Avant d'être absorbée par la métropole, la communauté du pays d'Aix a couché sur son testament le centre aquatique de Venelles. 28 millions d'euros à la construction, près de 2 millions d'euros de frais de fonctionnement, 22 agents affectés : le lieu représente une forme de gabegie aux yeux des élus marseillais. Pour leurs homologues du pays d'Aix, il est en revanche le symbole d'une intercommunalité efficiente.

Il est grand, il est beau, il est tatoué, il est conseiller municipal de Marseille. Pour ceux qui l’auraient oublié, le nageur médaillé olympique Frédérick Bousquet est aussi un des élus qui siègent face à Jean-Claude Gaudin dans l’hémicycle de Bargemon : conseiller municipal délégué à la capitale du sport et conseiller métropolitain. Jeudi soir, il a sorti son mini slip de bain bleu-blanc-rouge pour participer à grands coups de battoirs à l’inauguration de la piscine de Venelles, petit bijou aquatique avec vue sur le Luberon et la Sainte-Victoire.

L’histoire peut paraître belle comme une réconciliation métropolitaine. Un élu marseillais se met à l’eau pour le centre aquatique du pays d’Aix. Elle fait sourire Georges Cristiani, maire de Mimet, opposant farouche à la métropole devenu un de ses vice-présidents chargé justement des équipements métropolitains. « C’est un beau symbole, c’est ça que vous devriez mettre dans votre journal ».

Pourtant l’élu le sait bien. Cette piscine dernier cri, son bassin de 33 mètres taillé pour les épreuves internationales de water-polo, sa piscine olympique extérieure chauffée, sa « rivière à courant » et « ses banquettes massantes » sont loin de faire l’unanimité dans la métropole, notamment à Marseille. Totalement payée sur fonds publics, elle est un symbole des travaux qui ont poussé un peu partout avant que les intercommunalités ne fusionnent dans la métropole le premier janvier 2016. « A la métropole, quand on parle de Venelles, on parle beaucoup de sa piscine », avoue le maire de la commune depuis 2015 Arnaud Mercier (Les Républicains).

28 millions d’euros la piscine

La communauté du pays d’Aix (CPA) était le seul territoire où les 36 communes membres avaient décidé de mutualiser les piscines. Après les 10 millions dépensés pour la piscine Virginie-Dedieu de Fuveau en 2013, 28 millions d’euros ont été investis pour ce bassin de natation qui vient compléter le parc des sports Maurice Daugé, sis en bordure de l’autoroute A51. A l’année, elle devrait coûter entre 1,4 et 1,8 million d’euros par an pour son seul fonctionnement, avec 22 agents métropolitains affectés à temps complet. De quoi faire baver les rares piscines municipales marseillaises qui fonctionnent avec trois ou quatre fois moins de moyens.

venelles-synchro

Alors la piscine de Venelles fait partie de ces petites histoires que l’on glisse au journaliste curieux pour dénoncer les charges que la métropole va devoir assumer à l’insu de son plein gré. Forcément, l’exemple concerne toujours le territoire voisin alors que le sien s’est évidemment montré vertueux. « C’est comme l’Arena du pays d’Aix, ils se sont précipités parce qu’ils pensaient, ou feignaient de penser que la métropole allait les manger. Alors la logique ç’a été : dépensons tout l’argent qu’on peut », maugrée-t-on dans l’entourage de Jean-Claude Gaudin, le président de l’institution. Lors d’un déjeuner avec la presse en juin, Jean Montagnac, le maire de Carry-le Rouet et vice-président en charge du budget, avait lâché une petite pique entre deux coups de fourchette : « On n’a pas fait la métropole pour faire des piscines. » Le leitmotiv est aujourd’hui repris et complété par Roland Blum, le vice-président aux finances proche de Jean-Claude Gaudin :

« C’est un héritage du passé et je peux vous dire qu’il n’y en aura pas deux comme ça, en tout cas, tant que je suis là. On vient d’embaucher 22 personnes pour ce centre aquatique. Je trouve ça tout à fait démesuré. Ce n’est pas le job de la métropole ni de construire ni de gérer ce genre d’équipement. »

 

