Dans les Bouches-du-Rhône, 99 communes reviennent à la semaine de 4 jours à l’école

Actualité
le 30 Août 2017
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Ce mardi 29 août, le recteur de l’académie Aix-Marseille ainsi que les directeurs d’académie des services de l’éducation nationale tenaient au rectorat leur traditionnelle conférence de presse de rentrée. L’occasion d’annoncer quelques chiffres. Ainsi, en cette rentrée, 99 communes des Bouches-du-Rhône repasseront à la semaine de quatre jours sur les 116 communes du département ayant au moins une école. Il s’agit principalement, note Dominique Beck, le directeur de l’académie des Bouches-du-Rhône, de “petites communes”. Les écoles continueront en revanche à ouvrir le mercredi matin à Aix et Marseille notamment.

84 % des communes ont ainsi profité de la liberté nouvelle de choisir l’organisation des rythmes scolaires, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron appliquée dans un temps très contraint. L’élue à l’éducation à la mairie de Marseille avait par exemple annoncé en juin dernier repousser le passage à la semaine de quatre jours à la rentrée 2018. Danièle Casanova avait alors mis en avant les délais jugés trop courts pour mettre en place cette réforme, tout comme Aix-en-Provence.

Pour cette rentrée, ce sont donc 81 840 élèves qui sont concernés par ce changement de rythmes scolaires dans les Bouches-du-Rhône, ce qui représente 44 % des élèves du département scolarisés dans le primaire. “Il ne s’agit pas de repasser à la semaine de quatre jours mais de réinventer le temps périscolaire. Car l’on sait que si certaines familles peuvent offrir à leurs enfants des activités quand ils ne sont pas à l’école, certains écoliers se retrouvent désœuvrés, comme cela peut être le cas à Marseille par exemple”, estime Bernard Beignier, le recteur d’académie. Mais cela ne dépend que de la volonté des communes, qui ont aussi vu dans l’arrêt des activités périscolaires une source d’économies.

Autre nouveauté de la rentrée, la mise en place de classes de CP à 12 dans les écoles inscrites dans le réseau d’éducation renforcée, REP+. Contrairement à ce que l’on aurait pu prévoir, la majorité des classes de CP REP+ ne seront pas scindées en deux mais bénéficieront d’une réduction d’effectif. En clair, sur 283 classes de CP, 237 auront un enseignant et une classe et seulement 46 seront gérées en co-intervention. Une situation redoutée par certains syndicats enseignants qui n’estimaient pas être formés pour enseigner à deux dans la même salle.

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Commentaires

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  1. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Et le piège se referme sur les élèves : la semaine de classe la plus courte dans l’année scolaire la plus courte en Europe. Le tout pour un programme qui, lui, ne saurait être allégé.

    Il faut remercier les acteurs de cette farce tragique : d’abord Sarkozy et sa “réforme” démagogique supprimant les cours du samedi matin, puis Hollande et sa réforme mal foutue des rythmes scolaires. Cerise sur le gâteau : special thanks to Jean-Claude Gaudin, qui ne savait même pas qu’il était censé gérer des écoles sur le territoire de la commune dont il est maire (à temps partiel).

    Toutes les études montrent que la semaine de 4 jours est la moins adaptée aux élèves. Ceux d’entre eux qui peuvent être soutenus par leurs parents s’en sortiront toujours ; quant aux autres, qu’ils se dém…brouillent. Et l’école aura contribué à aggraver les inégalités sociales au lieu de les atténuer. Encore bravo à tous !

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    • julijo julijo

      99 communes sur 116 dans le 13, alors que au plan national les chiffres annoncent que 1 élèves sur 3 retourneront à la semaine de 4 jours !!
      C’est dire si dans notre département la scolarité de nos enfants est importante !!
      CQFD : le nouveau ministre en marche ne se soucie pas des inégalités…largement soutenu en celà dans notre région.
      Pas la peine de disserter sur le passage à 12 élèves au CP dans les zones rep….aucun poste supplémentaire n’est créé, il a suffit de déplacer le personnel et parfois même pas….

      Effectivement BRAVO !!!

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    • VitroPhil VitroPhil

      100% d’accord avec cette analyse.

      Le tout sur un fond démagogique Sarkozy a offert le week-end aux enseignants et aux parents sans que personne ne semble près à y revenir.

      Cela induit une coupure de 48h néfaste aux rythmes de l’enfant tout en les privant d’une demi journée d’école plus douce permettant le plus souvent une consolidation des acquis de la semaine et une interaction facilité entre enseignants et parents.

      Le ministre enterine ainsi un immense gâchis bon courage à celui qui aurait l’audace d’y remédier !

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  2. Kitty Kitty

    Curieuse de savoir si les parents des écoles ont tous été consultés….
    L’organisation des rythmes scolaires doit faire l’objet d’une décision collégiale en y associant tous les acteurs, et principalement les familles…si on considère bien sûr que c’est bien les rythmes (scolaires, biologiques…) des enfants qui sont prioritaires…par rapport aux rythmes des adultes…et/ou des structures…
    Le problème, c’est que ce qui est vrai dans un contexte géographique…ne l’est pas forcément dans un autre…
    La territorialisation de l’organisation des systèmes devrait pourtant être une évidence…et c’est malheureusement ce qui pêche..

    Quant au fait qu’il soit possible que deux maîtres soient présents dans une classe, (je le rappelle pour ceux qui l’auraient oublié ou qui ne le sauraient pas), que les Bouches-du-Rhône sont à l’initiative du dispositif PARE (Plus de Maitres que de classe) mis en place depuis plusieurs années et qui a fait largement ses preuves en matière d’efficacité…C’est un dispositif bien connu des représentations syndicales qui a été soutenu par ces dernières…et qui l’est encore. Comme on ne peut pas pousser les murs des écoles, il est dommage que ce dispositif n’ait pas fait l’objet d’une vrai promotion.

    Après, il faudrait arrêter toute l’hypocrisie existante dans notre système éducatif : toujours attendre que les solutions viennent d’en haut, et accuser les gouvernements successifs, c’est se décharger de ses propres responsabilités en la matière. Qui s’est opposé à la suppression du samedi matin ? ……pas grand monde. Cela arrangeait TOUS les adultes, y compris les enseignants, et tous les lobbys.

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  3. Tarama Tarama

    Les Bouches-du-Rhône seraient-elles réacs ? (réponse: oui).

    A titre personnel je ne garde pas un souvenir fantastique de l’école le samedi matin. Ça faisait beaucoup.
    Et les enfants que je vois n’ont pas souffert du mercredi matin pour ce qui est de la fatigue.

    En laissant des possibilités “d’arrangements” comme les a demandés notre bon maire (regrouper le temps d’activités périscolaires sur une après-midi), le mou gouvernement du mou président précédent a flingué sa propre réforme (dont le but était d’alléger le rythme notoirement trop lourd des enfants, faut-il le rappeler). Là avec le chacun fait ce qu’il veut macronien, ça va être du n’importe quoi.

    Il faut noter la persistance nuisible des élus marseillais pour détricoter les lois. Ça a été le cas pour les rythmes scolaires, les Parcs Nationaux, les métropoles… (la loi ALUR sur l’urbanisme, il faudrait chercher).
    Ah, s’ils pouvaient être aussi efficaces contre la loi travail…

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    • VitroPhil VitroPhil

      Sans doute pas q’une question de programme. ..

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