Retour au charbon pour la brigade REP+
Avec la réforme de l’éducation prioritaire, un corps spécial de remplaçants a été créé. La “brigade REP+” n’intervient que sur les journées dégagées par le nouveau dispositif pour les professeurs afin qu’il se forment ou se réunissent. Des apparitions très courtes pour des enseignants souvent jeunes et rarement volontaires pour ce poste.
"Ma collègue qui sortait d’école pleurait un soir sur deux dans le train du retour". Estelle*, a été affectée pour la troisième rentrée consécutive à la brigade REP+, spécialisée dans les remplacements dans les écoles considérées comme les plus en difficulté. "En 2014, j’ai fait partie de la brigade test de 25 personnes. Titulaire pour la 3e année, j’étais parmi les plus vieilles dans le métier, explique la jeune femme. Nous avions tous été réquisitionnés. C’était le chaos. J’ai fait trois mois et j’ai fini en burn-out."
Pendant ces passages éclair et parfois difficiles, les enseignants des écoles dites "REP+" bénéficient de leur 9 jours dans l’année pour se former, faire des réunions de concertation et compenser le temps passé avec les familles des élèves. Issu de la refonte de l’éducation prioritaire (voir notre encadré ci-dessous), ce système a été testé en 2014 dans 10 zones de l’académie Aix-Marseille, avant d’être généralisé à la rentrée suivante. La brigade a alors été portée à 80 enseignants.
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