Dans le pays d’Aix, l’histoire racontée est bien différente. Pour eux, il n’était pas question de faire la planche en attendant la métropole. « Nous avons simplement suivi un plan de charge que nous avions dessiné en 2003-2004. Nous n’avons pas accéléré les choses particulièrement », justifie Michel Boulan, vice-président aux sports du pays d’Aix, devenu depuis conseil de territoire, dépendance de la métropole. Dans une ex-CPA où les clivages politiques n’ont jamais vraiment existé, le député-maire du Puy-Sainte-Réparade venu en voisin, Jean-David Ciot (PS) admet tout de même « la métropole a obligé à tout accélérer ». Mais tout cela a du sens, ainsi résumé par le maire de Venelles : « il s’agissait d’un choix politique, celui de développer l’apprentissage de la nage pour que tous les enfants du pays d’Aix sachent nager ». Cet argument est repris par tous les élus aixois avec en sous-texte : « suivez mon regard, tel n’est pas le cas partout dans la métropole ».

« La métropole allait nous ruiner »

Ce jeudi, toute l’ancienne communauté s’est réunie et c’est Maryse Joissains qui s’est présentée en cheffe de rang, fière du bon coup réalisé : « La métropole allait nous ruiner mais on a continué ! ». En vantant « un miracle de la continuité républicaine puisque trois maires se sont succédés pour impulser ce projet », la maire d’Aix-en-Provence a répondu à distance aux détracteurs du projet : « Si Jean-Claude veut faire l’égalité complète, je ne suis pas contre un gros tuyau qui nous amène la mer dans le pays d’Aix ! »

venelles-ruban

Le projet paraît clairement démesuré pour la seule ville de Venelles. Mais pour l’heure, l’équipement semble rencontrer son public bien au-delà des frontières communales. Les tarifs sont attractifs et la Ville revendique la venue de 2200 personnes en moyenne depuis l’ouverture au mois de juin. Aux yeux des élus présents, la piscine serait donc le symbole d’une intercommunalité heureuse où chaque commune y trouve son compte, où l’on se répartit les équipements : à toi la salle de spectacles, à moi la piscine. Les poloïstes du PAN, le Pays d’Aix natation, viendront jouer leurs matches dans l’enceinte avec tribune. Les écoliers du secteur viendront y apprendre le crawl. « Mais nous avons conscience que nous découvrons là un vestige du passé », résume Michel Boulan. En clair, la piscine de Venelles est sans doute le dernier équipement aquatique de la métropole avant longtemps.

La barque surchargée de la métropole

L’avenir immédiat est celui d’une institution encore balbutiante qui doit faire face à des enjeux colossaux, notamment en terme de transports et de développement économique. Loin des piscines donc. La loi prévoit d’ailleurs que les équipements sportifs soient une compétence optionnelle de la métropole. Avant de regarder la championne de natation synchronisée Virginie Dedieu exécuter un de ses numéros, Arnaud Mercier a interpellé le représentant dépêché par Jean-Claude Gaudin, Eric Le Dissès. « C’est la métropole qui gère ce centre, et on l’espère pour longtemps », soutient-il face à une large assemblée. À lui seul, le seul budget piscine correspondrait à près de 20 % du budget de fonctionnement communal. Venelles ne peut donc rien faire sans une aide extérieure. Le conseiller métropolitain chargé des équipements sportifs lui répond qu’il l’aidera dans ce sens. « Avec mes cheveux blancs, j’ai passé l’âge de croire au Père Noël, abonde Roland Blum. C’est un héritage et, encombrant ou pas, la métropole va devoir le gérer. »

venelles-plaque
La plaque commémorant l’inauguration mentionne la présence du président Jean-Claude Gaudin même s’il n’était pas là.

Avant de passer la main, les précédentes institutions ont chargé la barque de la future institution en lançant des projets, tout en négligeant quelque peu leur financement futur. Il y a des doublons mais personne n’est alors prêt à lâcher. Marseille et Aix tiennent tous deux à leur Arena, celle d’Aix est d’ailleurs déjà en chantier aux Milles. A l’arrivée, Roland Blum a fait le calcul :  « Les territoires ont pris le catalogue et ils ont tout coché. Pour cette année, si l’on cumule toutes les demandes des territoires qui sont des coups partis ou presque partis, on atteint 680 millions d’euros. Or, la métropole ne peut investir que 480 millions d’euros. » Le maire de Carry-le-Rouet, Jean Montagnac qui gère le budget de la métropole mène donc les discussions pied à pied pour convaincre les uns et les autres de différer leurs projets : « Je l’ai dit au maire de Venelles : les maires me disent tous qu’eux aussi, ils ont des dépenses et que ça coûte en fonctionnement. Je trouve un peu cavalier d’avoir chargé la mule des dépenses. C’est un mariage où la mariée est déjà enceinte avant la cérémonie – et pas du mari ! »

