SOS Méditerranée à l’abordage des classes marseillaises
L'ONG créée il y a un an dans le but de porter secours aux migrants qui chavirent en mer pour rejoindre l'Europe a lancé une série d'interventions en milieu scolaire. Avec pour objectif de sensibiliser les plus jeunes à son action, mais aussi à la question de la migration. Marsactu a suivi deux bénévoles dans une école des beaux quartiers marseillais.
SOS Méditerranée à l’abordage des classes marseillaises
“Vous êtes des relais”. Face à une petite cinquantaine d’ados, deux bénévoles de SOS Méditerranée tentent d'expliquer le travail de leur ONG, vieille d'un an à peine. C'est classique, le vidéo-projecteur ne veut pas marcher ce matin là au lycée Notre-Dame de France et l'intervention se fera donc a capella, sans filet. Dans le cossu petit établissement privé du chic quartier Vauban, les élèves, cheveux ébouriffés et attitude nonchalante comme il se doit quand on est en seconde, ont pris place dans une grande salle de classe ensoleillée. Ce sont eux, donc, les relais, dont on ignore, à ce stade, tout des opinions et des a priori.
Depuis le printemps dernier l'association en partie marseillaise SOS Méditerranée, en plus d'appareiller sans interruption un bateau pour sauver les vies de migrants au large des côtes libyennes, s'invite dans les salles de classe de la ville. Au delà de défendre ses propres actions, SOS Méditerranée entreprend ainsi de sensibiliser une génération à la question de la migration.
"Nous avons décidé de faire venir ces intervenants pour ouvrir notre nouveau cycle d'éducation morale et civique sur le thème de l'égalité. Mais nous aurions pu les faire venir pour le cycle sur la fraternité ou la liberté", pose en introduction Marie Lejeune, la discrète mais énergique professeure de français, cheveux tirés en arrière et chemisier blanc.
"Traverser la mer n'est pas une option"
Différentes formes de silence vont se succéder au cours de l'heure. Un silence saupoudré d'appréhension d'abord. Jean-Yves Abécassis, bénévole de l'association, prend la parole en premier pour faire un tour d'horizon de la situation générale. Ce qui a motivé les fondateurs de SOS Méditerranée, c'est "un désastre humanitaire" et surtout l'absence de "réaction des autorit . . .
Super article. Nous sommes de plus en plus de gens qui s’activent pour faire connaître l’action de cette association qui, pour ma part, me rend « Fier d’Etre Marseillais »… Qu’une telle ONG soit partie de Marseille fait écho à toute l’histoire d’accueil et d’ouverture sur la « Mare Nostrum » de la cité phocéenne. Lui donner un peu d’argent (déductible à 66 %) nous enlève un peu de la honte de ne rien pouvoir faire contre les conflits qui jettent ces gens sur des rafiots…
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Je suis donateur et suis déçu qu’i ne soit pas mentionné que cette association est franco-allemande et qu’elle n’aurait pas vu le jour sans une initiative et une prise de risque financière allemandes.
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