Pour les commerçants du Vieux Port : "no parking, no business"

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le 23 Jan 2013
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L'arrière salle du Disque bleu est trop petite pour accueillir tous les restaurateurs venus pour la réunion exceptionnelle organisée par le patron des lieux. Une cinquantaine de personnes fait face à trois élues : Lisette Narducci, maire PRG du secteur, Martine Vassal et Solange Biaggi, adjointes au maire UMP, respectivement aux emplacements et au commerce. Et la communauté urbaine ? Martine Vassal n’insiste pas sur sa casquette d’élue communautaire.

Seul un haut fonctionnaire faisait tapisserie dans un coin de la salle. Dommage. Car les griefs des commerçants concernent directement les aménagements du Vieux-Port, dont la communauté urbaine est la responsable. La rénovation est accusée de vider leurs établissements, faute de places de parking disponibles et même voie de circulation pour se garer en double-file. "No parking, no business".

Les Marseillais "aiment rouler en voiture"

Lisette Narducci affronte la première les restaurateurs en colère, louant la prolongation de l’exonération de la taxe sur les terrasses pour trois mois en 2013. Son idée d’établir un partenariat avec les gestionnaires pour avoir un système de parking à un euro symbolique pour les clients des commerces du Vieux Port ne reçoit donc aucun écho. Un restaurateur s’insurge : "A 10h du matin, le parking de l’Hôtel de Ville sera plein !".

Dans l’auditoire, tous soutiennent que c’est le réaménagement du quai – coupant la circulation dans un sens et supprimant les places de parking – qui est responsable de la baisse de fréquentation des commerces depuis un mois. Certains parlent d’un recul de 30% de leur chiffre d’affaire mais à l'heure de donner des détails, les langues ne sont plus aussi bien pendues. Pour Lisette Narducci, cette baisse ne peut pas être imputée uniquement aux modifications de la circulation. Elle ajoute le froid et la crise comme facteurs explicatifs.

"Je n’ai jamais vu un tel désert !" s’exclame alors une femme dans l'assistance qui agite le spectre de stores baissés tout l'hiver. Et quand est abordé le thème d’un changement des habitudes, la réponse vient vite : "Le Marseillais, s’il peut entrer en voiture dans le resto, il le fait", formule un commerçant. Un autre renchérit : "Si vous êtes capables de faire prendre le bus à un Marseillais, vous êtes dieu". "On ne change pas les habitudes en un mois !", lâchent alors conjointement plusieurs présents. Raison pour laquelle Fréderic Jeanjean, président de l’association des Commerçants Bourse-République, demande que soit instaurée "une période de transition" avec notamment une tolérance à l’égard des PV de stationnement.

"On mettra tous la clef sous la porte"

La tension monte encore d’un cran quand Martine Vassal évoque la passivité des commerçants lors des concertations. "À l’avenir, je vous demande d’être présents aux réunions et d’y être actifs". Brouhaha dans la salle. "Nous ne demandons que deux choses, réplique le patron des lieux, chef de file de la revendication. Le rétablissement de la circulation à double sens est un impératif, de même que l’installation de places en épi sur le quai, ou au moins rétablir le double sens la nuit".

Pour autant aucune pétition n’est prévue, même si les restaurateurs prouvent là qu’ils savent faire entendre leur voix. "Sans une nouvelle modification de la circulation, une partie des restos fermerait, ce qui impliquerait des licenciements", leur moyen de pression est là, surtout avec les échéances électorales qui arrivent.

Joint par téléphone un peu plus tard, le vice-président de MPM et responsable du projet Vieux-Port Jean Viard, campe sur ses positions : "il est hors de question de tirer un bilan un mois à peine après les changements. Il faut le temps que les comportements évoluent". D’autant plus que le sens de circulation sur le Quai du Port s’inscrit dans une « décision générale ». Heureusement que l’élu ne dit pas trop fort que MPM rêve d’un Vieux-port sans voiture pour 2020.

L'arrière salle du Disque Bleu est trop petite pour accueillir tous les restaurateurs venus pour la réunion exceptionnelle organisée par le patron du lieu. Une cinquantaine de personnes fait face à trois élues : Lisette Narducci, maire du secteur, Martine Vassal et Solange Biaggi, adjointes au maire, respectivement aux emplacements et au commerce. Et la communauté urbaine ? Martine Vassal n’insiste pas sur sa casquette d’élue communautaire.

