Abattage d’arbres à Bonneveine : une gestion à la hache qui vire à la crise municipale

Actualité
le 20 Août 2026
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Plus d’une trentaine d’arbres, dont des pins d’Alep vieux de cinquante ans, ont été abattus par les services de la mairie de Marseille, au parc Bonneveine. Les riverains, des associations mobilisées, mais aussi des élus dénoncent la finalité de l'abattage et critiquent "les méthodes" de la Ville.

Vue des arbres après l'abattage. (Photo : FNE 13)
Vue des arbres après l'abattage. (Photo : FNE 13)

Vue des arbres après l'abattage. (Photo : FNE 13)

À quelques semaines de la rentrée municipale, c'est une épine dont l'équipe de Benoit Payan va avoir du mal à se débarrasser. Ce lundi 17 août, 37 arbres, dont des dizaines de pins d'Alep, sont tombés sous les coups des tronçonneuses municipales, au parc de Bonneveine dans le 8ᵉ arrondissement de Marseille. Selon la municipalité, ces conifères présentaient un risque de basculement important et devaient être abattus dans les plus brefs délais afin d'éviter qu'ils ne chutent sur le public du parc. Mais pas pour les riverains et les militants écologistes. Ils ne décolèrent pas devant cette "dégradation majeure" du paysage urbain et dénoncent "les méthodes" de la Ville. Surtout, alors que les grandes vacances touchent à leur fin, la séquence provoque de sacrés remous au sein de la majorité municipale et tire l'opposition au Printemps marseillais de sa torpeur estivale.

Rembobinons. Dans un communiqué du 14 août, la Ville de Marseille légitime cette action d'abattage d'arbres dans le parc de Bonneveine : "Il s’agit d’une mesure rendue obligatoire par les conclusions des expertises et par un impératif de sécurité. Dans un parc qui n’est pas clos, la Ville ne peut prendre le risque de maintenir ces arbres à proximité des espaces fréquentés par le public." Le risque zéro n'existe pas, les équipes municipales jouent donc l'extrême prudence.

Pour justifier sa décision, la mairie brandit deux rapports publiés en novembre 2025 et en mars 2026 par le bureau d'études ONF Vegetis, filiale du très respecté Office national des forêts, et réalisés sur 26 arbres du . . .

Paul Cayre

Commentaires

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32 commentaires


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  1. polipola

    Mais quelle honte, quelle honte.
    Une fois de plus, Benoit Payan prouve qu’il est aussi minable que les autres.

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    • Charles Albert

      N’importe quoi. Comme si Benoît Payan n’avait rien d’autre a faire…

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    • polipola

      Cher Charles Albert, j’osais encore croire, quand on se prévaut d’être écolo entre autres couleurs de gauche, que le minimum est encore de faire attention à la portée symbolique de couper des arbres, surtout à l’issue d’un été caniculaire.

      (Et je ne parle même pas de ce qu’on apprend dans l’article à savoir que ce soit les travaux de ladite mairie qui ont conduit à cet abattage et qu’en plus, ils sont tellement glands qu’ils en ont abbattu 5 de plus)

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  2. Malleus Maleficarum

    Toujours épatant de voir que les profanes (car c’est un sujet technique, pas émotionnel ni conceptuel) pensent qu’une collectivité, de nos jours, abat des arbres par plaisir.

    Posez-vous (et vos préjugés avec) deux secondes : tout le monde sait qu’abattre des arbres rend impopulaire. Quand vous êtes un promoteur privé, vous vous en moquez. Certainement pas quand vous êtes une collectivité dirigée par des zélus (aussi mauvais soient-ils).

    A quel moment pensez-vous qu’ils font ça pour le fun ou par intérêt ?

    Vous ne croyez pas que, peut-être, à l’approche imminente des épisodes méditerranéens de fin août à octobre (vent + pluies), il ait pu sembler pertinent, dans un parc public, d’abattre des arbres susceptibles d’une part de tomber de toutes manières et d’autre part d’être dangereux pour ceux-là même qui vont être négligents et se balader nonchalament dans ledit parc ledit jour dudit épisode méditerranéen ?

    Je ne suis pas fan des services municipaux, loin s’en faut. Mais pour le coup, à un moment donné, il faut tenter de redevenir rationnel.

