Plan d’urbanisme : “Il y a une volonté politique latente d’embourgeoiser le centre-ville”
Depuis lundi et jusqu'au 4 mars, la métropole soumet à enquête publique le plan local d'urbanisme intercommunal qui encadre l'urbanisation des 18 communes autour de Marseille. Deux mois à peine après le drame de la rue d'Aubagne, l'association un Centre-ville pour tous s'inquiète des effets de ce document. Interview.
Plan d’urbanisme : “Il y a une volonté politique latente d’embourgeoiser le centre-ville”
Commentaires
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PLU, PLUI, PLAI, PLS, OAP, et autres acronymes dont les contenus basiquement abstrus rebutent et finissent par détourner le bas peuple, les gens de peu, la France d’en-bas, les sans-dents, les damnés de la Terre, de leur course vers un logement social décent. Pendant que les promoteurs immobiliers tels que Kaufman & Broad, Eiffel, Vinci et autres profiteurs professionnels interprètent la législation, les gens modestes peuvent bien se prendre leurs immeubles sur la tête ! N’est-ce pas Monsieur Jean-Claude Gaudin qui se dit effrondré à la vue des immeubles effrondrés de la rue d’Aubagne ?
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Descendu hier la rue de la République vers le Vieux Port : en quelques mois une bonne dizaine de magasins supplémentaires ont fermé, la “réussite” de la première section est déjà du passé, alors qu’elle était censée faire taire les critiques ; il est vrai que dédiée au commerce de moyenne gamme alors qu’elle relie deux centres commerciaux de moyenne gamme, c’était un bel exemple d'”attractivité” gaudino-moraino-gillo-muso-vassalienne.
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Ça avait commencé à prendre (en mettant à mal la rue Saint-Fé), ça a été flingué par les terrasses du port.
Pourtant, ça aurait été une belle artère commerçante de centre-ville, un peu nos “grands boulevards” à nous, puisqu’on aime souvent citer des références.
Les terrasses du port ont tout démoli. Mais cette municipalité fonctionnant par “coups”, sans vision d’ensemble, je pense que ce centre commercial n’était même pas envisagé quand ils ont commencé à faire la rue de la République.
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L’ambition, si l’on peut dire, de Gaudin et de son gang était d’opposer une concurrence à Plan-de-Campagne et aux autres centres commerciaux “non-marseillais”. Il a oublié un petit détail : la concurrence des centres commerciaux marseillais s’exerce aussi à l’encontre des commerces marseillais, et notamment des plus proches, et d’autant plus facilement que la déambulation dans le centre-ville de Marseille présente peu d’agrément…
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Tout est dit par PH CARESE ci dessous:
J’AI PLUS ENVIE
J’ai plus envie…
J’ai plus envie de me prendre le quart-monde dans la gueule chaque fois que je mets un pied sur la Canebière.
Je m’apprêtais à écrire une chronique rafraîchissante pour un magazine d’été riant, bien décidé à taire mes énervements habituels. J’avais pris de bonnes résolutions, rangé ma parano dans ma poche et mes colères avec mes tenues d’hiver, au fond d’un placard. Je m’apprêtais même à faire de l’humour. Quelques fois, j’y arrive. Mais voilà… Une randonnée pédestre éprouvante entre les Cinq Avenues et le cours d’Estienne d’Orves a sapé mon moral et éradiqué mes résolutions optimistes.
J’ai plus envie de relativiser. J’ai plus envie de faire de l’humour. Et j’ai plus envie de subir ce cauchemar quotidien…
J’ai plus envie de supporter toute la misère du monde à chaque coin de rue.
J’ai plus envie de slalomer sans cesse entre des culs-de-jatte mendiants, des épaves avinées et des cartons d’emballages de fast-foods abandonnés sur le bitume chaotique du premier arrondissement.
J’ai plus envie de cette odeur de pourriture qui me saute à la gorge, de cette odeur d’urine à tous les angles de travioles, de cette odeur de merdes de chiens écrasées sur tous les trottoirs, de ces relents de transpiration et de crasse sur les banquettes arrière du 41.
J’ai plus envie de perdre des heures en bagnole dans un centre-ville laid, dévasté par manque total de prise de conscience individuelle et d’organisation collective.
J’ai plus envie de voir ma difficile survie professionnelle lézardée par des bureaucrates en R.T.T, assenant au petit peuple que la voiture est un luxe inutile, eux qui n’ont sans doute plus pris un metro depuis des lustres.
J’ai plus envie de me retrouver sur le parvis de la gare Saint Charles à onze heures du soir avec mes jambes et ma mauvaise humeur comme alternative à l’absence totale de transports en commun et à la présence suspecte de rares transports individuels qui frisent l’escroquerie.
