Rejet en mer : Alteo se dit « dans une impasse technique » pour limiter certains polluants
Ce vendredi, l'industriel a plaidé l'impossibilité technique pour appliquer la décision de justice qui lui impose de réduire les rejets de certains polluants avant fin 2019. Du bluff pour repousser une fois de plus les échéances, ont défendu de leur côté les associations de protection de l'environnement.
Parc national des Calanques (Crédit photo : Marsactu)
Le leader mondial d'alumine, celui qui se vante, depuis qu'on lui reproche publiquement de polluer la Méditerranée, d'être justement à la pointe du traitements de ses rejets serait coincé "dans une incapacité technique". C'est en tout cas l'un des arguments défendus par les avocats d'Alteo vendredi dernier devant la cour d'appel du tribunal administratif de Marseille, réunis pour y contester une décision de justice. Cet été, après une vague de recours d'associations, Alteo a en effet vu la dérogation qui lui permet d'effectuer des rejets en mer dépassant les limites environnementales, réduite dans sa durée.
L'usine gardannaise n'a plus, comme le lui a accordé en 2015 le préfet des Bouches-du-Rhône, la possibilité de dépasser les limites autorisées en ce qui concerne l'aluminium, l'arsenic, le fer, le pH, la DBO et la DCO (deux indicateurs de consommation d'oxygène) jusqu'en 2021. Celle-ci devra, a tranché le tribunal administratif, y remédier avant le 31 décembre 2019 (
Le truc c’est que l’usine devait fermer, ce qu’elle fabrique serait importé de Grèce ou de pays encore moins regardants avec la pollution, avec des usines utilisant les mêmes procédés, ou pire, crachant leurs scories en Méditerranée et ailleurs.
On pourrait alors se satisfaire d’une meilleure qualité de l’eau localement, mais on aura, une fois de plus, délocalisé la pollution chez des plus pauvres que nous.
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Pas faux, mais en même temps, si on délimite des parcs naturels, c’est pour préserver ces espaces en priorité…
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Laisser polluer chez nous ne resoudra en rien la pollution des autres pays.
Au contraire, les batailles que nous pouvons mener en France peuvent servir de point d appui pour d autres, ailleurs.
Et les associations qui se battent ici, mènent des actions internationales aussi.
Les methodes de ce groupe industriels sont à denoncer, comme le fait cet article et ces associations.
Le chantage à l emploi est tout simplement degueulasse.
Ils licencient bien quand ça les arrange,
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Les associations environnementales se battent pour qu’Alteo pollue moins, c’est normal et vertueux.
En revanche, que dire de ceux qui affirment haut et fort que leur objectif unique est la fermeture de l’usine. Dans ce cas, on est bien dans la politique du « Not in my backyard ».
Ceux là veulent bien utiliser smartphone, télévision, ordinateur, voiture… mais que les pollutions induites soient loin de chez eux…
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