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    • Citoyen-ne-s-de-marseille.fr

      Le sujet des conditions d’exécution des travaux est assez épineux. Par deux fois la ville a tenté de faire passer un marché de travaux pour l’ensemble de la renaturation du parc et mise en place des jeux. Les deux consultations ont été infructueuses. L’adjointe Benmarnia a alors fait passer au conseil municipal une augmentation de programme (une seule entreprise avait répondu bien au-dessus du coût estimé par les sévices). A ce moment précis, le projet accusait un retard d’un an. Nous sommes en février 2025, la ville avait annoncé les travaux en septembre 2025.

      A partir de là, on perd la trace de toute nouvelle tentative de marché. Et pourtant des travaux se feront en septembre 2025.

      Et là c’est le drame, si les appels d’offres infructueux incluaient bien toutes les conditions nécessaires pour préserver les pins d’Alep et faire les travaux avec précaution (distance minimale a respecter, décaissement maximal a respecter aussi autour des arbres), les travaux qui ont été faits l’ont été de manière brutasse, a tel point qu’un premier arbre est tombé suite aux travaux. C’est a ce moment là qu’une fillile de l’ONF intervient pour faire un audit du parc arboré (après travaux du coup). Et là c’est catastrophique : d’emblée 9 arbres sont considérés à abattre visuellement sans aucun besoin de faire un diagnostic commentaire. Et ensuite 12 feront l’objet d’études un peu plus poussées, même constat final, les travaux sont bien considérés comme ayant agra e une situation. Et ensuite 14 autres feront a nouveau l’objet d’études, même constat. Entre temps, un second arbre est tombé tout seul. Les travaux faits a la hache et sans précaution ont bien condamnés les arbres.

      Nous sommes en 2026, des solutions pour conforter, soutenir, aménager l’espace des ces arbres auraient pu/du être trouvees.

      Manifestement ces travaux, quand on regarde les photos du rapport de l’ONF, n’ont pas respectés les propres recommandations que la ville avaient pourtant at écrites dans des deux premiers appels d’offres infructueux.

      Comment se sont donc faits ces travaux, est e que c’est une entreprise paysagiste qui a fait ces travaux, on peut largement en douter.

      Donc la ville, par sa négligence, et s à volonté d’aller vite afin de respecter un agenda politique a fiat du grand n’importe quoi, a mis la pression sur ses services, s’est exemptée de prendre les précautions et mal fait les choses. Nous sommes désormais habitués avec cette mairie quelle saffranchisse des règles et n’écoute pas grand monde, le cabinet étant persuadé d’avoir la science infuse et d’être un peu au-dessus de tout le monde en premier lieu de ses électeurs, et citoyens.

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    • polipola

      Merci beaucoup, vous avez tout dit !

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    • Malleus Maleficarum

      @Citoyen-ne-s-de-marseille.fr

      Je ne vais pas remettre en question vos doutes. Et je ne remettrai pas non plus en question la manière « mal embouchée » de faire de la part de la mairie.

      En revanche, les faits sont là : des arbres étaient devenus dangereux. Et l’attitude publique est d’anéantir le risque… pour ne pas se faire anéantir par le risque. Certes, ça ne justifie pas de mal s’y prendre, mais c’est totalement cohérent avec le contexte (gestion des risques, image, craintes & ressentis, etc.) actuel.

      Quant à préserver et conforter pour sauver que ce soit pérenne, c’est d’une part particulièrement coûteux et d’autre part très aléatoire car sans garantie sur le long terme.

      Donc oui, ils ont probablement fait au plus simple (par mauvaise organisation, fainéantise peut-être, facilité certainement). Non, ce n’était peut-être pas idéal comme décision. Mais oui, dans le contexte (immédiat) c’était prévisible, pour éviter de dire « souhaitable ».

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    • Citoyen-ne-s-de-marseille.fr

      Nous sommes donc d’accord sur la fin de l’histoire : des arbres au plateau racinaire détruit, on les abat à coup de tronçonneuse.

      Personne ici n’a soutenu le contraire.

