15 ans après, la qualification du FN ne suscite pas l’unité syndicale pour le 1er mai

Décryptage
le 28 Avr 2017
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Au soir du 23 avril, Marine Le Pen est arrivée à franchir le palier du premier tour de l'élection présidentielle. En 2002, dans des circonstances similaires, la manifestation du 1er mai avait servi de grand rassemblement anti-FN. Rien de tel n'est attendu à Marseille ce lundi.

Le cortège contre la loi travail sur le cours Lieutaud, le 2 juin.

Le cortège contre la loi travail sur le cours Lieutaud, le 2 juin.

Un cortège dont la tête rattrape la queue, une manif qui part du Vieux-port remonte la rue de la République file à la gare pour redescendre la Canebière et ne former qu’une seule boucle humaine. Le 1er mai 2002 est resté dans la mémoire collective des Marseillais comme une mobilisation exceptionnelle, de par son ampleur et sa diversité. Comme un peu partout en France, l’accession inattendue du Front national au second tour et les rassemblements spontanés nés dès le dimanche soir avaient suscité l’union syndicale, exception faite de Force ouvrière, qui refusait déjà toute ingérence électorale dans la fête du travail.

Cette fois-ci, pas de révoltes dans les quartiers populaires, pas plus de manifs spontanées dans les lycées ou dans les facs. Il n’y aura pas davantage d’unité syndicale. Le 1er mai, diverses manifestations regrouperont la CGT, la FSU, Solidaires, CNT, Unef (syndicat étudiant) et UNL (organisation lycéenne) dans le département, dont la principale à Marseille à 10 h 30, au départ du Vieux-Port. Des rassemblements qui mêleront aux multiples revendications sociales la lutte « contre l’extrême-droite ». En queue de manif pourront s’insérer les mouvements politiques : est notamment attendu « un cortège insoumis ».

Comme au niveau national, la CFDT fera bande à part. Aux côtés de l’UNSA, de la CFTC et de la FAGE (syndicat étudiant), c’est à Fos-sur-Mer qu’elle proposera « un pique-nique républicain » suivi d’un débat autour du « vivre ensemble au travail ». Fidèle à sa ligne de conduite, FO organise un meeting à l’union départementale exclusivement centré sur les questions sociales. « Nous ne combattons pas les candidats mais les mesures »,a expliqué son secrétaire général de l’union départementale Franck Bergamini à Destimed .

« Après le premier tour, c’est vrai que nous n’avons pas changé de programme »

L’organisation de cette journée n’a bien sûr pas démarré au soir du premier tour de la présidentielle mais le résultat du premier tour n’a pas modifié le programme. « La CGT, qui lance l’invitation ne voulait faire ce premier mai qu’avec les syndicats qui s’étaient prononcé contre la loi travail l’an dernier, ce qui excluait d’emblée la CFDT, explique un responsable d’un autre syndicat. Après le premier tour, c’est vrai que nous n’avons pas changé de programme. »

« Qu’on puisse se voir, discuter, j’avais le mandat de mon syndicat pour le faire. N’ayant eu aucun contact, on a décidé de s’organiser autrement », explique le secrétaire départemental de la CFDT Cyril Jouan dont l’organisation a appelé à voter Macron. Lui aurait souhaité un appel exclusivement centré contre le parti de Marine Le Pen : « En disant, faire barrage au Front national et seulement ça, là, on aurait eu du monde. Là on le noie au milieu des autres revendications. » Son homologue à l’UNSA, Gilles Prou-Gaillard, complète : « D’un côté, on a une opposition au Front national doublée d’une opposition au candidat Macron. Il est d’une certaine manière le candidat du capital. Tout en comprenant ce positionnement-là, notre priorité est de faire barrage à Marine Le Pen. Comme en 2015 quand nous avions appelé à voter Estrosi aux régionales, nous appelons à voter Macron. »

Sur le site de la CGT, l’appel à se mobiliser s’accompagne d’une photo des manifestations du printemps, lors desquelles une photo d’Emmanuel Macron apparaissait au bout d’une pique. Dans un communiqué à l’issue du premier tour, l’organisation a estimé que « les deux candidats arrivant en tête ne sont en rien porteurs de progrès social ». Mais elle a aussi pris soin d’accentuer son propos sur le FN : « L’extrême droite est l’ennemi du vivre ensemble et ne cessera jamais de l’être, elle n’est pas la France, ni son peuple. »

