"Une ville qui donne du plaisir permet d'alléger la fréquentation des massifs"

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le 18 Fév 2014
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Est-ce pour se fondre dans l'horizon marin ou tout simplement pour trouver matière à pitance ? En tout cas, la propension de l'homme à vivre sur la côte se perd dans la nuit des temps. En revanche, ce phénomène de littoralisation, au sens de la concentration des activités humaines sur la bande littorale, a connu une brusque accélération après la seconde guerre mondiale. Professeur à Aix Marseille Université, Thierry Tatoni étudie les enjeux écologiques de ce phénomène sur la frange littorale de la métropole, des calanques de Cassis à la Camargue.

"On trouve dans cet espace un patrimoine de biodiversité assez exceptionnel surtout dans les calanques où le relief escarpé a permis de le protéger, explique ce spécialiste de l'écologie. Mais cela a aussi été le cas du Golfe de Fos qui présentait un espace lagunaire de transition entre les collines autour de Marseille et une zone humide où se rejoignent eau douce et salée". Cette identité remarquable a été effacée sous le coup d'une industrialisation brutale même si le Grand port maritime s'efforce de maintenir une zone verte en son sein.

Or, cette question des usages est au centre de l'attention des chercheurs. Car le respect de cette biodiversité remarquable sur mer comme sur terre doit passer par une réglementation stricte qui protège ces atouts mais aussi un respect des usages "notamment de la pêche au petit métier qui fait partie des traditions de la ville", note Thierry Tatoni. Et tout ceci n'exclut pas la ville, bien au contraire. Ainsi par le réseau des îles du Frioul, il existe un trait d'union en cours d'étude entre la flore des calanques et celle de la Côte bleue. "Il pourrait y avoir un flux de gènes à travers ces îles", insiste le chercheur.

Mieux encore, l'investissement dans l'aménagement urbain permet de faire baisser la pression sur les massifs environnants. "Une ville qui donne du plaisir permet d'alléger la fréquentation sur les massifs naturels", estime Thierry Tatoni prenant en exemple l'aménagement du J4 qui permet un réinvestissement d'un bout de côte délaissé. L'écologue se prend même à rêver d'un réinvestissement des différentes rivières et fleuves côtiers marseillais. Outre le ruisseau des Aygalades qui possède déjà un projet, il rêve d'un aménagement du Jarret et de l'Huveaune pour accentuer la place de la nature en ville et laisser respirer les milieux fragiles qui l'entourent.

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Commentaires

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  1. Le doigt dans l'Oeil Le doigt dans l'Oeil

    « Une ville qui donne du plaisir permet d’alléger la fréquentation sur les massifs naturels » Tout ça après avoir lancé le parc naturel, machine vendeuse d’espace naturel …
    Le doigt dans l’Oeil

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  2. Anonyme Anonyme

    « La propension de l’homme à vivre sur la côte se perd dans la nuit des temps ». Rien de plus faux : la côte provençale était jusqu’à une époque relativement récente le lieu de tous les dangers : razzia des « barbaresques » en quête d’esclaves, air malsain,pauvreté des terres, manque d’eau, paludisme dans certaines régions comme la Corse où les terrains du bord de mer jusque dans les années 60 ne valaient rien. L’intérieur des terres c’était la (relative)sécurité. L’engouement pour le littoral est récent. Aménager le centre ville permettrait d’alléger la fréquentation sur les massifs? Là aussi, rien n’est moins sûr : une partie non négligeable de la population ne se rend jamais dans les massifs même si l’offre en jardins publics à Marseille est quasiment nulle.

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  3. Anonyme Anonyme

    Ne pas confondre les massifs avec le Bois de Boulogne

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  4. Marius Marius

    L’internaute le doigt dans l’œil » (pseudo bien trouvé !) peut-il expliquer en quoi le Parc National des Calanques serait une « machine vendeuse d’espace naturel » ???

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  5. JL41 JL41

    « Une ville qui donne du plaisir permet d’alléger la fréquentation des massifs »
    Cette affirmation est-elle vérifiée ou est-ce une façon de parler qui pose le chercheur, à moins qu’elle ne le décrédibilise ?

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