Un porte-container de la CMA-CGM provoque une mini marée noire au large de Nice

À la une
par editeur3
le 23 Fév 2010
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Il ne manquait plus que ça à la CMA : un porte-container géant de la CMA-CGM est en train de provoquer une grosse polution au large de Nice, face au Cap d’Ail. Le navire (le Strauss, 270 mètres, 65 000 t) est entré en collision, en face du port de Gênes avec un remorqueur, le 19 février. La mer était formée à force 3 avec brouillard lors de l’accident et depuis des milliers de boulettes de pétrole  dérivent  sur plus de 10 kilomètres de long. Les autorités annoncent que le risque « est traité » mais le risque d’échouement sur les plages est réel.

Un lien Actualisation  4 jours après l’accident et le début de pollution la CMA CGM communique officiellement, et nous rappelle  » son engagement environnemental », et maintenant que c’est officiel, la provence retrouve enfin le nom de l’armateur…

Un lien la fiche du porte-container « Strauss », battant pavillon des Bahamas sur le site de la CMA-CGM.

Un lien L’info sur le site de Il Secolo XIX, le quotidien de Gènes.

Un lien l’info en VF sur le site du Figaro (à partir d’une dépêche AFP).

Un lien l’info en version très officielle sur le site de la Provence. Ooops, ils ont oublié de citer le nom de l’armateur.

Un lien le Strauss appartient à la ligne Japon-Mediterranée de la CMA-CGM

Un lien Le dossier CMA-CGM dans marsinfos

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  1. GLAMARNO INTERNATIONAL GLAMARNO INTERNATIONAL

    Votre article crée une émotion considérable, aussi bien dans la région de Nice, qui est le Siège social de l’Association “Groupe de Lutte Anti Marée Noire” GLAMARNO INTERNATIONAL et dont je suis le fondateur depuis l’an 2000, qu’au sein de CMA CGM dont je suis un grand ancien puisque l’une de ses filiales est le Groupe DELMAS et avec lequel j’entretiens des contacts réguliers avec la Présidence du Groupe.
    Depuis le naufrage de l’ERIKA en Décembre 1999, notre association s’est spécialisée dans l’étude de la lutte et la prévention contre les pollutions contre les hydrocarbures en publiant plusieurs ouvrages consacrés aux observations côtières, aux risques de marées noires , à la lutte contre les pollutions dans les secteurs côtiers concernés. Des stratégies sont préconisées et des études sur les impacts économiques de ces pollutions ont ainsi pu éclairé les décideurs auxquels nos travaux étaient destiné.
    Alors que des experts ont prétendu qu’une marée noire au large de Nice était peu vraisemblable, nous avons soutenu le contraire en procédant depuis 2003 aux études au large des côtes des départements PACA qui démontrent avec réalisme qu’un risque de marée noire sur notre littoral était hautement probable.
    A cette fin nous avons publié les ouvrages suivants qui donnent avec précision des informations détaillées sur la topographie de la bande côtière, la vulnaribilité des sites liées aux aléas des risques maritimes.
    “Marée Noire, risque sur le Var” en 2003
    “Marée Noire, Menace sur les Alpes Maritimes” en 2004
    ” Marée Noire, Bouches du Rhône et Méditerranée” en 2006.
    Nous avons souligné que la proximité des ports de Gênes et de Marseille constituait avec le port de Nice un réel danger au cas ou en dehors d’un abordage en pleine mer, un abordage, ou un échouement à proximité de ces ports ou dans les bassins, avaient pour conséquences des déversements d’hydrocarbures, d’autant plus importants que les ports en lourds de ces navires étaient conséquents, en raison du volume important des soutes à combustibles qui contiennent généralement des fuels lourds très visqueux et persistants du type du fuel que transportait l’ERIKA ou le PRESTIGE.
    Il est donc plus que probable que le porte conteneurs de la CMA CGM “fonctionnait” au fuel lourd et que des quantités invisibles de ce type d’hydrocarbures, pourraient voyager “entre deux eaux” ce qui augmente considérablement l’incertitude sur la gravité probable d’une pollution dans quelques jours.
    Les nappes, comme nous le précisions dans nos ouvrages, suivent le courant Ligure et il est impossible pour les navires spécialisés de confiner en totalité des nappes morcelées d’hydrocarbures lourds qui voyagent dans la colonne d’eau, les expériences de l’ERIKA et du PRESTIGE l’ayant dramatiquement démontré.
    Dans les porchains jours ou dans les prochaines semaines, il est probable que l’effet de propagation va s’accentuer et que des plaques s’échoueront sur les côtes vatoises et peut être les Iles d’Hyères. Il serait donc présomptueux de déduire maintenant que la pollution est maitrisée.
    La Préfecture de la Méditerranée est en possession de tous nos ouvrages et à la Direction de l’Action de l’Etat en Mer( assistée par le CEDRE), l’on est certainement conscient de la gravité de la situation
    Tout ce qui se déroule actuellement,,démontre, en dehors de ce simple accident de navigation, que la situation serait catastrophique, si une marée noire de grande ampleur se produisait au large des côtes du littoral PACA et du Golfe du Lion.
    Sur ce dernier point, dans notre ouvrage de 2006, nous avons pour la première fois procédé à la simulation en vraie grandeur la propagation d’une marée noire, prenant naissance au large du Golfe de Fos, à l’entrée du Golfe du Lion, provoquée par un abordage entre un pétrolier de gros tonnage et un minéralier.
    Aucun de travail de cette nature, simulation d’une marée noire du type “PRESTIGE” en Méditerranée n’avait été entrepris, ce type d’étude devant mobiliser des moyens importants pour être conduite par les autorités, submergées par leurs tâches quotidiennes.
    L’étude a démontré, au terme d’une propagation de la marée noire sur une durée de 3 semaines (analogue à celle de l’ERIKA et du PRESTIGE), que pour un déversement de 90 000 tonnes, les effets seraient dévastateurs et que près de 1800 kilomètres de côtes seraient impactées affectant le littoral méditerranéen de la France, de l’Italie de l’Espagne et de la Corse.
    Cette étude démontre également que c’est en raison de la faiblesse des moyens existants en Méditerranée, moins bien dotée que l’Atlantique, a contribué à une aggravation de la propagation de la pollution.
    Le Commissaire Européen, Monsieur Jacques Barrot, destinataire de nos travaux, nous a répondu en 2007 qu’il donnait les directives nécessaires au Directeur de l’Agence Européenne Maritime (AESM) pour rééquilibrer dans les meilleurs délais les moyens d’intervention en Méditerranée.
    Le navire de la CMA CGM donne déjà une idée de l’ampleur de la réflexion que les autorités doivent conduire pour actualiser les plans d’intervention et surtout les adapter à la probabilité d’une grande marée noire qui pourrait sérieusement l’économie touristique de notre Région.

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