Dans la poussière d'Euroméditerranée
Quartier chantier
Dans les quartiers neufs d’Euroméditerranée, la vie étriquée des nouveaux habitants
[1/6] Ils résident dans des appartements neufs, mais cherchent les espaces publics en bas de chez eux. Comment vivent les nouveaux habitants d'Euroméditerranée 2, la deuxième phase de l'opération d'aménagement urbain qui doit métamorphoser un pan du nord de Marseille ? Premier épisode de notre série Quartier chantier, avec les derniers arrivés.
VOUS VOULEZ LIRE LA SUITE ?
OFFRE SPÉCIALE
ÉLECTIONS MUNICIPALES
ÉLECTIONS MUNICIPALES
Commentaires
Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local.
Découvrez nos offres
ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.
Vous avez un compte ?
Mot de passe oublié ?Ajouter un compte Facebook ?
Nouveau sur Marsactu ?
S'inscrire
Des guettos… après avoir vendu du rêve. Euromed c’est une machine à broyer avec des promoteurs et des politiques qui s’en sont mis plein les poches sur le dos de la misère sociale.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Merci Marsactu pour ce zoom sur ces quartiers d’Euroméditerranée, effrayants de bétonisation à outrance, et sans âmes, et où on a le sentiment que cela ne va jamais s’arrêter. Des grues, des grues, de l’argent public massif, une gouvernance alibi, pour créer des espaces sans vie et sans espaces verts. Les associations citées sont une belle caution pour justifier le social alors que rien n’a été programmé pour par ex créer un centre social.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Tout à fait d’accord… Merci à Marsactu pour ce reportage et pour dénoncer ce scandale préjudiciable aux familles et habitants qui se sont fait complètement gruger… préjudiciable aussi à Marseille, enlaidie par cet immonde projet…avec de l’argent public et au seul bénéfice des promoteurs immobiliers !!! C’est une honte…
Se connecter pour écrire un commentaire.
Ma fille a acheter à Andromède, eco quartier de la banlieue Toulousaine, tous les équipements, parc, aire de jeux ont été construits en premier puis les écoles en même temps que les immeubles.
Quand je vois ce qui se fait sur le nord d’Euroméditerranée que je dois traverser pour aller en ville, je suis affligé. Les administrateurs de l’opération ont tout sacrifié à l’intérêt des promoteurs.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Petite erreur sur le lien du jardin des Fabriques, qui n’est pas l’ancien jardin d’expérimentation (qui était rue de Lyon et temporaire), mais celui-ci, qui est un vrai jardin : https://www.euromediterranee.fr/actualites/le-jardin-des-fabriques-pas-pas-en-cours-de-construction
Se connecter pour écrire un commentaire.
En effet, c’est corrigé. Merci pour la vigilance 😉
Se connecter pour écrire un commentaire.
Et dire que certains prétendent qu’on ne construit pas assez de prisons.
Se connecter pour écrire un commentaire.
« Il ne va pas y avoir de centre social, ni d’équipements publics tout de suite. » Hallucinant de ne pas avoir PREVU que les équipements devaient être partie intégrante du projet immobilier et construits EN AMONT de la fin des travaux et de l’arrivée des gens.
Construire un quartier ce n’est pas seulement des grues et vendre des appart. , c’est d’abord penser-global vie quotidienne et équipements.
Quel gâchis !!!!
Se connecter pour écrire un commentaire.
Et ensuite quelle belle occasion de se fabriquer une clientèle électorale entretenue par des responsables associatifs…. On sauve ses “amis” d’une situation qu’on a construite. Ça devrait être puni comme de l’ association de malfaiteurs !
Se connecter pour écrire un commentaire.
Suivez le fil de bout en bout…
Un élu a une campagne à mener. Pour cela il dispose d’un budget dont il est susceptible d’être indemnisé par l’Etat, c’est à dire avec nos impôts.
Mais la campagne du dit élu demande plus que le budget : faut bien payer les “à-côtés”, qu’ils relèvent de la pure et simple corruption, de la faveur sexuelle, de la soumission à un tiers, etc. Et pour ce dépassement, l’élu à besoin de financeurs, et pour ça quoi de mieux que l’immobilier ?
