La mission locale de Marseille n’a pas la garantie d’un avenir serein
Depuis plusieurs mois, la mission locale de Marseille se débat avec la Garantie Jeunes, dispositif expérimental qui vise à insérer des jeunes en difficulté. Alors que sa généralisation nationale est prévue pour 2017, les négociations avec l'État tournent au bras-de-fer à Marseille. Loyer trop cher, personnel en surnombre. La mission locale est dans la tourmente.
Le site de la garantie Jeunes, boulevard Charles Nédelec. (Photo: B.G.)
Les rencontres se succèdent et le dossier n'avance pas. Depuis des mois, l'État et la mission locale de Marseille sont en négociation serrée avec pour principal sujet l'avenir de la garantie jeunes. Au cœur des discussions un chiffre, celui du nombre de jeunes en grande difficulté que l'organisme en charge de l'insertion pourra accompagner en 2017. En août 2016, ils n'ont été que 450 dans le dispositif. Loin, très loin, des objectifs fixés de 1245 jeunes par an.
Rembobinons : en 2013, le gouvernement choisissait Marseille pour expérimenter la garantie jeunes. Son mécanisme est simple. Pendant un an, ces jeunes de 16 à 25 ans sont suivis par la mission locale qui met en place avec eux un parcours d'insertion. En échange de cette démarche volontaire, les jeunes perçoivent une indemnité de 460 euros par mois. Une forme de revenu minimum d'insertion spécial jeunes puisque il faut avoir plus de 26 ans pour pouvoir bénéficier du revenu de solidarité active (RSA). Ce parcours peut déboucher sur une formation, un emploi ou un retour à la case galère. Depuis cette date, la mission locale affirme atteindre un taux de réussite de 30 %, une gageure avec un public très éloigné de l'emploi, selon l'expression euphémistique officielle.
Comme Marsactu l'a déjà raconté en juin, la mission locale . . .
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