En réponse, Georges Cristiani dénonce « la dette d’un milliard et demi d’euros transmise par la communauté urbaine de Marseille » et « les réalisations pharaoniques comme la piétonnisation du Vieux-port et son ombrière ou le tramway rue de Rome ». A qui que revienne la faute, la conclusion est là : « Je ne vois pas ce que la métropole va pouvoir décider de nouveau avant 2020 car on ne pourra pas absorber l’ensemble des projets qui ont été lancés, explique Roland Blum. Mais on ne peut pas rater le lancement de la métropole en ne faisant que de l’accessoire ! » A défaut de se mettre d’accord, chacun se tourne désormais vers l’Etat, promoteur de la nouvelle institution. Du montant de son aide dépendra quasi exclusivement l’avancée de la métropole. Réponses attendues d’ici la fin de l’année. Cette fois, les plongeons de Frédérick Bousquet ne suffiront pas à sauver la mise.


Eaux pluviales : quand Marseille a aussi ses petits secrets

Les gros sous ont leur saint des saints. Une organisation où tout se mesure à l’euro près quand il s’agit de décider qu’un domaine géré auparavant par la commune doit être géré par la métropole ou inversement. A chaque fois, la collectivité qui cède une compétence doit compenser ; c’est-à-dire verser une somme d’argent équivalente au travail supplémentaire que cela va représenter pour la collectivité qui la reçoit. La Clect, pour commission locale d’évaluation des charges transférées, est là pour ça. C’est un des prochains chantiers de la métropole et nul doute que les élus présents veilleront à ce que leurs voisins ne se paient pas sur la bête métropolitaine.

C’est sans doute ce que Marseille a anticipé. Peu de temps avant la naissance de la nouvelle institution, la Ville a transféré à la communauté urbaine la gestion des eaux pluviales, une mesure imposée par la plus haute juridiction administrative du pays, le Conseil d’État. Le hic ? La somme versée en compensation a été largement sous-évaluée. Comme l’a remarqué la chambre régionale des comptes, en 2014 et en 2015, la Ville de Marseille a versé 7,2 millions d’euros quand l’ensemble de la compétence pluviale s’élevait à 21 millions d’euros. « Les montants retenus par la ville de Marseille s’appuient sur des évaluations datant de 2001, qui ne sont plus d’actualité », se sont émus les magistrats financiers.

Il faut dire que cette décision était intervenue après une simple convention signée par la Ville et la communauté urbaine. Pas de Clect donc. Celle-ci ne se réunira qu’en 2015 et le montant bondira pour atteindre un nouveau montant de 10,8 millions d’euros, soit une augmentation significative de 50%. L’accord a finalement été validé le 16 décembre 2015, quinze jours avant l’entrée en vigueur de la métropole, en accord avec la communauté urbaine mourante. Mais on est encore  loin du montant global et la Ville de Marseille réalise toujours une belle économie. La situation sera-t-elle révisée ? Si ce devait être le cas, les discussions s’annoncent tendues entre le vice-président aux finances de la métropole Roland Blum et son homologue à la Ville, Blum Roland.

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Jean-Marie Leforestier
Journaliste

Commentaires

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  1. kloug kloug

    Le fait de qualifier ce projet de sprint final dépensier avant la concrétisation de la Métropole est proprement ahurissant de méconnaissance et de manque de rigueur et d’investigation journalistique !! Ce projet est un vieux serpent de mer de plus de quarante ans, type rocade L2, antérieur même à la naissance de celui qui a écrit ces lignes, et bien sûr de l’idée même de métropole. Il en était déjà question, à une échelle plus réduite, avant toute idée d’intercommunalité aixoise. Si le coût en est devenu pharaonique, c’est bien à l’évolution générale des prix durant cette période qu’il le doit, et c’est bien dans le cadre de la CPA qu’il était parfaitement justifié, tant en termes de financement que d’opportunité géographique ( y compris pour l’arrière pays vauclusien et donc au delà de la métropole). De plus les longues fermetures d’Yves Blanc à Aix et de celle de Pertuis pour rénovation vont en faire l’unique équipement de ce type disponible.
    A bon entendeur.

