Après 33 ans d’histoire, Retravailler Provence ne veut pas disparaître
Forte de 48 salariés, l'association Retravailler Provence - aujourd'hui Grand Sud-Est- est en redressement judiciaire depuis près d'un an. Porteuse d'une longue histoire de lutte pour l'accès aux droits pour le travail des femmes, cette structure pourrait disparaître. À moins que le projet de reprise de certaines de ses salariées parvienne à convaincre le tribunal de grande instance.
Après 33 ans d’histoire, Retravailler Provence ne veut pas disparaître
En ce début de semaine, le hall du 28 allées Léon-Gambetta bourdonne comme une ruche à l'approche de l'hiver. Les stagiaires entrent et sortent, un café à la main. Mais cette vitalité apparente est loin d'être une vérité commune à tous les étages. Plusieurs structures vivent dans ce bâtiment dont elles partagent en partie les lieux de vie. Le plus célèbre -et plus récent- de ses locataires est Jean-Luc Mélenchon qui a installé une antenne de la France insoumise au second étage. Juste au-dessus, au 3e, les salariées ont le bourdon.
Depuis décembre 2016, Retravailler Provence, association qui opère dans le champ de la formation et de l'accompagnement à l'emploi, est en redressement judiciaire. Ce n'est pas la première fois que la structure traverse ce type de trou d'air mais cette fois-ci le couperet n'est pas loin avec le risque de la voir démembrée, reprise à la découpe par un ou plusieurs repreneurs. Avec 47 salariées qui ne savent pas de quoi demain sera fait. "À l'issue de la première période d'observation de six mois, l'administrateur judiciaire a lancé un appel d'offres de reprise, explique Raymond Bano, président de l'association. À partir de là tout est possible. Soit un repreneur fait une offre globale pour l'ensemble des activités, soit il n'y a que des offres partielles qui ne conservent que les secteurs plus rentables de l'activité."
Une histoire de femmes
Avec cet appel à repreneur . . .
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