Trop gourmande en bois, la centrale de Gardanne fait bûcher la justice

Actualité
le 12 Déc 2020
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Alors qu'elle n'a toujours pas démarré pour raisons techniques depuis six ans, l'unité biomasse de la centrale de Gardanne passait ce vendredi une nouvelle étape judiciaire devant la cour administrative d'appel.

La centrale thermique de Gardanne.

La centrale thermique de Gardanne.

L'enjeu

Lors d'une audience ce vendredi, la question était de savoir si l'important approvisionnement en bois de la centrale devrait être pris en compte dans les études d'impact de l'installation.

Le contexte

Huit ans après le lancement de la conversion de la centrale au bois, la centrale n'a toujours pas commencé à fonctionner normalement.

L’unité biomasse de la centrale électrique de Gardanne-Meyreuil fonctionnera-t-elle un jour ? La question mérite d’être posée alors qu’elle ne produit toujours de l’électricité que par intermittence. Et ce, 8 ans après le lancement du projet de conversion du charbon vers le bois et 6 ans après que la mise en service nominale aurait dû […]

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Commentaires

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  1. BRASILIA8 BRASILIA8

    il est probable que du point de vue purement juridique une étude d’impact complémentaire ne soit pas obligatoire mais ne pas tenir compte des conséquence sur les forets ni de l’effet du transport du bois relève de l’escroquerie intellectuelle
    la réglementation des études d’impact date de cinquante ans il serait temps de la faire évoluer

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    • Jacques89 Jacques89

      Le problème, c’est que si on révise les études d’impact pour prendre en compte les effets indirects, c’est toute la filière de la valorisation des déchets (notamment celle des déchets végétaux) qui risque fort d’être remise en question. Les systèmes de valorisation ne peuvent être rentables que s’ils traitent des volumes très importants (un peu comme les incinérateurs). Pour acheminer ces déchets c’est bien leur transport qui impacte le plus l’efficacité environnementale des systèmes car les centres de traitement sont forcément très éloignés les uns des autres. A raison de 1 kg de CO2 par km parcouru avec des poids lourds peu chargés (la densité de ces déchets étant très faible), les milliers de tonnes valorisées vont engendrer au final à peu près autant de CO2 que s’ils avaient été simplement brûlés sur place. C’est tout le problème lié à une gestion politique des déchets qui s’attache plus à l’image qu’à l’efficacité des systèmes.

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  2. BRASILIA8 BRASILIA8

    là il ne s’agit pas de déchets mais de bois qui provient en partie des forets du sud est si ce déboisement n’est pas pris en compte dans l’impact de la centrale qui doit le prendre en compte
    quand la foret amazonienne brule tout le monde pousse des cris d’orfraie à commencer par le Président de la République à Gardanne on brule du bois du Brésil et tout va bien !
    tant que l’on ne prendra pas en compte toute la chaine de production de l’énergie on pourra faire croire que le nucléaire est renouvelable et non polluant
    que la voiture électrique est toute propre

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    • Jacques89 Jacques89

      Je réagissais plus à la problématique des études d’impact, qui sont largement incomplètes quand il s’agit de démontrer l’efficacité d’une technique par rapport à une autre, qu’à la filière bois qu’on nous « vend » comme étant « durable ». Que ce soit pour l’incinération ou pour la méthanisation des déchets, le problème est le même. On ne regarde que la performance de l’installation sans prendre en compte ce qui se passe en amont et en aval. On est donc bien d’accord sur la nécessité de porter un éclairage complet avant de s’engager dans des procès dont on veut exploiter l’image plus que les performances.

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  3. Richard Mouren Richard Mouren

    N’oublions pas qu’il s’agit en l’espèce d’une consommation annuelle de 850.000 tonnes de bois……… En 2015 (dernier chiffre que j’ai trouvé), la consommation de bois de l’ensemble des chaufferies-bois de la région PACA était de 90.000 tonnes. La ressource locale serait fortement impactée (surtout en tenant compte qu’un très grand pourcentage de la forêt PACA est difficile d’accès, coûteux à l’abattage et divisé en un très grand nombre de parcelles privées. Il est à craindre que le prix de la tonne de bois de bio-masse augmente et mette en péril les autres industries qui en dépendent (papeteries par exemple). Il est à remarquer que les associations écologiques ont toutes fait part de leur opposition au projet lors des “discussions” préliminaires.

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