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    • Jean-Marie Leforestier Jean-Marie Leforestier

      Bonjour
      j’entends ce que vous dites. Je dis bien dans cet article que deux versions s’opposent et je ne nie pas qu’il s’agit d’un projet ancien. Cf. La citation de Michel Boulan.
      Le fait est qu’il y a un public et les fermetures d’yves blanc et de pertuis y contribuent. Ce n’est ni la patinoire de Marseille ni la Villa Méditerranée ni le stadium de Vitrolles.
      Ceci dit, certains peuvent tout de même douter du caractère prioritaire de l’équipement. Et si le pays d’Aix avait attendu la métropole, je doute qu’il aurait pu obtenir sa construction.

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  2. Un électeur du 9 ème Un électeur du 9 ème

    Compte tenu des modes de vie (domicile / travail / commerces / loisirs etc.), des transports et axes routiers le cadre communal (et la fiscalité qui va avec) est complètement dépassés. Ces frontières communales n’ont plus aucun sens aujourd’hui et certains quartiers de Marseille sont beaucoup plus proches d’autres communes qu’entre eux.

    Les équipements culturels et sportifs s’adressant aux publics les plus larges (bibliothèques, piscines, salles de sport en particulier ) devraient s’inscrire dans le cadre d’un schéma directeur d’agglomération structurant.

    Parler de gabegie à propos d’une piscine comme le font les élus marseillais qui sont incapable de rénover les quelques piscines existantes dans la ville et d’en construire de nouvelles (alors qu’eux même ont leurs piscines privées ainsi que celle du Cercle des Nageurs Marseillais) montre à quel point ils méprisent le bien-être et la santé de la population.

    En effet la fréquentation régulière d’une piscine permettrait de maintenir la forme physique et de réduire les dépenses de santé ! Elles devraient en outre comme celle de Gémenos être couplée avec une salle de sport. C’est d’ailleurs tellement vrai qu’on y trouve pratiquement les même machines que dans certains centre kiné afin de faire travailler les différents muscles du corps.

    Ce cadre communal sert seulement à maintenir et à reproduire une classe politique élue par une infime minorité de la population (voir les taux d’abstention) alors que les instance communautaires devraient être élues au suffrage universel aussi longtemps que l’on n’aura rien trouvé de mieux.

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  3. martine Colombani martine Colombani

    c’est une attitude délibérée de l’agglo et des anti métropole; tout faire pour plomber ses finances et la contraindre d’augmenter les impôts pour pouvoir dire: « on vous avait prévenus » – qui va vérifier si les avances consenties par l’agglo sont bien remboursées par les communes: exemple: une avance sur 10 ans à Mimet pour l’acquisition du Château-bas: 135 000€/an

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  4. mathon13127 mathon13127

    Le titre de l’article est particulièrement trompeur. « Venelles se paie une piscine sur le compte de la métropole ». En fait, la CPA a « offert » une piscine à Venelles et la Métropole a récupéré la compétence « piscine » de la CPA. Que les marseillais commencent par balayer les piscines devant leur porte avant de commenter les événements hors Marseille. Tiens, ils n’ont qu’à remettre en service la piscine de l’Abbé Seysse au Panier !

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    • Jean-Marie Leforestier Jean-Marie Leforestier

      Vous aurez évidemment lu notre article sur la piscine de Panier; )
      Sur le titre effectivement je confesse un regret : nous avons choisi un titre qui peut poser mal les choses. l’argent a été versé par la CPA en quasi totalité et ce sont les frais de fonctionnement qui sont assumés par la métropole au même titre qu’un emprunt qui court toujours.

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    • mathon13127 mathon13127

      J’ai bien entendu lu votre article sur cette fameuse piscine mais, pour la petite histoire, je m’y suis aussi baigné dans ma tendre jeunesse, ayant fait « mes classes » au « patro » de l’Abbé Seysse.

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  5. Un électeur du 9 ème Un électeur du 9 ème

    J’ajoute à mon commentaire précédent la remarque suivante :

    La Métropole de Montpellier, au cœur d’une agglomération attractive et en plein développement, s’est dotée d’une compétence sur les piscines :
    «Montpellier Méditerranée Métropole au coeur d’encourager au quotidien la pratique sportive pour tous dans ses différents équipements sportifs. Notamment dans le réseau des 13 piscines de la Métropole qui maille le territoire et accueille chaque année plus d’un million d’usagers !» voir : http://www.montpellier3m.fr/vivre-

    alors que Marseille est, hélas, une ville qui décline et va faire décliner sa Métropole …

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  6. Oreo Oreo

    Il serait bien que Marsactu fasse le décompte des « éléphants blanc » s entrés dans le giron de la Métropole : tour la Marseillaise, incinérateur de Fos,.. Il est à craindre que cette surcharge ne submerge sa lige de flottaison !