J’ai plus envie.
J’ai plus envie de baisser les yeux devant l’indolence arrogante de jeunes connards.
J’ai plus envie de jouer les voitures-balais pour de malheureux touristes étrangers bouleversés, fraîchement dévalisés par des crétins sans loi ni repère.
J’ai plus envie de me retrouver à chercher des mots d’apaisement et à soliloquer des propos hypocrites sur la fraternité et la tolérance lorsque mes enfants se font racketter en bas de ma ruelle.
J’ai plus envie de me laisser railler par ces troupeaux d’abrutis incultes, vociférants et bruyants au milieu des trottoirs qui n’ont qu’une douzaine de mots à leur vocabulaire, dont le mot « respect » qu’ils utilisent comme une rengaine sans en connaître le sens.
J’ai plus envie de contempler mon environnement urbain saccagé par des tags bâclés et des graffitis bourrés de fautes d’orthographe. L’illettrisme est un vrai fléau, il plombe même l’ardeur des vandales.
Et aussi
J’ai plus envie de voir les dernières bastides mises à bas, les derniers jardins effacés d’un trait négligent sur des plans d’architectes en mal de terrains à lotir.
J’ai plus envie de cette ville qui saccage son passé historique sous les assauts des promoteurs (le comblement de l’îlot Malaval est une honte).
J’ai plus envie de cette ville qui perd sa mémoire au profit du béton.
Et encore
J’ai plus envie d’écouter poliment les commentaires avisés des journalistes parisiens en mal de clichés, plus envie d’entendre leurs discours lénifiants sur la formidable mixité marseillaise. Elle est où, la mixité ? De la rue Thiers au boulevard des Dames, la décrépitude est monochrome.
J’ai plus envie de traverser le quartier Saint Lazare et de me croire à Kaboul.
J’ai plus envie non plus de me fader encore et toujours les exposés béats de mes concitoyens fortunés, tous persuadés que le milieu de la cité phocéenne se situe entre la rue Jean Mermoz et le boulevard Lord Duveen. Désolé les gars, le centre ville, à Marseille, c’est au milieu du cloaque, pas à Saint Giniez. Tous les naufrages économiques de l’histoire récente de ma ville tournent autour de cette erreur fondamentale d’appréciation de la haute bourgeoisie locale.
J’ai plus envie de ce manque d’imagination institutionnalisé, plus envie de palabrer sans fin avec des parents dont la seule idée d’avenir pour leur progéniture se résume à : « un boulot à la mairie ou au département ».
J’ai plus envie d’entendre les mots « tranquille » « on s’arrange » « hé c’est bon, allez, ha » prononcés paresseusement par des piliers de bistrots.
J’ai plus envie de ce manque de rigueur élevé en principe de vie.
J’ai plus envie de l’incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d’ambition comme profession de foi.
J’ai plus envie des discours placebo autour de l’équipe locale de foot en lieu et place d’une vraie réflexion sur la culture populaire. J’ai plus envie non plus de me tordre à payer des impôts démesurés et de subir l’insalubrité à longueur de vie.
J’ai plus envie de m’excuser d’être Marseillais devant chaque nouveau venu croisé, décontenancé par sa découverte de ma ville… Ma ville !
Et pourtant, Marseille…
Pourquoi j’ai plus droit à ma ville ? Merde !
Philippe Carrese, pour Mars Mag, juillet 2006
Que peut’on rajouter ?, rien.
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oui … je pense que l’auteur de ce texte devrait aller passer un week-end à Kaboul, ensuite on pourra en reparler !
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Gros coup de gueule de Philippe Carese, auteur de polars aux éditions de l’Ecailler (défuntes?) qui en son temps en avait heurté plus d’un, tant le verbe était violent. Pour autant, cette litanie comportait un certain nombres de réalités, une accumulation de problématiques mais aussi de tares marseillaises. Pour le reste si Kaboul est la référence pour Marseille alors…
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Marsactu, j’ai analysé sérieusement le PLU, dans le cadre de mon travail, je vous propose de donner la voix à quelqu’un comme moi afin de donner plusieurs analyse, après ce premier entretien. Qui a par exemple remarqué que le PLUI prévoit une diminution de 60% de l’accueil de nouveaux habitants sur le territoire ? Jean-François Ceruti n’a pas étudié sérieusement le PLUI quand il parle d’un risque de densification, car le PLUI propose l’inverse, une dédensification à l’extrême…
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Il serait effectivement intéressant d’avoir un “autre son de cloche” avant les “accroches” définitives.
