Même supprimée, la taxe d’habitation continue d’augmenter
Baisse de la baisse, justifications et nuances en tous genres : le ramdam de la taxe d’habitation décidé par Emmanuel Macron démarre ce mois-ci et met les maires sur la défensive, accusés d'avoir profité de la baisse pour augmenter leur taux.
L'hôtel de ville d'Allauch. (Photo d'archives : Julien Vinzent)
#Balancetonmaire. Le mois dernier, le hashtag a fusé, à l’initiative de militants de la République en marche. Au moment où démarre la suppression progressive de la taxe d’habitation, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, il s’agissait de dénoncer les hausses de taux votées par les communes. "Une insulte personnelle que rien ne peut justifier", s’est étranglée l’association des maires de France, qui goûte peu le parallèle avec #Balancetonporc, "une campagne mondiale stigmatisant des délits ou des crimes". Ambiance.
Il faut dire que sur le papier de la feuille d’impôt, la hausse paraît tentante. Prenez un couple qui payait 1000 euros de taxe d’habitation. S’il est sous le plafond de revenus fixé au niveau national, il bénéficie en 2018 d’un dégrèvement de 30 %, soit 300 euros en moins. Une hausse décidée par sa commune, mettons de 30 euros, sera alors mieux perçue qu’en temps normal : il paiera cette année 730 euros et la commune percevra 1030 euros, dont 300 versés par l’État. C . . .
à Marseille la taxe d’habitation et la taxe foncière ont augmentées.
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