Faute d’agrément, le centre social de la Rouguière est voué à disparaître
La CAF des Bouches-du-Rhône n'a pas reconduit l'agrément du centre social de la Rouguière. Tout proche, un grand bâtiment est en train d'être construit pour héberger le "nouveau centre social", qui ne sera pas géré pas la petite association indépendante vouée à disparaître.
Les habitants de la Rouguière posent avec des pancartes "je suis centre social".
Ce lundi matin, une grande banderole est dépliée devant le centre social de la Rouguière, dans le 11e arrondissement. "Le centre social en danger", peut-on lire en lettres noires sur fond rouge. Assis devant les locaux, une trentaine d'habitants à la mine inquiète écoutent le président de la structure. "Si nous vous avons réunis aujourd'hui, c'est pour vous annoncer que le centre va sûrement fermer ses portes. La caisse d'allocations familiales, qui nous permet de fonctionner grâce à des subventions, ne nous soutient plus", explique son président Paul Piccirillo aux usagers du centre. Aussitôt, des murmures où dominent étonnement et colère se font entendre. "Et alors comment on va faire ?", lance une mère de famille avant d'être rejoint par un jeune homme du quartier : "Il faut aller les voir à la CAF, leur dire que c'est pas possible !", tente-t-il candidement.
Des courriers ont bien été adressés à la CAF par les administrateurs du centre social de la Rouguière-Libérateur-Comtes, de son nom complet, pour demander des explications. Mais aucune réponse claire n'a été apportée à ce jour. "Normalement l'agrément est renouvelé périodiquement. Dans notre cas, il courrait jusqu'au 30 juin dernier, date à laquelle la CAF aurait dû nous dire soit on continue, soit on arrête. Mais depuis cette date, rien ! La CAF a pris la décision de ne pas prendre de décision!", raconte David Diancourt, le directeur du centre. En l'absence d . . .
C’est curieux, cette incertitude. Dans ma folle jeunesse, au temps où je bossais sur le sujet, les centres sociaux associatifs en difficulté (dont déjà la Rouguière à l’époque) étaient reçus à la CAF en « cellule opérationnelle », avec tous les partenaires de la politique de la ville (Ville, Etat, département, région). Ce qui donnait lieu à parfois de sévères remontées de bretelles vis-à-vis des dirigeants et directeurs qui dérivaient, et si menace de retrait d’agrément il y avait, celle-ci était motivée et accompagnée d’échéances.
Donc de deux choses l’une : soit ce mode de fonctionnement où l’on se disait les choses n’existe plus comme il y a ans, et c’est bien dommage, soit la CAF et le centre social feignent le manque de communication.
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Aujourd’hui c’est la transparence à la mode macronienne qui préside aux échanges avec les administrations …
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Je prends les paris :la gestion du futur centre social sra attribué à l’iffac ou au mieux à léo Lagrange, la destruction des petites structures continue dans la lignée des TAP avec ses retards de paiements qui ont coulé de nombreuses structures ayant travaillé pour la ville
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