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  7. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Que les piscines soient une compétence communautaire ou métropolitaine ne me paraît pas choquant. C’est le cas à Strasbourg aussi, et ça permet de répartir ces équipements en fonction des besoins, et non en fonction de la richesse des communes. Gémenos a les moyens de se payer son bassin, tandis qu’à Marseille ils sont presque tous sinistrés…

    Il y a d’ailleurs, me semble-t-il, une autre piscine métropolitaine ici : celle de Cassis, créée par l’ex-CUMPM. N’a-t-elle pas été transférée à la métropole ? Combien coûte-t-elle chaque année ?

    Ce qui me gêne un peu plus, c’est cet entre-deux : les piscines ne sont pas une compétence communautaire ou métropolitaine, sauf exceptions. Pourquoi des exceptions ici ou là, et pas ailleurs ?

    Je suis au demeurant étonné que ces exceptions soient possibles, dans le cas de l’ex-MPM comme dans celui de la métropole, dès lors que la compétence n’est pas transférée à l’institution.

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  8. libre_arbitre libre_arbitre

    30 millions d’euros ? Ils réfléchissent un peu ces « pseudo responsables » politiques de tout bord ? …. on vante en plus un bassin de 33 mètres destiné à des épreuves internationales de water polo !!!!! foutaises ….combien y aura -t-il d’épreuves de ce genre s’agissant d’un sport très confidentiel qui n’attire pas les foules ? Je crois qu’on part en saucisses comme dirait l’autre…. Prompt à critiquer l’État sur la baisse des dotations ces politicards mériteraient qu’on leur coupe encore plus le robinet de l’argent public ….. 30 millions !! incroyable mais vrai et surtout consternant lorsqu’on les voit tous satisfaits… tout ça par rejet de la fusion des intercommunalités …. vive le gaspillage de notre argent avec lequel on joue comme on jouerait trois €uros six cents au Casino d’Aix en Provence

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      La piscine de Cassis, financée par MPM, a coûté environ 10 millions € à ma connaissance, montant à comparer aux 28 millions € de celle de Venelles. J’espère que pour ce prix, le carrelage de cette dernière est en marbre de Carrare et la robinetterie en or massif…

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  9. JL41 JL41

    Photo de l’article : c’est le rire du Ravi à Venelles ?

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  10. Alain Dex Alain Dex

    On pourrait remplir la piscine avec l’eau de pluie.

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  11. Martial Maurette Photographe Martial Maurette Photographe

    Cher Jean-Marie Leforestier
    Journaliste (Freelance, Marsactu.fr, Le Ravi)
    Marseille, France
    Avant de commenter, permettez-moi de vous dire que j’ai lu (2 fois, entièrement) votre « papier ».
    Venellois, je ne peux écrire « article »… Tant les jeux de mots  » Com’ … » me gênent.
    Ce projet, contraint et forcé par feu la CPA, au détriment des venellois (payeurs des « pots cassés », absolument non prioritaires pour les heures d’accès, notamment d’apprentissages scolaires. …Et il est vrai que ça vient en nombre, de Pertuis, Aix, Marseille,…) Sans parler de ce qui fâche, dès qu’on se pose de vrais questions, de bon sens, sur l’avenir prospectif de ce nouveau centre commercial.
    Implanté au cœur du « Parc » forestier, dit naturel !
    Et rien sur le non-sens d’un rond-point oublié, pour absorber la dangerosité du nouveau trafic routier vers ces bassins aquatiques « …en inox » ?
    Est-ce un « …journaliste… (avec Carte de presse) » qui a écrit « tout ça » ? Je ne l’ai jamais croisé dans les rares réunions d’information venelloises, houleuses, sur ce projet non villageois. Mots de « maux », écrits encore une fois, d’après …communiqués de presse et publicités institutionnelles ? (Malgré, on le sent, quelques questions vers initiés de la cour, entre deux portes politiciennes. Mais pas ceux qui vont en pâtir; les villageois.)
    Chez MarsActu, est-ce un secrétariat de rédaction, voire l’infographiste stagiaire, qui cherche les titre et chapô racoleurs, comme d’habitude en presse du XXIème ? Quant aux « Photos » non signées, euh…, je préfère n’en rien dire.
    Néanmoins, Expression libre,
    Respects

