Le projet d’incinérateur d’Istres, creuset du ras-le-bol des pollutions du golfe de Fos

Actualité
le 19 Mai 2026
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Venues de l'ouest du département à la réunion publique portant sur le projet de Suez ce 18 mai, plusieurs centaines de personnes ont exprimé leur colère quant à "l'accumulation" des industries polluantes sur le golfe de Fos et les bords de l'étang de Berre. La nouvelle unité de traitement des déchets voulue par la multinationale fait face à une opposition grandissante, attisée par la nouvelle équipe municipale d'Istres.

Daniel Moutet, président de l'ADPLGF, à la réunion publique sur le projet d'incinérateur à Istres, le 18 mai 2026. (Photo : PID)
Daniel Moutet, président de l'ADPLGF, à la réunion publique sur le projet d'incinérateur à Istres, le 18 mai 2026. (Photo : PID)

Daniel Moutet, président de l'ADPLGF, à la réunion publique sur le projet d'incinérateur à Istres, le 18 mai 2026. (Photo : PID)

"Non à l'incinérateur". La banderole jaune fluo accrochée au fronton du très moderne hôtel de ville d'Istres donne le ton. Ce lundi 18 mai, l'équipe de Suez joue en terrain défiant pour tenter de convaincre sur son projet de nouvelle unité de traitement de déchets, à l'occasion de la seconde réunion dans le cadre de l'enquête publique précédant son éventuelle autorisation préfectorale. Le projet a été baptisé IREN, pour Istres Recyclage et Énergies, et devrait s'installer sur le site que la multinationale exploite déjà dans la zone industrielle du Tubé, sur la plaine de la Crau, coincé entre la base aérienne militaire et la ville. Suez le présente comme un centre de tri permettant une triple "valorisation" : "matière" (recyclage), "organique" (compostage) et "énergétique" (méthanisation et chaufferie pour de l'électricité).

Comme Marsactu l'a révélé, la chaufferie alimentée par des combustibles solides de récupération (CSR), soit du combustible fabriqué à partir de déchets non dangereux, s'apparente à un incinérateur selon le terme employé par l'Autorité environnementale, avec le m . . .

Pierre Isnard-Dupuy
Journaliste, membre du collectif Presse-papiers

Commentaires

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2 commentaires


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  1. Hélène

    340 camions par jour : les retours sont compris ?
    Sinon, cela ait 680 par jour.

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  2. GingerPoco

    Ils ont qu’à le faire à côté de chez eux leur incinérateur. Greenwashing. Quel mépris.

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