Seul un haut fonctionnaire faisait tapisserie dans un coin de la salle. Dommage. Car les griefs des commerçants concernent directement les aménagements du Vieux-Port, accusés de vider leurs établissements, faute de places de parking disponibles et même voie de circulation pour se garer en double-file.

"Les Marseillais aiment rouler en voiture"

Lisette Narducci affronte la première les restaurateurs en colère, louant la prolongation de l’exonération de la taxe sur les terrasses pour trois mois en 2013.

Son idée d’établir un partenariat avec le parking pour avoir un système de parking à un euro symbolique pour les clients des commerces du Vieux Port ne reçoit donc aucun écho. Un restaurateur s’insurge : « A 10h du matin, le parking de l’Hôtel de Ville sera plein ! ».

« Faire un endroit apaisé, où circulent… les piétons »
Dans l’auditoire, tous soutiennent que c’est le réaménagement du quai – coupant la circulation dans un sens et supprimant les places de parking – qui est responsable de la baisse de fréquentation des commerces depuis un mois. Certains parlent d’un recul de 30% de leur chiffre d’affaire. Pour Lisette Narducci, cette baisse ne peut pas être imputée uniquement aux modifications de la circulation. Elle ajoute le froid et la crise comme facteurs explicatifs.

« Je n’ai jamais vu un tel désert » s’exclame alors une femme dans le « public ». Pour elle, le risque est que les restaurants ne puissent plus ouvrir l’hiver faute de clients. Et quand est abordé le thème d’un changement des habitudes, la réponse vient vite : « Le Marseillais, s’il peut entrer en voiture dans le resto, il le fait », formule un commerçant. Un autre renchérit : « Si vous êtes capables de faire prendre le bus à un Marseillais, vous êtes dieu ». « On ne change pas les habitudes en un mois ! » lâchent alors conjointement plusieurs présents. Raison pour laquelle Fréderic Jeanjean, président de l’association des Commerçants Bourse-République, demande que soit instaurée « une période de transition » avec notamment une tolérance à l’égard des PV de stationnement.

« Si rien ne change, on mettra tous la clef sous la porte »
La tension monte encore d’un cran quand Martine Vassal évoque la passivité des commerçants lors des concertations. « A l’avenir, je vous demande d’être présents aux réunions et d’y être actifs ». Brouhaha dans la salle. « Nous ne demandons que deux choses, réplique le patron des lieux, chef de file de la revendication. Le rétablissement de la circulation à double sens est un impératif, de même que l’installation de places en épi sur le quai ».

Ou au moins rétablir le double sens la nuit. Pour autant aucune pétition n’est prévue, même si les restaurateurs prouvent là qu’ils savent faire entendre leur voix. « Sans une nouvelle modification de la circulation, une partie des restos fermerait, ce qui impliquerait des licenciements », leur moyen de pression est là, surtout avec les échéances électorales qui arrivent.

Joint par téléphone un peu plus tard, le vice-président de MPM et responsable du projet Vieux-Port Jean Viard, campe sur ses positions : « il est hors de question de tirer un bilan un mois à peine après les changements. Il faut le temps que les comportements évoluent ». D’autant plus que le sens de circulation sur le Quai du Port s’inscrit dans une « décision générale ». Heureusement que l’élu ne dit pas trop fort que MPM rêve d’un Vieux Port sans voiture pour 2020.

 

L'arrière salle du Disque Bleu est trop petite pour accueillir tous les restaurateurs venus pour la réunion exceptionnelle organisée par le patron du lieu. Une cinquantaine de personnes fait face à trois élues : Lisette Narducci, maire du secteur, Martine Vassal et Solange Biaggi, adjointes au maire, respectivement aux emplacements et au commerce. Et la communauté urbaine ? Martine Vassal n’insiste pas sur sa casquette d’élue communautaire.

Seul un haut fonctionnaire faisait tapisserie dans un coin de la salle. Dommage. Car les griefs des commerçants concernent directement les aménagements du Vieux-Port, accusés de vider leurs établissements, faute de places de parking disponibles et même voie de circulation pour se garer en double-file.

"Les Marseillais aiment rouler en voiture"

Lisette Narducci affronte la première les restaurateurs en colère, louant la prolongation de l’exonération de la taxe sur les terrasses pour trois mois en 2013.