      Mais votre raisonnement considère que ces arbres étaient devenus dangereux, comme une fatalité météorologique. Or le rapport ONF Vegetis lui-même dit autre chose et que tout vient bien après le décaissement du 15 septembre. Le risque n’a pas été géré, il a bien été fabriqué par la ville qui se félicite presque aujourd’hui de le régler.

      Ce risque etaot a prendre en consoderatoon avant les pelleteuses : c’est précisément ce que la Ville avait écrit dans ses propres CCTP (distances minimales, décaissements plafonnés, pistes de protection) et qu’elle n’a pas appliqué.

      Et aussi, en lisant l’article, abattre en plus des arbres que l’ONF demandait de conserver, ce n’est plus de la gestion du risque, c’est du tâtonnement à la tronçonneuse.

      Ce qui n’est pas compréhensible, c’est que la Ville venait de rallonger le budget de 1,3 M€. La prévention (expert en assistance de chantier, fouilles douces) coûte une fraction de ce que coûtent aujourd’hui 37 abattages plus 210 replantations.

      Le plus simple et le moins coûteux que vous décrivez n’était pas le plus rationnel. Il était juste le plus rapide pour un calendrier qui n’était pas celui des arbres.

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  3. Charles Albert

    Il y a 2 ou 3 ans, une branche de pin d’Alep d’environ 30 cm de diamètre s’est brisée juste devant l’entrée de l’école Cabrier au Roy d’Espagne.
    C’était un dimanche a 21h. Heureusement…ce se serait passé un matin de semaine a 8h30, j’entends déjà les commentaires…

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  4. PatSEMP

    Je suis scandalisé par la méthode employée par la municipalité.
    Je retrouve le même mépris du citoyen que celui dont fait preuve Macron à longueur d année !
    Et il n y avait pas d urgence à abattre les arbres en catimini.
    Quand des immeubles sont dangereux, elle sait isoler et créer une zone de sécurité. Elle aurait pu faire la même chose autour des arbres.
    Il y a autre chose derrière cet abattage massif que la mairie n’ a pas encore avoué…

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  5. Tyresias

    Sur la chute (de l’article) ; peu probable…
    Certains éléments font un peu complot, mais il doit y avoir aussi une bonne dose de connerie.

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  6. Citoyen-ne-s-de-marseille.fr

    Le sujet des conditions d’exécution des travaux est assez épineux. Par deux fois la ville a tenté de faire passer un marché de travaux pour l’ensemble de la renaturation du parc et mise en place des jeux. Les deux consultations ont été infructueuses. L’adjointe Benmarnia a alors fait passer au conseil municipal une augmentation de programme (une seule entreprise avait répondu bien au-dessus du coût estimé par les sévices). A ce moment précis, le projet accusait un retard d’un an. Nous sommes en février 2025, la ville avait annoncé les travaux en septembre 2025.

    A partir de là, on perd la trace de toute nouvelle tentative de marché. Et pourtant des travaux se feront en septembre 2025.

    Et là c’est le drame, si les appels d’offres infructueux incluaient bien toutes les conditions nécessaires pour préserver les pins d’Alep et faire les travaux avec précaution (distance minimale a respecter, décaissement maximal a respecter aussi autour des arbres), les travaux qui ont été faits l’ont été de manière brutasse, a tel point qu’un premier arbre est tombé suite aux travaux. C’est a ce moment là qu’une fillile de l’ONF intervient pour faire un audit du parc arboré (après travaux du coup). Et là c’est catastrophique : d’emblée 9 arbres sont considérés à abattre visuellement sans aucun besoin de faire un diagnostic commentaire. Et ensuite 12 feront l’objet d’études un peu plus poussées, même constat final, les travaux sont bien considérés comme ayant agra e une situation. Et ensuite 14 autres feront a nouveau l’objet d’études, même constat. Entre temps, un second arbre est tombé tout seul. Les travaux faits a la hache et sans précaution ont bien condamnés les arbres.

    Nous sommes en 2026, des solutions pour conforter, soutenir, aménager l’espace des ces arbres auraient pu/du être trouvees.

    Manifestement ces travaux, quand on regarde les photos du rapport de l’ONF, n’ont pas respectés les propres recommandations que la ville avaient pourtant at écrites dans des deux premiers appels d’offres infructueux.

