuite ou un dégagement de substance toxique » (chlore, ammoniac ou brome), détaille le document de concertation. Suivant la localisation de leur terrain, les habitant devront donc . . .
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