À droite comme à l’extrême-droite, on joue le contraste avec le parachuté FN Lacapelle
L'arrivée de Jean-Lin Lacapelle (FN) dans la 12e circonscription a polarisé l'élection autour de ce parachutage. À droite et au sein même de l'extrême-droite avec le soutien de Jean-Marie Le Pen, on se lance dans la guerre de légitimité tout en se plaçant sur les mêmes thématiques politiques.
Jacques Clostermann, candidat de l'Union des patriotes entouré par Jean-Marie Le Pen et son suppléant, Jean-Marie Verani.
"Toi aussi, tu es non inscrite ?!" Au premier étage de la salle Saint-Exupéry de Marignane, Jean-Marie Le Pen interpelle mercredi soir Élisabeth Philippe, conseillère régionale qui a quitté le Front national, un parti dont il est lui-même en marge. Le presque nonagénaire, militant "tant que je respire", est venu soutenir Jacques Clostermann étiqueté "union des patriotes" contre le candidat officiel du FN, Jean-Lin Lacapelle, dans une douzième circonscription très symbolique, qui inclut notamment Marignane et Vitrolles.
En campagne avec le sénateur-maire de Fréjus David Rachline le jour-même, Lacapelle a eu le don d'agacer celui que la justice a rétabli comme président d'honneur du parti. "Il dit que je ne représente rien, lâche-t-il devant un poster orné de la flamme du FN. Je suis député de cette circonscription en tant que député européen de Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte d'Azur [et de Corse, ndlr]. Mais peut-être, comme il était chez L'Oréal il y a quelques mois encore, qu'il l'ignore. Monsieur Lacapelle aura . . .
Un candidat FN issu de l’Oréal ? Le retour à la tradition ?
Extrait de l’article Wikipédia consacré à l’entreprise :
« Pendant la Seconde Guerre mondiale, André Bettencourt dirigera la revue française collaborationniste, La Terre française. En 1942, Eugène Schueller l’envoie en Suisse afin d’« aryaniser » la société Nestlé dont il est devenu l’un des principaux actionnaires.
Après la guerre, André Bettencourt rejoint la direction du groupe. La filiale de L’Oréal en Espagne est créée par Henri Deloncle, le frère d’Eugène, elle emploiera le cagoulard Jean Filliol, condamné en tant que coresponsable du massacre d’Oradour-sur-Glane18, lui permettant ainsi d’échapper à l’exécution de sa peine (il sera employé par la filière espagnole du groupe, comme de nombreux cagoulards le seront après-guerre dans des filiales étrangères ».
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