Avec un établissement public (EPA type EUROMED, ou toute autre structure similaire type SPL), vous disposez de la plus géniale lessiveuse possible : des outils capables de transformer de l’impôt en argent privé (achat de foncier ou de travaux) ou l’inverse (vente de foncier par exemple), tout en en prélevant une part au passage.
Alors on vend un territoire à des promoteurs qui savent (car eux l’ont analysé) qu’il y aura de la demande. Et du bénéfice, abondé copieusement par les facilités que la collectivité et/ou ses représentants (EPA, SPL, etc.) leur font (qualité moindre, suppression de ce qui coûte cher sans rapporter, comme les espaces verts, etc.), ces promoteurs déduisent une enveloppe qui paie le dépassement de budget de l’élu.
Appréciez donc :
– vous payez le budget de campagne avec vos impôts
– vous payez le dépassement du budget de campagne avec vos deniers personnels en achetant à un promoteur ou avec vos impôts à travers le coût des facilités faites par la collectivités.
Bref, nos zélus dérivent et nous payons. Littéralement, factuellement. Votez citoyens !
Se connecter pour écrire un commentaire.
Sans compter les emplois quasi fictifs associés qui permettent les renvois d’ascenseur et/ou le “je te tiens par la barbichette”.
A ce propos, l’exposition pour les 30 ans d’Euroméditerranée sera-t-elle comptée dans les comptes de campagne de Mme Caradec ?
Se connecter pour écrire un commentaire.
De plus, grâce à l’Europe, les bakchichs peuvent uvrent maintenant facilement être payés offshore via des sociétés ecrans. Plus beoïns de valises de billets, je te paye une prestation fictive au Portugal,… et hop, le tour est joué !
Se connecter pour écrire un commentaire.
Je m’interroge ? Pourquoi nos chers décideurs, promoteurs et politiques n’habitent jamais dans ces magnifiques écoquartiers à la pointe de l’innovation.
Se connecter pour écrire un commentaire.
On a quand même l’impression que les époques passent, mais que les maux restent : ces nouveaux quartiers comme jadis les grand ensembles accumulent les défauts. Éloignés du centre-ville, manque d’équipements publics (culture, sport, loisirs, etc.) et de commerce, végétation réduite à sa portion congrue, esthétique et urbanisme douteux, sans compter les défauts de fabrication et de gestion qui s’y présentent parfois.
Bref, on connait la suite : mixité sociale fantasmée, paupérisation, abandon des pouvoirs publics, et ceux qui restent sont en première ligne face aux problèmes économiques, sociaux et sécuritaires. Et ainsi de suite.
Se connecter pour écrire un commentaire.
J’ai pensé exactement la même chose: même recette que les grands ensembles des années 60, des clapiers en béton certes au top du confort moderne mais mal construits, et sans espaces publics de vie. Des lieux où dormir et pas où habiter.
Et encore, à l’époque il y avait encore des zones vagues qui ont permis à quelques générations de se créer des espaces sociaux, sous-sols, espaces vides… maintenant y’a trop de videosurveillance et d’architecture panoptique pour espérer ça, Foucault au secours !
et ils n’étaient pas obligés de supporter les “spécialistes en innovation sociale et environnementale” ou autres “médiateurs” dont le rôle, derrière des titres ronflants et bien bullshit, consiste à “fabriquer du consentement” et faire passer la pilule de ces daubes urbanistiques auprès des habitants.
Au moins on sait d’où partiront les émeutes urbaines dans 40 ans… si ces quartiers sont encore vivables, tant la gestion des surchauffes est mauvaise dans ces bâtiments
Se connecter pour écrire un commentaire.
Des nouveaux quartiers dégradés en perspective, dans 40 ans… en attendant « les professionnels » de l’immobilier se remplissent les fouilles.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Un bon moyen d’amener de la vie dans ces ensembles de béton : des commerces. Cafés, restaurants, épiceries, marchés hebdomadaires … la vie économique du quotidien est le plus vieil outil de cohésion sociale du monde. Pas pour rien que dans chaque village il y a une place de marché, avec un bar … “du Commerce” !