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@Kukulkan: j’ai tendance à vous croire car projet de dédensification et d’étalement dont vous parlez me semble parfaitement en adéquation avec la vision rétrograde de nos élus, mais est-ce que vous pourriez être plus précis et nous dire en deux mots ce qui selon vous trahit cette volonté?
Merci d’avance
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La densification du bâti est à l’oeuvre partout dans la partie “urbaine” de Marseille. Il suffit de voir les projets immobiliers partout, qui détruisent le moindre espace vert disponible, dans l’hypercentre mais aussi autour où il y a(vait) encore de la verdure.
Elle ne se fait pas au nom du “développement durable”, mais du business et de la voracité immobilière.
Et elle n’est pas du tout antinomique, pour ces gens, avec l’étalement continu en périphérie et l’artificialisation des terres (car pour le BTP et l’immobilier, c’est fromage ET desserts).
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1/ Il est possible de densifier de manière qualitative, avec une réflexion sur l’insertion urbaine, les espaces verts, etc… Mais il faut pouvoir permettre de construire la ville sur la ville dans les endroits bien desservis, même si ça gêne quelques voisins et que ça change un peu le quartier.. Sinon on accueille plus la croissance démographique, si faible soit elle…
2/ Cette volonté de dédensification traduit, je pense, la volonté de consensus avec les CIQ et les maires de secteurs (un certain NIMBY…).
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Cher LaPlaine , les propos de CARESE sont violents, sans doute, mais Marseille est violente dans ses travers ,mais aussi dans son quotidien.
C’est la dure réalité .
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Mais je n’en doutais pas un seul instant, c’était un peu le sens de mon commentaire.
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Alors pour être précis, il y a une volonté politique latente d’embourgeoiser toute la ville.
Voir par exemple la (non)politique de la Ville dans les quartiers Est, qui a favorisé la construction de lotissements pour changer la sociologie de ces arrondissements, qui étaient cruciaux pour les élections municipales.
Dans les quartiers sud, plus aucun logement social n’est construit depuis 25 ans. Ils étaient déjà minoritaires (et parfois plutôt agréables), mais c’était encore trop pour Gaudin et son équipe.
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Suite à la discussion avec un notaire : depuis que Gaudin est à la tête de la ville le message est le même : AUCUN logement social dans le 6/8 tant que Gaudin en est le maire (où il est réélu depuis belle lurette)
Le message est clair non ?
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Le centre ville de Marseille a toujours été populaire et cosmopolite ,derrière les façades des immeubles “bourgeois” des cours Lieutaud ,Saint-Louis , Belsunce ,derrière la Mairie se cachait l’habitat populaire de ceux qui travaillaient notamment , sur le port ! Pour ma part la diversité de la population qui parcours la Canebière m’enchante et je n’hésite pas à faire mes courses “à Noailles” ! Les lamentations de M Carese n’apportent rien !Marseille, doit positiver et s’ assumer comme Porte de la Méditerranée ! Comment ? En favorisant l’organisation d’évènements culturels permettant de découvrir la littérature ,la musique ,l’architecture ,le cinéma, la mode etc. des pays du Maghreb et du Moyen Orient ,de la Turquie que nous connaissons mal et qui ne se limitent pas ,loin de là, au wahhabisme! Par ailleurs les cultures subsahariennes et comoriennes méritent aussi d’être mieux connues
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En clin d’oeil à Philippe Carrese, j’aurais envie de répondre:
J’ai plus envie de voir l’agenda culturel de ma ville phagocyté par les questions communautaires.
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Mais … le centre ville meurt déjà de sa paupérisation et sa ghettoïsation.. Justement c’est peut-être un des seuls endroits de France où il faut faire de la mixité en sens inverse, c’est à dire, non pas amener des logements sociaux dans les quartiers “riches”, mais plutôt réussir à attirer une population plus variée, qu’elle soit étudiante ou “classe moyenne”. Le centre ville de Marseille est un couvre-feu le soir, c’est l’endroit le plus glauque de France, on est loin de Belleville ou Ménilmontant où se croisent toutes les populations immigrées du monde, les architectes et les étudiants dans un charmant désordre. On est loin du compte à Belsunce et Noailles. Certes, on pourra toujours mentionner quelques bars mythiques de Noaillesoù certains avertis réussissent à passer d’excellentes soirées…mais tout le secteur Belzunse et arrière Vieux-Port, et même le Vieux-Port est une catastrophe, on se croirait en guerre tellement c’est déserté, vouloir garder cette absence de mixité dans le centre ville relève de l’idéologie aveugle totalement contre productive puisqu’en fait Centre Ville pour tous souhaite plus de pauvres là où ils sont déjà tous concentrés… J’ai rarement entendu plus stupide mais c’est sûrement un signe de l’époque
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Entièrement d’accord. Promouvoir la mixité sociale dans le centre ville, c’est y attirer des gens dotés d’un pouvoir d’achat un peu au dessus de la moyenne. Je ne vois pas l’intérêt de se battre pour y maintenir la pauvreté.