    Comment se sont donc faits ces travaux, est e que c’est une entreprise paysagiste qui a fait ces travaux, on peut largement en douter.

    Donc la ville, par sa négligence, et s à volonté d’aller vite afin de respecter un agenda politique a fiat du grand n’importe quoi, a mis la pression sur ses services, s’est exemptée de prendre les précautions et mal fait les choses. Nous sommes désormais habitués avec cette mairie quelle saffranchisse des règles et n’écoute pas grand monde, le cabinet étant persuadé d’avoir la science infuse et d’être un peu au-dessus de tout le monde en premier lieu de ses électeurs, et citoyens.

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    • polipola

      +1

      « Les rationnels » apprécieront.

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    • petitvelo

      Un fond de l’affaire très instructif , et un fonctionnement profond qui produira certainement d’autres ratés dans les années qui viennent

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  7. Patafanari

    Le Parti de la Reverdie fait feu de tous bois. Mais le Maire de Marseille est quand même l’un des derniers édiles à préserver les services de trottinettes partagées, gages d’une mobilité douce et écologique.

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  8. Félix WEYGAND

    https://www.foret-mediterraneenne.org/_0/upload/biblio/FORET_MED_1999_4_147.pdf

    Le pin d’Alep est une gangrène qui pousse de façon exponentielle en Provence depuis un siècle. Il ne correspond pas à la forêt méditerranéenne traditionnelle (en tout cas pas tout seul) et encore moins à la forêt du futur dans le contexte climatique qui se met en place. Il présente de nombreux risques, le pire étant sans doute son extrême inflammabilité.

    Pleurer sur l’abattage de quelques pins pour des raisons d’esthétique, je le comprends, sortir l’argument écologiste est un contre-sens. La vraie revendication devrait être : « maintenant qu’on en est débarrassé, par quels arbres peut-on intelligemment les remplacer ? »

    Après, sur le fond de l’article, la Mairie a sans doute fait des conneries, mais comme on dit : seuls ceux qui ne font rien n’en font pas.

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    • Citoyen-ne-s-de-marseille.fr

      Ce n’est pas du tout ce qui est écrit dans cet articlew, c’est même le contraire. Le pin d’Alep est une espèce indigène de Provence : c’est l’ONF lui-même qui le qualifie ainsi, et les fiches officielles du ministère de l’Agriculture, co-signées par Vennetier, l’auteur de l’article que vous citez, le désigne comme l’une des seules essences autochtones capables de former des forêts à basse altitude en Méditerranée française d’ici la fin du siècle. S’il regagne du terrain, ce n’est pas une gangrène ! L’article l’explique lui-même : « Comme les pratiques de gemmage et
      d’écobuage ont été progressivement
      abandonnées au cours du XXè siècle,
      l e s arbres ont été l i b é r é s d ‘ u n e
      contrainte majeure » auquel s’ajoutent la déprise agricole (terme du texte) et un climat qui, précise le texte, lui est favorable car il est nettement thermophile.

      Quant à sa prétendue courte vie, le même article mesure des sujets de 180 ans ! et note que des arbres de 130 ans conservent une croissance significative.

      Les pins cinquantenaires de Bonneveine avaient donc, littérature à l’appui, un siècle devant eux.

      Merci pour la référence, elle plaide entièrement pour leur préservation.

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  9. Mireille Urbain

    Ce qu’il faut d’abord remarquer dans cette affaire est l’absence de communication préalable, puis tronquée et enfin la précipitation pour abattre les arbres « en douce » afin de le faire avant que les opposants n’installent un sit-in pour l’interdire.
    Et là, je suis d’accord, ce sont des méthodes à la Gaudin que nous vivons tous aussi nationalement avec Macron.
    Je ne sais quelle est l’entreprise qui a réalisé les travaux d’aménagement du parc mais il est évident qu’elle n’entendait rien à la préservation des arbres. Il serait intéressant de savoir combien ont coûté ses travaux car, dans mon jeune temps, les qualifications « officielles » étaient exigées des entreprises avant qu’un marché leur soit confié. Mais j’ai aussi connu l’époque où la mairie a fait n’importe quoi, contre l’avis des personnes compétentes, pour réaliser des économies. Je ne citerai qu’un cas « célèbre »: remplacer la pierre de la Couronne par du béton pour la restauration de l’Hôtel Daviel et de la capelle des Carmes qui a valu à la Ville de perdre les subventions au titre des MH et de devoirs ensuite faire réaliser des travaux de « réparation-restauration » par un entreprise titulaire de la qualification 14 de l’OPQCB Et c’était bien
    avant Gaudin. Donc c’est une très, très vieille pratique qui peut conduire au pire ou être ignorée si personne ne proteste et aucun dommage ne se produit.
    Quant à ce qui est de maintenir les trottinettes dont parle Patafanari, bien que ce soit hors sujet, j’attends qu’enfin elle disparaisse de la circulation car les conducteurs sont dans leur immense majorité des dangers publics à côté desquels les arbres instables sont beaucoup moins à craindre.

