Quatre studios, un sauna : quand un local commercial se transforme en Airbnb
Traduits en justice, ce 24 novembre, par la Ville de Marseille, quatre multipropriétaires de locations type Airbnb encourent des amendes de plusieurs centaines de milliers d’euros. Mais à Noailles, la création d’un "appart'hôtel" dans une ancienne réserve de 80 mètres carrés, sans autorisation ni de la copropriété, ni de la mairie, interpelle.
L'entresol du 5 rue Rouvière, où les appartements ont été aménagés pour de la location touristique de courte durée. (Photo : Myriam Léon)
"Airbnb tue nos quartiers", "tourists are not welcome"... Collés sur la porte d’entrée du 5 rue Rouvière, dans le 1er arrondissement de Marseille, ces stickers annoncent clairement une animosité envers les locations touristiques. Dans le grand hall qui distribue trois escaliers, les affiches prolongent cette thématique en anglais, en italien, en arabe, en français : "Boycottez les investisseurs et holdings de locations saisonnières", "homes, not hotels" (des logements, pas des hôtels), "Booking, Airbnb, holding and co... DEHORS".
Cet immeuble bourgeois de Noailles se mobilise haut et fort contre la location touristique, car une société par actions simplifiée (SAS), Mazal Invest, a mis un pied dans la porte. Le 3 décembre 2023, elle acquiert un local de 80 mètres carrés pour 235 000 euros. Cette SAS est présidée par Ptiga holding, au capital social de plus de deux millions d’euros, dont le gérant, Jacques Gozlan, se présente sur le réseau social LinkedIn comme un "investisseur immobilier spécialiste des locations de courte durée à haut rendement". À 40 ans, il est gérant ou associé d’une dizaine de sociétés (SARL, SAS, SCI). Il n’a pas répondu aux sollicitations de Marsactu.
Avec Mazal Invest, le Francilien fait son entrée dans Marseille. Mais à Noailles, il a investi dans un repaire de propriétaires occupants soudés et concernés par les problématiques . . .
Le syndic est très affuté : « 8/9 kw par mois à 163 kw » , ce serait pas plutôt kWh ou kVA ?
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Erreur : pas de kVA dans le contexte.
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kVA, c’est la même chose que kW !
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Tout à fait, il s’agit de kWh.
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Incroyable, cette histoire. Un vrai comportement de racaille prédatrice, dans un immeuble dont les copropriétaires sont littéralement considérés comme des moins de rien ! Les types sortis de nulle part se comportent comme s’ils étaient chez eux. Ils espèrent sûrement qu’on fera bon accueil aux touristes pigeons qu’ils escroqueront ensuite.
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C’est surtout aux entreprises qui viennent bosser sans autorisation qu’il faut faire bon accueil. Si les pouvoirs publics bougent pas, faut faire ça a la marseillaise : tu fais jouer la solidarité entre sinistrés d’airBnB, t’as de quoi remplir la rue de manifestants sans trop de souci…
(Sérieux, le jacuzzi de 1T sur un plancher ancien, on est à un niveau d’inconscience assez intéressant…)
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La mairie semble complètement dépassée par le problème ! Elle doit faire une réunion pour savoir comment utiliser la possibilité d utiliser un texte de loi de 2021 ! Il serait temps de mettre des gens compétents à la tête du service dédié. Finalement ils sont payés grassement pour des compétences qu ils ne possèdent pas. On pensait qu après la catastrophe de la rue d Aubagne, le service serait renforcé en hommes et en compétences.
Même pas.
Ça continue comme avant.
Lamentable.
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Ne vous inquiétez pas, au regard des derniers sondages, tout va changer, et les « compétents » seront dans la place 🤣🤣🤣
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Très bon syndic, qui fera… ce qu’il pourra. Pour des travaux non autorisés sur les parties communes (chez nous des commerces) il va falloir que le syndicat des copropriétaires puisse constater, assigner, payer bien sûr… Et sans pouvoir du tout être sûr d’avoir gain de cause sur tout. Bon courage aux copros.
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Si les services qui règlementent les droits au bail de commerce, les services de mairie pour les autorisations et licences accordees prenaient en compte le contexte du local commercial du demandeur ou meme la compatibilite du format de l activité, les copro et syndics auraient moins d ennuis et frais post-ouvertures. C est contre ces services qu il nous faudrait porter plainte pour n avoir pas sollicité la copro avant toute ouverture d activités nouvelles dans des murs a résidence principale majoritairement, et selon le quartier et ses problématiques.
Des elements douteux sont déjà détectables dans les demandes aux administrations.
Dans ce cas, c est un appart hotel et transformation structurelle du bati et façades, dans d autres c est l ouverture d un bar de nuit licence 4 en rdc d habitations à 10m d un bar tabac existant et quartier inapproprié par une sociéte de type SCI ou autre format facile a monter (capital de 100 euros a peine pour bar evenement jeux de hasard snack « possibles » sur le papier de ses activites) : copro jamais consultée et syndic non plus ! Travaux dedans réalisés ayant touche des murs porteurs ou communs jamais reflechis et accordes par la copro. Mais faits quand meme…
Et tous ces prédateurs ou opportunistes sont loin d être tous non marseillais ou riches (sauf pour imaginer un sauna c est sur) ! Points communs : souvent inscrits au registre avec différents roles de plusieurs entreprises déclarees, et argument qu ils doivent pouvoir exercer leur activite librement et gagner de l argent…
PS : la copro ayant refusé des le depart avec vote en AG, comment ont ils pu faire de la location ponctuelle toute l annee quand meme ? Parce que aucun controle une fois « ouverts » et passe droit habituel de la Ville à toute activité commerciale sur son territoire ?
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