Son idée d’établir un partenariat avec le parking pour avoir un système de parking à un euro symbolique pour les clients des commerces du Vieux Port ne reçoit donc aucun écho. Un restaurateur s’insurge : « A 10h du matin, le parking de l’Hôtel de Ville sera plein ! ».

« Faire un endroit apaisé, où circulent… les piétons »
Dans l’auditoire, tous soutiennent que c’est le réaménagement du quai – coupant la circulation dans un sens et supprimant les places de parking – qui est responsable de la baisse de fréquentation des commerces depuis un mois. Certains parlent d’un recul de 30% de leur chiffre d’affaire. Pour Lisette Narducci, cette baisse ne peut pas être imputée uniquement aux modifications de la circulation. Elle ajoute le froid et la crise comme facteurs explicatifs.

« Je n’ai jamais vu un tel désert » s’exclame alors une femme dans le « public ». Pour elle, le risque est que les restaurants ne puissent plus ouvrir l’hiver faute de clients. Et quand est abordé le thème d’un changement des habitudes, la réponse vient vite : « Le Marseillais, s’il peut entrer en voiture dans le resto, il le fait », formule un commerçant. Un autre renchérit : « Si vous êtes capables de faire prendre le bus à un Marseillais, vous êtes dieu ». « On ne change pas les habitudes en un mois ! » lâchent alors conjointement plusieurs présents. Raison pour laquelle Fréderic Jeanjean, président de l’association des Commerçants Bourse-République, demande que soit instaurée « une période de transition » avec notamment une tolérance à l’égard des PV de stationnement.

« Si rien ne change, on mettra tous la clef sous la porte »
La tension monte encore d’un cran quand Martine Vassal évoque la passivité des commerçants lors des concertations. « A l’avenir, je vous demande d’être présents aux réunions et d’y être actifs ». Brouhaha dans la salle. « Nous ne demandons que deux choses, réplique le patron des lieux, chef de file de la revendication. Le rétablissement de la circulation à double sens est un impératif, de même que l’installation de places en épi sur le quai ».

Ou au moins rétablir le double sens la nuit. Pour autant aucune pétition n’est prévue, même si les restaurateurs prouvent là qu’ils savent faire entendre leur voix. « Sans une nouvelle modification de la circulation, une partie des restos fermerait, ce qui impliquerait des licenciements », leur moyen de pression est là, surtout avec les échéances électorales qui arrivent.

Joint par téléphone un peu plus tard, le vice-président de MPM et responsable du projet Vieux-Port Jean Viard, campe sur ses positions : « il est hors de question de tirer un bilan un mois à peine après les changements. Il faut le temps que les comportements évoluent ». D’autant plus que le sens de circulation sur le Quai du Port s’inscrit dans une « décision générale ». Heureusement que l’élu ne dit pas trop fort que MPM rêve d’un Vieux Port sans voiture pour 2020.

 

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Commentaires

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  1. Militant exaspéré Militant exaspéré

    Il est gentil le Michel , mais ce projet est une chance pour marseille et les marseillais ont déjà pris d’autres habitudes de circulation, ils y viendront à se mettre aux parking, et puis les restaurants avec les prix pratiqués peuvent peut être faire une ristourne sur le prix du parking comme le font déjà certains commerçants, dans des endroits moins en vue que le port,

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  2. Vieux-Port Vieux-Port

    Ce vieux-port (mon homonyme donc) aurait pu être mieux envisagémais aurait été plus long à rénover. Les terrasses des commerçants de côté-là n’ont pas été inclues dans le projet, ce qui les met un peu à l’écart puisque les Marseillais aiment déjà se balader sur les désormais très larges quais.

    En fin de compte, il faudrait sûrement avancer la piétonnisation totale, pour que les terrasses des commerçants soient agrandies et incorporées au projet.

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  3. ukhbar ukhbar

    Ah, l’immobilisme marseillais, quand tu nous tiens… Déprimant et révoltant.

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  4. Electeur du 8e Electeur du 8e

    « … faute de (…) voie de circulation pour se garer en double-file. » Sic ! Pitoyables conservatisme et incivisme marseillais.

    Ils ont compris, ces restaurateurs, que le métro restera ouvert plus tard le soir à partir de bientôt ? Et qu’il y a une station qui s’appelle « Vieux-Port » ?