« On ne met pas de signe égal, complète Hélène Ohresser à Solidaires, parce que la lutte contre l’extrême-droite est un pilier de la lutte syndicale. Mais on ne peut pas mettre de côté que notre syndicalisme est aussi un syndicalisme pour le progrès social. Nous, dans tous les débats qu’on a dans les AG, la vraie question c’est « faut-il donner une consigne de vote ? » Je pense qu’on ne tranchera pas. » Et puis, ajoute-t-elle, « il est tellement proche de Macron qu’on s’attend, s’il gagne, à voir Laurent Berger [le secrétaire général de la CFDT, ndlr] au gouvernement« .

À la FSU, Pierre-Marie Ganozzi, co-secrétaire départemental, n’entre pas dans les questions de choix au second tour mais remet le débat sur les seules divergences syndicales : « Si on avait voulu intégrer d’autres syndicats, ça voulait dire un 1er mai uniquement antifasciste, ce qui n’est pas ce qu’on souhaitait. Il y a une thématique antifasciste mais l’idée, c’est de garder la tonalité revendicative du premier mai, ce qui inclut bien sûr l’abolition de la loi El Khomri. »

« Le discours ouvriériste de Le Pen a fonctionné chez certains camarades »

Quel que soit leur mode de mobilisation, tous se rejoignent en tout cas sur une révolte moindre qu’en 2002 et les raisons qui l’expliquent. « Au fil des 15 années, il y a eu un discours et une méthode qui font que le FN a été dédiabolisé. Marine Le Pen fait croire qu’elle est proche des ouvriers, des classes populaires. Mais c’est un écran de fumée. C’est le même FN avec les mêmes travers : autorité, culte du chef, politique d’exclusion », argumente Gilles Prou-Gaillard. « Il y a quinze ans, c’était une politique ultra-libérale c’était plus facile à démonter. Mais c’est pas parce que c’est compliqué qu’il ne faut pas le faire et montrer les incohérences. Elle a dit que des fonctionnaires auraient des comptes à rendre si elle était élue, c’est une vraie menace« , admet Pierre-Marie Ganozzi, de la FSU.

Jusque dans leurs rangs, l’affichage social de Marine Le Pen a séduit, admettent-ils, même si le vote FN y est bien plus limité qu’ailleurs, selon une étude Harris interactive. « Le discours ouvriériste de Le Pen a fonctionné chez certains camarades qui sont bloqués sur la lutte contre le libéralisme. On doit faire un gros travail sur les questions de lutte contre les discriminations », raconte Hélène Ohresser. Le cédétiste Cyril Jouan abonde : « On a du mal à expliquer qu’il y a encore un danger à voter le Front national. Pour l’instant on a repris les documents sur le programme économique du Front national et les conséquences terribles de la sortie de l’euro, de la fermeture des frontières. Je vous cache pas que beaucoup disent “on va tout de même essayer” ».

À l’arrivée explique Gilles Prou-Gaillard, « nous avons 14 % de nos adhérents, dans l’étude Harris, qui ont voté Marine Le Pen. J’ai pu entendre de-çi, de-là des adhérents qui nous disent : « le FN pose des questions justes et apporte des réponses là où d’autres ne se positionnent pas du tout ». Par exemple, elle parle des services publics très régulièrement quand les autres candidats n’abordent pas cette thématique et personne ne lui rappelle ses incohérences comme promettre la retraite à 60 ans tout en réduisant les cotisations sociales. » Malgré ces tentations, tous croient tout de même à une mobilisation forte cette année, plus importante en tout cas que l’an dernier, quand l’opposition à la loi travail avait déjà grossi les cortèges.

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Commentaires

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  1. Danièle Jeammet Danièle Jeammet

    La CGT a-t-elle refusé de s’exprimer ou est-ce un choix du journaliste de n’interroger que les autres syndicats, notamment l’UNSA ?