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  10. mercredi

    À ce stade pour moi la question est désormais par qu’elle autre essence résistante à la chaleur et capable de créer de l’ombre et de la fraîcheur, vont ils être remplacés?

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  11. Herve MENCHON

    J’avais choisi de ne pas donner d’interview à Marsactu.

    J’ai accepté de répondre à David Coquille pour La Marseillaise, parce que je connais son travail sur les arbres, le patrimoine, le patrimoine naturel et le vivant. Dans cet entretien, j’ai confié, à chaud, mon émotion et mes doutes face à ce qui se passait à Bonneveine.

    J’ai eu plus tard, avec Paul Cayre une conversation au cours de laquelle j’ai exprimé mon choix de ne pas lui accorder d’interview. Il y a visiblement un malentendu car la phrase qu’il cite dans l’article a été prononcée au cours de cet échange, mais ce n’est pas, de mon côté, une réponse donnée dans le cadre d’une interview.

    Ma position est clairement exprimée dans La Marseillaise sur la protection des arbres matures, sur la place du vivant dans la ville, sur l’habitabilité, sur la biodiversité et la nécessité de revoir nos méthodes face au enjeux du dérèglement climatique et à ses nouvelles manifestations de plus en plus inquiètantes

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  12. Patafanari

    Paulo le tricard , ou Lolo la balance. C’est la gloire pour un jeune journaliste !

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  13. Oreo

    Le pin d’Alep et le pin parasol sont des éléments essentiels de la nature, du jardin et du paysage provençal. Ils sont toutefois un cauchemar pour le pompier, car trop inflammables, pour l’allergologue pour leur pollen et pour les chenilles processionnaires gravement urticantes et pour le gestionnaire, pour toutes ces raisons et pour d’autres. Notamment pour leur enracinement superficiel quj soulève les sols et les rend dangereux avec l’âge pour le risque de chute. Il sont donc mal aimés par lesdits gestionnaires qui s’en défendent., mal en l’occurence. Ils sont pourtant merveilleusement beaux, trouvons leur des places où s’épanouir.

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  14. Karo

    Il semble qu’il faille prendre un peu de distance et au-delà du fait que les services de la ville sont passés en force comme des gougnafiers, que l’entreprise qui est intervenue devrait envoyer son personnel se former au génie écologique et qu’il est toujours dommage d’abattre des arbres il faudrait plutôt se désoler que dans les nouveaux projets ceux qui doivent améliorer notre quotidien de citoyen et qui devrait intégrer les enjeux d’adaptation au changement climatique le premier poste qui saute c’est le lot paysage et c’est pourtant le moins cher , et que l’on préfère poser du pavé ou du béton sur lit de béton bien étanche que réfléchir à des sols perméables permettant de ralentir et gérer les pluies annuelles .
    C’est sûr il faut faire propre pour éviter que on ne se salisse pas les pieds, que les enfants ne touchent pas la terre et qu’il n’y ait pas de feuilles car il faut les ramasser .
    Alors arrêtons de pleurer pour 37 pins coupés ( qui au delà d’être un espèce endémique résistante à la chaleur et qui fait de l’ombre n’est pas une espèce evapotranspirante ) comptons plutôt combien d’arbres n’ont pas été plantés par paresse intellectuelle .
    A l’échelle de Marseille ça fait des centaines et même des milliers sur les 20 dernières annees des arbres qui seraient mâture et donc en capacité d’apporter fraicheur pour les années à venir . Car désolé de vous l’apprendre cet été sera le plus frais des prochaines décennies.
    Je vous invite à aller manifester et porter plainte contre les précédentes municipalités qui n’ont rien faits et je pense à la Métropole qui a réussi à livrer une place Castellane qui est une aberration écologique et climatique .
    Allez donc vous pencher sur les futurs projets et allez compter le nombre d’arbres qui n’ont pas été plantés. Allez donc prendre soin des arbres qui sont devant chez vous, allez les liberer de l’enrobé qui est les étouffe, arrêtez d’utiliser les arbres urbains comme des cendriers, des pissotieres, des annexes de stockage des terrasses ou des attaches vélos une fois que vous aurez fait ça vous aurez le droit de vous plaindre.