    Ou leur rêve le plus fou est que la communauté urbaine leur aménage à chacun un petit « drive-in » sur leur terrasse ?

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  5. Hibernation Hibernation

    Sinon, la qualité médiocre et les prix exorbitants ne peuvent-ils pas être d’autres raisons ajoutées au froid et à la crise de ce désert gustatif ? Que les restaurateurs innovent et lancent un menu à 1 euro ! Ils seront sans doute également tous pleins à 10h du matin…

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  6. Mrgee Mrgee

    Évidemment aucun ne peut donner de précision, le projet n’était pas même envisagé que les premiers commerçants devaient fulminer. Pourtant pas un ne dit que le 12 janvier ils ont explosé leur chiffre d’affaire, et pas un seul ne cherche des idées originales pour lancer le commerce dans le centre ville (animations, réductions…). En tout cas vive la ville sans bagnole!!

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  7. Puig Puig

    Le problème de certains marseillais, c’est qu’ils ne mettent jamais les pieds en dehors de leur ville.
    Que ces soi disant restaurateurs, ou plutôt vendeurs de sous vide et de bouille au colin aillent voir comment fonctionnent les grandes villes d’Europe.
    Même à Naples, on piétonnise, pour le plus grand bien de tous.
    Tant de bêtise crasse et d’archaïsme, c’est désespérant.

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  8. Dom Dom

    5 euros le verre de lait pour mon fils de 2 ans dans un café près du Pavillon M…voila aussi pourquoi on préfère aller boire un verre ailleurs !

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  9. Ro g Ro g

    Je fais fi de ces marchands de soupes aux prix exorbitants, ce que je sais par expérience, c’est que le coté Rive Neuve était un lieu de vie nocturne bien vivant auparavant, et qu’il se dégrade au fil du temps, j’ai eu à subir le manque de place en fin de semaine au parking de la place aux Huiles, et que sans stationnements interdits du type voie des bus, ou sur les trottoirs il n’était pas aisé de passer une soirée sur Rive Neuve . Vrai que les (jeunes) Marseillais de tous temps viennent en voiture et tachent de se garer au plus près, aujourd’hui c’est pareil, mais avec les boulets ou les potelets plus de stationnement sur le trottoir, la police aussi officie la nuit à verbaliser, et avec la piétonisation du Vieux Port je pense que la vie nocturne coté Rive Neuve va mourir de sa belle mort. Mais cela ne préoccupe pas, je pense, les élus de MPM .

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  10. tonigab tonigab

    Tous ces restaurants sont surtout très très très nuls, à part 1 ou 2 d’entre eux. Cuisine insipide, mauvaise parfois, préfabriquée, chère, service nul, lieux sales, parfois immondes, et j’en passe. Qu’ils fassent leur métier au lieu de pigeonner tout le monde et leurs restos seront pleins à craquer.

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  11. La Vigie La Vigie

    J’espère que MPM et la ville ne céderont pas à ces gémitifs qui voudraient transformer les quais rénovés en un immense parking. OUI À UN VIEUX PORT PIÉTONNIER !

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  12. citoyen marseillais citoyen marseillais

    Imaginer que les marseillais vont sortir en bus et en métro, ce n’est pas connaitre sa ville !! On ne doit pas obliger le sgens à prendre les transports en commun ! les commerçants du vieux port s’expliquent mal, évidemment que nous ne pouvons pas accepter que les voitures se garent sur le vieux port!!! Mais il faut construire de manière urgente des places de stationnements dans les rues adjacentes, attention toutefois à ne pas les faire à des prix exorbitants !! Pour cela je conseille à Gaudin et Caselli pour une fois de respecter les procédures de mise en concurrence et de ne pas les détourner pour engraisser leurs amis généreux soutiens électoraux.

