Visa al Paraiso : retour sur Marseille la résistante
Visa al Paraiso : retour sur Marseille la résistante
L’association Solidarité Provence-Amérique du Sud (Aspas) a projeté, dans le cadre des Rencontres du cinéma Sud-américain, « Visa al Paraiso » (Visa pour le paradis) à la Friche Belle de Mai, un documentaire de Lillian Liberman sur l’action à Marseille du consul du Mexique en France de 1939 à 1944 : Gilberto Bosques.
Cet homme qui fut en poste ici de 1940 à 1942 sauva des milliers de Républicains espagnols, mais aussi Juifs, Libanais ou communistes. Tous condamnés à une mort certaine en Europe, il leur permit de rejoindre le Mexique en délivrant passeports et visas à tour de bras. Agissant au nom de la morale, d’une certaine idée de la diplomatie, et surtout avec le soutient total du gouvernement qu’il représentait, il négocia d’abord avec Vichy le sort de réfugiés espagnols, avant de venir au secours d’autres persécutés par la collaboration.
L’action de Gilberto Bosques, largement méconnue du grand public, est le reflet d’un Marseille solidaire et résistant dès le début des années 40. Pour en savoir . . .
Il faudrait exhumer le beau film « Transit » de René Allio, qui retrace, au moins en partie, ces faits-là, même s’ils sont romancés.
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Rapide ajout d’adhérente de l’ASPAS:
Le documentaire a obtenu le « Prix du public » ( votes et notes des spectateurs sur tous les films en « compétition » ). En 2011 le public marseillais a réagi fortement , fort ému ( les deux filles du Consul qui intervient dans le documentaire -centenaire-et avait filmé lui-même des images de Marseille étaient présentes et ont insisté sur les contacts permanents de leur père avec les « patriotes » résistant en bien des réseaux), ne pouvant s’empêcher aussi de faire des relations entre ces années de guerre et notre actualité.
Le film et le livre « Transit » ont été évoqués , bien entendu. Mais à voir, revoir aussi : « L’opération Sultan » et… »Le chagrin et la pitié »…
La réalisatrice du documentaire dans son interview explique ses difficultés à distribuer le film en France par les difficultés qu’ont les Français(e)s à assumer cette période et en particulier le sort des républicains espagnols croyant pouvoir trouver en France un refuge et enfermés dans des camps sinistres ( évoqués en images et mots dans le documentaire).
Ne ratez pas prochaine projection, avec débats…( voir le site ASPAS!)
aml
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