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La vous devriez lire notre contribution plutôt que de lancer des invectives, cest trop facile d’écrire n’importe quoi anonymement.
Vous y verrez que CVPT propose un ratio de 50% de logements sociaux dans les quartiers sud et beaucoup moins dans les quartiers nord.
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Pas la peine de s’engueuler ! D’autant que l’un n’empêche pas l’autre. Produire des logements HLM décents dans de l’ancien réhabilité ou du neuf de bonne qualité, n’empêche pas d’attirer des étudiants et des classes plus aisées en centre ville (cf. Toulon qui est en train de réussir à le faire).
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Ce serait bien si Marsactu, et les lecteurs/commentateurs que nous sommes autour, lançait un vrai chantier de pédagogie et de débat sur ce document et les politiques qui en découleront.
Il va enfin y avoir un politique d’urbanisation réfléchie globalement et dans du long terme à Marseille et sur l’ensemble de la métropole : c’est une super bonne nouvelle !
Les pouvoirs politiques actuels ont naturellement implicitement tendance, et probablement explicitement le projet, d’accentuer la ségrégation spaciale et sociale afin de faire de la politique d’habitat une nouvelle étape de la création d’une sociologie qui leur soit électoralement favorable. On ne s’attendait à rien d’autre !
Les lobbys des grandes entreprises du BTP et de la promotion doivent déjà avoir des équipes d’experts qui travaillent pour faire pression afin d’optimiser ce futur plan en fonction de leurs intérêts. On ne s’attendait à rien d’autre !
La question est qu’allons nous faire, nous, citoyens critiques et conscients désireux d’intervenir directement dans la politique de notre ville et de notre métropole.
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Pourquoi rien n’est fait dans le PLUI pour rendre obligatoire l’expertise d’un architecte avant quelques travaux que se soit, intérieur comme extérieur. Ce serait judicieux dans des parties de ville comme la rue d’Aubagne.
Et de toutes façon c’est bien d’avoir un réglement mais il faut le faire respecter !
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toutes les critiques sont libres, mais le mieux c’est d’aller lire le travail de Centre Ville Pour Tous avant, non?
sur le PLUi le resumé est sur le site web, https://www.centrevillepourtous.fr
et le texte complet est téléchargeable en bas de page.
Par ailleurs voir ITW sur le sujet dans 20 minutes du jour :
https://www.20minutes.fr/societe/2424103-20190115-marseille-enquete-publique-plan-local-urbanisme-plus-segregatif-jamais-elabore-debute
J’y cite à titre d’exemple l’emplacement réservé pour mixité sociale de la Rue Korsec qui disparait du nouveau PLUi, c’était le seul ER imposant une part de logement social du premier arrondissement.
Interpellée lors de la présentation du futur PLU en mairie du 2-3 , Caradec avait eu le culot de répondre “c’est parce qu’on a fait le “citystade”, et c’est pas compatible avec du logement social”; Hola l’hypocrisie!
en fait vous pouvez aller voir, la parcelle du 3,5,7 rue Maurice Korsec est toujours en friche, ce qui veut dire que les hypocrites vont filer ca à un promoteur ami..
Ainsi se fabrique la ségrégation socio spatiale, concrètement au jour le jour, merci à nos élites!
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Oui, oui !
On n’est pas obligé d’être d’accord avec Centre Ville pour Tous sur les conclusions, en revanche avec cet appel à la mobilisation vous faites vraiment ce qu’il faut !
La compréhension de ce document par le public le plus large et la prise de conscience de son importance pour permettre de le critiquer et de le faire évoluer, est clairement l’acte politique le plus important que l’on peut poser à Marseille depuis longtemps et probablement le dernier que l’on pourra poser avant longtemps (compte-tenu de l’atonie des organisations politiques et de l’incapacité à s’organiser avant les municipales pour espérer se débarrasser des héritiers de Gaudin) !
Connaître, comprendre, critiquer et si possible faire évoluer ce document d’ici fin mars puis, dans le futur, pouvoir confronter les politiques publiques qui seront effectivement mises en oeuvre au plan qui sera adopté, voilà en soi un programme politique à mise en oeuvre immédiate et à long terme pour une opposition citoyenne !
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