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  13. Fanfan la Tulipe Fanfan la Tulipe

    On peut franchement se demander qui, comment et dans quel intérêt (sûrement très personnel) peut se déclarer contre une telle réussite ? Nous ne sommes pas nés avec 4 roues, mais avec 2 pieds, 2 oreilles et, en plus, 1 nez !…
    Je suis résident du 2ème arrondissement, plaisancier, automobiliste, piéton et aussi cycliste en ville. Je ne suis pas riche, je fais donc des choix pour m’autoriser certains plaisirs tout en assumant certaines contraintes .
    Je possède un 4×4 et paie 120 € par mois pour garer un carrosse (dont j’ai nécessité dans le cadre de mes activités), afin de ne pas risquer chaque mois de prendre de mauvais PV après avoir en vain cherché une place de stationnement pendant plus de 30 mn…
    Je travaille, et, chaque fois que je le peux, je me déplace dans Marseille en vélo.
    En somme, un marseillais assez banal.
    La semi-piétonisation est pour moi un véritable bonheur: bonheur du calme retrouvé (beaucoup moins de bruit, presque plus de circulation), bonheur esthétique (sans les barrières de bois, les espaces piétons agrandis et la perspective retrouvée sur la mer apportent fluidité et apaisement), bonheur de reprendre possession de lieux qui étaient devenus glauques (trottoirs défoncés, espaces privés de certains clubs nautiques peu entretenus, voire sales), bonheur de bénéficier, en tant que plaisancier, de pontons neufs et aux normes de sécurité, de « cabanes » en bois équipées de WC, de douches, d’un bureau, d’un atelier et d’une salle de rencontre des adhérents (que demander de plus ?!), bonheur de ne plus devoir, en tant que piéton, slalomer entre les pare-chocs sur les trottoirs du Quai du port devenus parking automobile gratuit pour la clientèle de certains restaurants chaque jeudi, vendredi et samedi soir… Bonheur de voir ce vieux figuier rescapé des travaux, tanqué fièrement au milieu de ces belles dalles de granit, bonheur de voir les pourtours du plan d’eau reprendre l’allure qu’ils avaient à l’époque où le cœur du Vieux – Port battait de vie, de commerces, de piétons allant et venant, de bateaux chargeant et déchargeant leurs marchandises… Comme quoi que l’on peut aimer se souvenir d’où l’on vient, vouloir conserver les traces de son passé, de son histoire, tout en étant résolument et positivement tourné vers l’avenir.
    Qui est disposé à croire que le chiffre d’affaires des restaurateurs (lesquels, d’abord ?)a considérablement baissé en raison de l’absence de places de stationnement le long des quais ? Ces gens-là voudraient nous faire avaler que leur clientèle était essentiellement composée des quelques automobilistes venus se garer devant leur établissement ? (quelle chance de trouver une place !!) Il devait y avoir en tout et pour tout 150 emplacements, payants, par ailleurs… répartis sur l’ensemble des restaurants du Quai du Port, une misère ! Et quand bien même nous admettrions cette énormité : cela prouverait bien une chose, c’est qu’il y a de l’éducation à faire chez les marseillais. Se garer dans un parking souterrain (Charles de Gaulle, Mairie, République, Centre Bourse, ils ne manquent ni de places, ni de proximité !) ne relève pas de l’exploit, mais de la civilité. On ne voit même pas pourquoi cela serait négociable. Ils sont trop chers ? Quand on a les moyens de dépenser une soixantaine d’euros à 2 pour un repas au restaurant, on doit normalement avoir la capacité de débourser quelques pièces de plus pour son moyen de transport, qu’il soit bus, métro, tramway, vélo ou… parking. Tiens, au fait, cela devrait créer de la clientèle pour les taxis, ceux-là même qui demandaient il y a peu de temps une indemnité en raison des nuisances subies pendant les travaux …
    Et puis, quel est le plaisir de manger dans un restaurant du Vieux-Port, si c’est pour avoir vue sur parking et bouffées de gas-oil de l’entrée au dessert ?
    Gageons que dans quelques semaines, les terrasses seront pleines.
    Est-ce que dans ce cas ces quelques restaurateurs déçus et leurs agitateurs viendront féliciter haut et fort celles et ceux qui ont eu le courage de décider de la semi-piétonisation ? Est-ce qu’ils inviteront à leur table les marseillais qui auront financé, si toutefois elle est acceptée, l’indemnité qu’ils réclament ?
    Allez, trop beau, ce Vieux-Port ! Moi, je m’y régale déjà avec les yeux ! Je suis sûr que nous y serons de plus en plus nombreux et que salles de restaurants et terrasses de cafés vont petit à petit se remplir, que de belles nouvelles habitudes seront alors vite prises, qui assureront à ces commerçants de belles journées bien remplies. Si on s’y met tous, à mettre en valeur les événements positifs, nos vies seront plus gaies, nos discours et nos actes plus constructifs.

