L’usine Naphtachimie écope discrètement 50 tonnes d’hydrocarbures déversés en Méditerranée
Fin juillet, une fuite d'hydrocarbure est signalée chez Naphtachimie, à Lavéra. Plusieurs tonnes de polluants sont alors déversées dans la mer Méditerranée. Alors que l'événement est passé quasiment inaperçu, les opérations de dépollution sont loin d'être achevées.
Au premier plan, le bassin de sécurité dans l'anse d'Auguette de Naphtachimie où sont collectées les eaux de refroidissement de l'usine qui se retrouvent ensuite dans la mer. Photo : Violette Artaud
Le soleil est écrasant sur le sol calcaire. Les cheminées des usines crachent d'épais nuages de fumée anthracite. La Méditerranée se ride sous une légère brise. A priori rien d'anormal à Lavéra, plateforme industrielle située sur la commune de Martigues. Pourtant, depuis peu, une équipe un peu spéciale opère ici discrètement. Il y a quelques jours, des Algeco ont été installés au bout d'un chemin de terre. Là, au bord du rivage, des hommes en combinaison font des allers et retours incessants en bateau. Ils partent avec de gros seaux vides, stoppent leur embarcation à quelques mètres de la côte et reviennent les seaux pleins.
"On a sorti 8 tonnes en deux semaines et il y avait une équipe déjà avant nous", lance l'un de ces hommes qui suent à grosses gouttes. "Vous voyez là, sur ma combinaison, la matière visqueuse et marron ? Ben c'est ça, qu'on ramasse." Ces scaphandriers ne sont pas au bout de leur peine. Il y a deux mois, l'usine de pétrochimie Naphtachimie a déversé dans la Méditerranée de l'huile de pyrolyse. Une fuite a laissé s'écouler plusieurs tonnes d'hydrocarbure. 50 précisément. Un accident écologique, passé quasi inaperçu et qui . . .
Quelles incidences sur la santé des ouvriers qui ramassent l’hydrocarbure au seau ? Aujourd’hui et dans dix ans. Heureusement il n’y a vraisemblablement pas de femme enceinte parmi eux.
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Eux répondent qu’il n’y en a pas. Mais l’huile de pyrolyse comprend notamment du benzène, substance reconnue comme cancérigène…
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« Le soleil est écrasant sur le sol calcaire. Les cheminées des usines crachent d’épais nuages de fumée anthracite. La Méditerranée se ride sous une légère brise. »
On croirait le début d’un bon roman social. Quel talent, Violette ! A quand la première œuvre dans les librairies ?
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Les commentaires sont élogieux pour Violette Artaud et c’est largement mérité !!!
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