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  2. Benoît Gilles Benoît Gilles

    Bonjour
    Notre journaliste a essayé à de multiples reprises de contacter les responsables des unions départementale et locale CGT, y compris son secrétaire. Personne ne nous a rappelés. Nous étions donc contraints de ne citer que leur communiqué…

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  3. julijo julijo

    «  »CFDT Cyril Jouan dont l’organisation a appelé à voter Macron. Lui aurait souhaité un appel exclusivement centré contre le parti de Marine Le Pen : « En disant, faire barrage au Front national et seulement ça, là, on aurait eu du monde. Là on le noie au milieu des autres revendications.  »

    Et oui… on peut déplorer toutes les attitudes…on peut broder et analyser 107 ans, mais dans les manifs contre la loi travail il n’y avait pas la cfdt « syndicat réformiste » (et c’est un compliment de hollande et macron)

    On peut aussi comprendre qu’ils n’aient pas envie de se retrouver ensemble. Là encore, c’est pas faux :
    « « il est tellement proche de Macron qu’on s’attend, s’il gagne, à voir Laurent Berger [le secrétaire général de la CFDT, ndlr] au gouvernement« . »

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    • LaPlaine _ LaPlaine _

      Je vais finir par souhaiter que MLP soit élue finalement. A partir de ce moment je vais constater (avec tristesse certes) les prises de paroles et les engagements citoyens des « gazelles ».

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Effectivement Jilijo, nous sommes pour un droit du travail qui corresponde à une société ouverte où l’on puisse bouger, prendre des risques, se tromper, recommencer, évoluer, se former, changer d’avis… bref ce que commence à permettre le CPA qui était une revendication de la CFDT inclue dans la loi travail et que permettront les réformes portées par Macron, notamment celle de l’assurance chômage, étendue à la démission et aux non salariés, et payée (via l’impôt) par tous, y compris les rentiers (qu’il s’agisse des propriétaires immobiliers ou des fonctionnaires).

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    • julijo julijo

      Evidemment pas d ‘accord avec vous, Félix.
      La loi travail dans son ensemble est un détricotage savant de la « société ouvrière et salariée » française, par la casse du code du travail entre autres ajustements.
      Cette société ouverte dont vous parlez correspond à une uberisation…
      De même que macron abandonne les « services publics » pour les « services au public »….subtil, mais efficace et porte ouverte à toutes les possibilités de privatisation ….
      Comme pour le Cice, les promesses de macron ne sont qu’aménagement pour une libéralisation, sans bénéfice pour les salariés.
      Dis moi qui tu fréquentes… ses mesures sont soutenues par le medef. C’est un signe fort. Peut être aurait-il mieux valu pour macron qu’il reste discret sur ses soutiens.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Non Julijo, il y a deux biais dans votre explication qui ne vont pas. Je ne vous fais remarquer que la première pour ne pas vous écrire un roman : La « société ouvrière et salarié » dont vous parlez c’est le système de rapports sociaux qui s’est mis en place dans les années 50-60 (les fameuses « 30 glorieuses »), qui a été parachevée par les « accords de Grenelle » de 68 et qui a commencé a agoniser en 1973. Premièrement ce système n’a jamais eu les vertus et l’agrément dont vous le parez aujourd’hui : il correspondait à la construction d’une « société de consommation », fondée sur la redistribution des gains de productivité aux salariés (en salaire et en prestation sociale) pour qu’ils consomment des bagnoles, des téléviseurs et de la nourriture industrielle… je ne crois pas que cela soit ni dans nos objectifs aujourd’hui qu’on vote Mélenchon ou Macron. Sauf que la « soit-disant gauche de la gauche » en fait un passé mythique parce que c’est à ce moment là que FO et la CGT ont construit leur pouvoir hégémonique sur les relations sociales en France avec la complicité du CNPF devenu MEDEF. Lequel MEDEF ne représente pas plus aujourd’hui les « patrons » dans leur diversité que la CGT et FO ne représentent les travailleurs.

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    • julijo julijo

      J’entends volontiers vos commentaires, je les trouve un peu … globaux ? biaisés ? mais bon ok.

      J’attends avec impatience votre appréciation sur, pour simplifier, une ubérisation, une libéralisation à outrance, prônée par le programme de macron telles qu’il le signale par ses différents propos :

      « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord.  »
      « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »
      « Le libéralisme est une valeur de gauche »
      « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »
      « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »
      « Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »
      « Je suis pour une société sans statuts »
      « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »
      « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

      J’ai pris le temps de rechercher ses propres déclarations glanées au fil de ses interventions diverses, afin de ne pas modifier sa pensée…. On l’a souvent taxé de présenter un programme à géométrie variable, je ne crois pas, le but est bien clair.
      Et il ne pourra jamais me convenir. En tout cas pas pour ce qu’il demande : un vote d’ « adhésion » pour le second tour !