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  14. jdeharme jdeharme

    A mon humble avis une manœuvre de certains restaurateurs donc pas ceux qui font de la qualité pour obtenir une diminution de leurs impôts et taxes. D’ailleurs la provence indique déjà que MPM serait prêt à leur faire cadeau de 3 mois de ristourne sur leurs redevance. Si tel est la solution adoptée j’invite Marsactu à nous le dire, de façon à ce que tous les citoyens de Marseille aient une ristourne de leurs impôts locaux pour également 3 mois car après tout c’est la crise pour tout le monde et certainement bien plus pour certains que pour les restaurateurs alors l’égalité devant l’impôt doit être la même pour tous

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  15. jdeharme jdeharme

    En plus avec l’économie réalisée sur ces 3 mois d’impôts rendus aux marseillais on pourra aller dépenser au restaurant

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  16. Matthieu Mercinier Matthieu Mercinier

    Il faut dire que pour les Marseillais c’est un grand choc, pouvoir aller en ville en métro car il ne ferme plus à 10H30, c’est un boulversement sans nom. 🙂

    En attendant j’ai déjà des amis de Mazargues qui se garent à Dromel pour aller en ville en métro, la révolution est en marche!

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  17. Anonyme Anonyme

    Des fortunes en impôts que paient tous les marseillais pour faire un beau Vieux-Port qui de façon indiscutable valorise fortement leurs commerces à brève échéance, et tout ce qu’ils trouvent à faire ces escrocs du bon goût culinaire, c’est pleurer et chialer devant les 3 mémés élues qui ne captent rien à rien – moi, je leur enverrais l’Hygiène, l’Urssaf et l’Inspection du Travail, et ils couineraient beaucoup moins ! ils feraient même les canards tout doux

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  18. Puig Puig

    Comment peuvent-ils calculer leur chiffre d’affaires puisqu’ils ne tiennent pas de compabilité sincère et qu’ils ne se font payer qu’en liquide ?

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  19. Marseillais fatigué Marseillais fatigué

    Juste pour mémoire, qui a fait le plein pendant le lancement de Marseille Provence 2013 le 12 janvier et a du refuser du monde et réaliser un chiffre d’affaires sans doute bien conséquent en une seule soirée: les restaurateurs du Vieux Port!

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  20. biz biz

    Il n’y a pas un projet d’aménagement dans un site touristique sans que les commerçants ne se plaignent d’une perte de chiffre d’affaire. Habituellement il est prévu des indemnisations durant la période des travaux (pour les commerçants qui en font la demande). Je vois mal nos collectivités ne pas avoir mis en place un tel dispositif sur un projet aussi sensible ?

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  21. Electeur du 8e Electeur du 8e

    En relisant cet article, je vois mieux ce que regrettent les adeptes du tout-bagnole : le magnifique parking en silo qui valorisait naguère le cours d’Estienne d’Orves… Un ouvrage qui avait de l’allure… 😉

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  22. de la Marsiale de la Marsiale

    Le Vieux-Port n’est pas un Centre commercial.
    Le Vieux-Port n’est pas un Centre commercial.
    Le Vieux-Port n’est pas un Centre commercial.
    Le Vieux-Port n’est pas un Centre commercial.
    Pourquoi pas des vendeurs de kebab, merguez et autres churros à ND de la Garde ??

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  23. Anonyme Anonyme

    Ridicule! on n’a jamais vu autant de monde sur le Vieux Port depuis la piétonnisation! si vraiment ils n’ont pas de clients, il faudrait plutôt s’interroger sur la qualité de ce qu’ils servent et sur le service…
    Quant aux parkings, il y en a plein le quartier, des sous-terrains.
    Ils regrettent juste de ne pas avoir la possibilité de garer leur grosse bagnole bien en vue devant leur resto, c’est tout.

    Vivement la piétonnisation totale! et des commerçants marseillais honnêtes!

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  24. Anonyme Anonyme

    Les limonadiers nous les gonflent Si la bouffe n’était pas un job juteux aurait-on vu remplacer la seule maison de la presse et librairie du coin ,riche en publications étrangères remplacée par un improbable « restaurant » ?

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