ça peut peut être se faire plus vite que des centres sociaux, des équipements sportifs ou culturels, et des espaces verts, qui restent bien sûr nécessaires. Quitte à subventionner un peu ces commerces : cet argent ne serait pas gaspillé en vain. C’est peut être ça, avant tout, “l’ingénierie sociale” …
Se connecter pour écrire un commentaire.
Tout à fait d’accord mais un café du commerce s’installerait d’autant plus facilement que le quartier permette des interactions un peu “naturelles” entre les habitants, que les pieds d’immeubles soient un peu amènes et généreux, que la végétalisation du lieu ne soit pas une tentative tout à fait artificielle de cacher la misère du béton. Bref, que la vie soit insufflée simplement, à hauteur d’homme et pas de promoteur. Mais ça implique tout autre chose qu’une bétonnisation à outrance qui va décourager toute envie d’installer un café au milieu de la “ville franchisée”. Tant d’argent public pour construire des ghettos c’est un peu déprimant. On espère qu’une marge de plus en plus importante sera laissée dans la programmation des espaces, car comme vous le dites “l’ingénierie sociale” c’est simplement laisser les besoins matériels et sociaux les plus banales et sympathiques s’installer là où ils sont attendus.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Effectivement, encore faut il qu’il y ait un espace pour ce commerce du quotidien, et qu’on s’y sente bien.
Un bon cours à intégrer dans les écoles d’architecture ou d’urbanisme, et des formations à prévoir pour les politiques et les promoteurs …
Se connecter pour écrire un commentaire.
Le constat selon lequel “il n’y a pas d’équipements publics” dans un quartier où l’on entasse les habitants par centaines (mais rassurez-vous, ça viendra plus tard, peut-être !) me fait penser, toutes proportions gardées, à ce qui se passe dans le 8e arrondissement : on y a construit, ces dernières années, des centaines de logements neufs, mais il n’y a pas une école publique de plus, pas un bus de plus, pas un équipement sportif de plus, etc.
Et encore, nous avons échappé à l’opération d’ultra-bétonnage prévue par la nullicipalité gaudiniste sur l’îlot autour de la Cité Radieuse, où des tours et des barres devaient être construites.
Ici comme là-bas, on dit aux habitants : installez-vous et, pour le reste, dém…brouillez-vous. C’est un “urbanisme” de type “cité dortoir” qui n’a aucune considération pour
Se connecter pour écrire un commentaire.
… pour le confort de vie des gens.
Se connecter pour écrire un commentaire.
J’oubliais cette information essentielle : il fallait bien un sociologue, et peut-être plusieurs, pour découvrir que les gens “demandent juste un éclairage public efficace” 🙄
Se connecter pour écrire un commentaire.
Un sociologue sorti d’école de commerce ouais…
Se connecter pour écrire un commentaire.
N’oublions pas la bombe à retardement que constitue le délai pour revendre un appartement acquis grâce au “Pinel” . Nombre d’acquéreurs ont acheté avec ce dispositif et voyant l’écart entre les belles promesses et la triste réalité vont mettre en vente le plus rapidement possible, soit 6 années après l’achat.
Il est fortement probable que ces nombreuses mises en vente provoqueront une chute des prix ce qui empêchera certains propriétaires accédant de revendre à un prix qui leur convient. Mais cela risque aussi de freiner la vente d’appartements dans les programmes en cours de construction à proximité immédiate.
Se connecter pour écrire un commentaire.
NOUVEAUX HABITANTS BD MIRABEAU JE SUIS ETONNEE DE NE PAS VOIR UN SUPERMARCHE DIGNE DE CE NOM AU MILIEU DE CE NOUVEAU Q UARTIER A PART LES TERRASSES DU PORT ET SON MONOPRIX TROP CHER? UN AUCHAN OU JE NE PEUX PAS RENTRER EN FAUTEUIL ELECTRIQUE RIEN
Se connecter pour écrire un commentaire.