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    • Jean-Marie Leforestier Jean-Marie Leforestier

      Bonsoir Martial,
      J’aimerais vous répondre et essayer d’expliquer ma/notre démarche. Vous regrettez que nous n’interrogions pas la pertinence de cet équipement en soi. C’est vrai, nous ne le faisons pas. Mais c’est un choix, ce n’est pas notre angle. L’objet de cet article état de raconter l’histoire métropolitaine de cette piscine. À nos yeux, elle raconte cette nouvelle institution et c’est tout l’objet de cet article. Comment expliquer les discordes politiques bien réelles autour d’un équipement aujourd’hui propriété d’1,8 million d’habitants ? En quoi ce débat est-il représentatif des enjeux de la métropole ? Voilà les interrogations de départ et l’objet de cet article.
      Le passage que vous baptisez de com’ sur la rivière à courant ou les « banquettes massantes » sont effectivement issus des déclarations de com. Mais je pensais avoir glissé dans ces références un peu d’ironie et donc de prise de distance.
      Sur le titre, je me suis déjà exprimé plus haut dans ce fil de commentaires et je vous renvoie à la réponse déjà faite.
      Dernier point, qui j’imagine vous touche particulièrement étant donnée votre profession, les photos ne sont pas de qualité exceptionnelle, j’en conviens aisément. Néanmoins, elles sont miennes, ce qui explique qu’elles ne soient pas signées.

      J’espère que ces quelques réponses vous auront permis de mieux comprendre nos intentions.

      Jean-Marie Leforestier, journaliste.

      PS : Merci de me faire penser à actualiser mes réseaux Linkedin et Viadeo, en sommeil depuis trop longtemps.

      Signaler
  12. Martial Maurette Photographe Martial Maurette Photographe

    Bonjour Jean-Marie Leforestier,

    1-Merci d’avoir compris que je ne vous attaquais pas, mais que je suis plutôt gêné par l’ambiance actuelle en « …Presse ». Je vous renvoie à la lecture de Slate :
    …les mots ont un sens… ( http://www.slate.fr/story/123555/critique-journalisme)
    2-Je n’ai rien dit sur la « …qualité… » (immense débat) des photos, c’est le principe de non-signature qui me déplait. De plus, si c’est le journaliste-rédacteur-vidéaste-infographiste-assistant-chauffeur… qui les documente, ça ne fait que confirmer mon désarroi professionnel.
    3-Vos intentions …? Que pourrais-je subodorer ?
    4-N’est-il pas poli de se renseigner sur l’inconnu a qui l’on écrit ? (Tic, Toc, de métier ?)
    Respects, à bientôt

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  13. Louis Dupont Louis Dupont

    Pour ma part « l’affaire de la piscine de Venelles » pose plutôt le problème de l’asséchement des financements pour les équipements sportifs et culturels du territoire. La CPA avait fait des piscines des équipements communautaires ce qui a permis au territoire de se doter d’équipements de qualité et de maintenir l’offre. Le SAN avait une régie culturelle communautaire. Aujourd’hui tout est reversé aux communes et les équipements culturels et sportifs ne vont se concevoir que dans une utilisation purement communale. On est bien loin des économies d’échelle et d’une institution métropolitaine efficace au service des habitants.
    Marseille se plaint de l’Aréna Aixoise?? Quel cynisme. Ce projet est bien antérieur au projet Marseillais qui est toujours dans les cartons des études.
    La phrase de Roland Blum (« la Métropole n’a pas été créée pour faire des piscines ») est bien malheureuse et complétement à contre courant de ce que nous montre les autre métropoles qui se dotent toutes de schémas directeurs et de politiques sportives réfléchies à l’echelle de l’intercommunalité.

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  14. Martial Maurette Photographe Martial Maurette Photographe

    J’ai du mal à vous comprendre @laurentdupont.
    Je ne cesse d’entendre, en direct lors d’interviews ou en conseils municipaux, que les maires ne peuvent plus rien organiser, décider, mais n’ont plus qu’une gestion responsable, tout juste locale, à maintenir et s’aperçoivent « au jour le jour » de problèmes non prévus, à subir, enclenchées par les instances décisionnelles, supérieures, omnivores.
    …Au service des habitants… ? On rêve. Ou on cauchemarde.
    C’est selon  » l’angle ! « 

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