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Je débat volontiers Julijo mais je crains que nous y passions beaucoup de temps. Je reprends seulement les trois premières citations que vous faites en vous faisant confiance sur leur exactitude car leurs formulations ne me gênent pas et je ne vais donc pas les vérifier :
      1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. » C’est bien mon expérience (à la fois dans les deux périodes de ma vie où j’ai été au chômage et dans les exemples des copains ou parents qui autour de moi ont pu être au chômage ou peuvent l’être aujourd’hui) : quand on est au chômage, il faut être actif (« se battre » est une façon de parler) pour avoir un projet : retrouver le même boulot ailleurs, changer de boulot et pour cela éventuellement se former, faire le point pour savoir ce que l’on peut/veut faire, etc., cela est aujourd’hui difficile, la réforme du chômage et du dispositif de formation que propose Macron (et qui est déjà en germe dans le CPA de la loi travail) l’améliorera considérablement.
      « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. » Je pense que vous savez que la plupart des créateurs d’entreprises ne sont pas des patrons du CAC 40 ni des cadres dirigeants mais des personnes qui effectivement vont prendre un risque, souvent ne pas se payer pendant un bon moment (vivre de leur droit au chômage, du RSA, de leurs économies, des revenus de leur conjoint(e), retourner chez leurs parents à 30 ans) pour mener à bien un projet qui leur tient à coeur, qui parfois mais pas toujours les enrichira monétairement, qui souvent échouera au moins une fois, et qui si cela réussit ne les rémunèrera pas vraiment plus que s’ils avaient occupé un emploi de salarié ou de fonctionnaire à compétence égale.
      3. « Le libéralisme est une valeur de gauche ». S’il s’agit du libéralisme comme valeur « sociétale » qui vous reconnait le droit à être un individu indépendamment de votre couleur de peau, de votre naissance, de votre sexe, de vos amours, etc. Sans aucun doute !! La liberté d’entreprendre dans ce contexte est l’une des manifestation de cette liberté individuelle « globale » qui s’exerce là dans la sphère économique. Le marché n’est pas pour autant une réponse aux problèmes de la société « globalement », non plus que l’Etat et le service public. Dans le projet de Macron il y a bien liberté économique et régulation publique qui sont convoquées.

      Je ne vais pas continuer sur les autres, faute de place et de temps, mais il n’y a pas une seule de vos remarques qui n’appellent une réponse de nature semblable. Je suis d’accord avec vous : le but est clair et je vous confirme que personnellement j’y adhère. Je ne veux pas caricaturer vos propos non plus, mais quand vous parlez d’ « ubérisation » ou de « libéralisation à outrance », c’est sans doute vous qui êtes dans la caricature. Un exemple : s’il n’y a plus de chauffeur de taxi demain, ce ne sera pas à cause d’Uber (Nous savons tous que c’est une entreprise prédatrice qui dépense l’argent de ses actionnaires pour vendre à perte afin de se constituer des marchés captifs une fois la concurrence éliminée, c’est-à-dire le contraire du libéralisme. Je vous rappelle qu’Uber est une entreprise qui perd énormément d’argent et que cela ne durera donc pas indéfiniment) , ce sera parce que nous aurons des voitures sans chauffeur, possiblement en auto-partage et sans doute aussi de meilleurs moyens de transport en commun et des habitudes de mobilités moins nocives pour l’environnement. Faudrait-il renoncer à cela pour défendre les jobs des chauffeurs de taxi et des moniteurs d’auto-école ? Aurait-il fallu hier renoncer au moteur à explosion au profit des chevaux de traits pour conserver les maréchaux-ferrants et les surfaces agricoles consacrées au fourrage (sans parler de la pollution des villes par le crottin et l’urine des attelages) ?

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  4. Cabri Cabri

    Attention laplaine :
     » Je vais finir par souhaiter que MLP soit élue finalement. A partir de ce moment je vais constater (avec tristesse certes) les prises de paroles et les engagements citoyens des « gazelles ».

    Laplaine, votre inconscient semble avoir déjà franchi le pas!

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    • LaPlaine _ LaPlaine _

      Compte tenu de ce que je peux lire et entendre comme inepties, oui mon inconscient peu m’emmener sur cette triste réalité. Moi, mon bulletin est prêt depuis dimanche, il est imprimé Emmanuel Macron et je n’ai pas de « pudeurs de gazelles » pour le 7 mai.

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