Dora, lesbienne et exilée du Cameroun : « Je suis fière de montrer au monde ce que je suis »

Reportage
le 5 Juil 2025
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L'association Refuge migrant·es LGBTQ+ de Marseille a ouvert les portes de l'exposition Le Chemin des fous à la Compagnie, dans le 1er arrondissement. Les œuvres ont été en partie réalisées par des demandeurs d'asile qui ont gagné la France à cause des persécutions. À l'image de Dora, qui se rend à sa première Pride ce samedi.

Vue de l'exposition "Le Chemin des fous" à la Compagnie. (Photo : Pierre Gondard)
Vue de l'exposition "Le Chemin des fous" à la Compagnie. (Photo : Pierre Gondard)

Vue de l'exposition "Le Chemin des fous" à la Compagnie. (Photo : Pierre Gondard)

Sur cette carte, une main munie d’un stylo trace un trait. De la Côte d’Ivoire jusqu’en Turquie, il traverse de part en part la Libye. Le chemin se poursuit sur la terre qui borde la mer Méditerranée, passant par la Grèce, l’Italie, puis Paris, avant de finir sa course à Marseille. La vidéo s'arrête, c'est l'écran noir pendant cinq secondes, et elle recommence à son point de départ. Cette diffusion, à la Compagnie dans le 1er arrondissement, dessine le périple de ceux qui ont été contraints d'abandonner leur terre natale en raison de leur orientation sexuelle. Selon l'Observatoire des inégalités, dans le monde, 64 États sur 193 utilisent la loi pour réprimer l'homosexualité. Dans douze d'entre eux, elle est passible d'une peine de mort.

Benjamin a dû quitter Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC). Il est souvent sur son téléphone et parle peu. Il est arrivé par avion sur le territoire français en septembre de l’année dernière. En RDC, les lois sur la bonne moralit . . .

Victor Giat

Commentaires

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2 commentaires


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  1. Electeur du 8e ©

    Demander une « preuve » de leur orientation sexuelle à des gens qui ont dû toute leur vie se cacher et n’en laisser aucune trace, c’est une idée de génie. Et une violence de plus à leur encontre.

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  2. julijo

    effectivement on reste pantois de noter toute l’humanité de l’administration française, l’ofpra, pour déposer la demande d’asile.
    on se demande quelles sont les preuves agrées…..matérielles, notamment ?
    c’est d’une violence incroyable inhumaine et inutile !

    a partir du moment où ce sont des « migrants » quand donc récupèrent ils, ou espèrent-ils récupérer un statut d’ « humain » ???

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