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    • Electeur du 8e ©

      On peut compter « combien d’arbres n’ont pas été plantés par paresse intellectuelle » sur les 20 dernières années, mais il faudrait aussi compter combien d’arbres ont été supprimés et n’ont pas été remplacés sur la même période.

      Les Echos, quotidien assez éloigné du gauchisme échevelé, écrivait ceci en 2020 : “Selon un récent calcul, Marseille n’offre plus que 7,4 mètres carrés de verdure à chacun de ses habitants, loin des 12 mètres carrés recommandés par la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), tandis que la moitié des arbres sur les voies publiques ont été coupés en vingt ans. Le désintérêt de la ville est tel qu’elle y consacre moins de 0,5 % de son budget, 10 fois moins que la municipalité d’Angers, l’une des meilleures élèves du pays.” (https://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/marseille-tapis-rouge-aux-promoteurs-pas-aux-logements-sociaux-1170531)

      On mettra malheureusement longtemps, alors qu’on n’a plus de temps, à se relever d’une politique municipale qui a fait le maximum pour minéraliser et bétonner la ville. Le Vieux-Port et la place Castellane en sont de magnifiques et brûlants symboles.

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  15. Neomarseillais

    La mairie va-t-elle se retourner contre ceux qui ont effectué les travaux qui ont déstabilisé ces arbres ? Les méthodes de la ville peuvent aussi s’expliquer : sont un peu obligés de la faire à l’envers pour agir face aux opposants, ils ont une responsabilité sur les épaules eux…

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  16. (13)007

    Des arbres fragilisés et devenus « dangereux » par les travaux de la mairie elle-même… Il me semble qu’il y a d’autres solutions que couper. Renforcer, soutenir, déplacer ? Voir au Japon ce qu’il font pour préserver les arbres.
    Couper des arbres, sans réflexion aucune, les hommes ne savent faire que ça. C’est bien triste.

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  17. Christian GUILLAUME

    Rappel : pour éviter les inondations il faut réduire les surfaces de sols bétonnés ! C’est cela qui est écolo et qu’avait entrepris la mairie !
    Quand à la défense stupide du pin d’Alep, copier-coller de l’un des rares commentaires ne se basant pas sur l’ignorance (ou la mauvaise foi politique des extrémistes LFI et RN).
    La dernière phrase de ce commentaire conclut parfaitement le fond de l’affaire.

    Félix WEYGAND
    20 août 2026 à 10h27
    https://www.foret-mediterraneenne.org/_0/upload/biblio/FORET_MED_1999_4_147.pdf

    Le pin d’Alep est une gangrène qui pousse de façon exponentielle en Provence depuis un siècle. Il ne correspond pas à la forêt méditerranéenne traditionnelle (en tout cas pas tout seul) et encore moins à la forêt du futur dans le contexte climatique qui se met en place. Il présente de nombreux risques, le pire étant sans doute son extrême inflammabilité.

    Pleurer sur l’abattage de quelques pins pour des raisons d’esthétique, je le comprends, sortir l’argument écologiste est un contre-sens. La vraie revendication devrait être : “maintenant qu’on en est débarrassé, par quels arbres peut-on intelligemment les remplacer ?”

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    • Electeur du 8e ©

      Tiens, ça faisait quelques mois que, dans les commentaires de Marsactu, personne n’avait fait un hors sujet stupide sur LFI tout en la mettant en équivalence avec le RN. Voilà qui est réparé (mais ça ne nous manquait pas).

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