Massilia Sound System se paie un film pour ses 30 ans

Actualité
le 16 Juin 2016
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Ce jeudi soir au théâtre Silvain sera présenté en avant-première le documentaire Massilia Sound System de Christian Philibert, le réalisateur des films d'Espigoule. Aucune aide publique n'a été apportée à la réalisation de cette œuvre dont les protagonistes partagent la dénonciation du centralisme culturel.

Christian Philibert et les membres de Massilia Sound System Photo : ReggaeLover
Christian Philibert et les membres de Massilia Sound System Photo : ReggaeLover

Christian Philibert et les membres de Massilia Sound System Photo : ReggaeLover

“La musique a toujours joué un rôle fondamental dans ma vie, et il est devenu évident que j’allais faire un film sur les Massilia quand j’ai su qu’ils auraient 30 ans”. C’est dans la petite salle du cinéma des Variétés que le réalisateur Christian Philibert a choisi de présenter son documentaire Massilia sound system sur […]
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Commentaires

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  1. reuze reuze

    Le centralisme culturel est une explication un peu facile.
    D’une part, ce n’est pas nécessairement aux structures nationales de soutenir tous les projets, les institutions locales ont leur part de responsabilité dans le manque de structuration de la scène musicale régionale.
    D’autre part, l’image des Massilia au niveau national n’est pas tant liée à leur positionnement social ou politique qu’à leurs aspects folkloriques (contemporain mais folklore tout de même). C’est une différence majeure entre les Massilia et un groupe comme Zebda, qui est ancré localement mais porte un message social audible au niveau national et qui est mieux identifié politiquement.
    Dans ces circonstances, ce n’est pas étonnant qu’un film sur le groupe ne suscite pas un intérêt démesuré de la part d’acteurs nationaux.

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    • catherine catherine

      Ce n’est peut-être en effet pas tant les acteurs nationaux qui devraient soutenir ce type d’ initiative. La décentralisation a été pensée en ce sens. Mais les collectivités territoriales, les nôtres, ici, ne lèvent pas le petit doigt… Et ont une politique culturelle qui tend au néant provençaliste…

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    • leravidemilo leravidemilo

      Heu, ben non. Pour ce qui concerne le cinéma français, ce raisonnement n’est pas vraiment pertinent; Sans pour autant exonérer les acteurs locaux/régionaux, et particulièrement le conseil régional (Vauzelle et Estrosi) de leurs responsabilités, la question est bien posée du financement national de ces films. Le cinéma français dans son entier (production/distribution/exploitation) repose en effet sur une économie très spécifique, qui est d’ailleurs un des marqueurs de l’exception culturelle. (Une de nos spécificités qui risquent fort d’ être mis à mal par les mortifères traités TAFTA et CETA, dans un très proche avenir). Le CNC distribue nombre d’aides à la création, à la politique d’auteur, à l’art et essai… qui sont financées par des taxes, sur le cinéma en salle, les diffusions télé et autres V.O.D. La seule taxe spéciale additionnelle sur le prix des billets de cinéma (12,72% quand même) rapporte plusieurs centaines de millions d’euros/an, de l’ordre de 800 si ma mémoire est bonne,. Les aides sont diverses et l’une d’entre elle est essentielle pour la production des films, l’avance sur recettes qui, comme son nom l’indique doit être remboursée, et permet ainsi durant (et par) l’exploitation d’un film de re financer les capitaux avancés pour sa production et sa distribution. Sans cela nous ne serions plus, depuis longtemps, une des grandes cinématographies mondiales, et nous aurions le droit d’aller au cinéma voir, essentiellement, des films américains (ce qui est le cas dans nombre de pays…) Quand j’irai voir ce film (je n’y manquerai pas!) je payerai donc une taxe qui ira financer la production d’un autre film.Bon, ce système complexe d’aides est essentiel et vital à notre cinéma mais, n’est pas pour autant parfait ni juste. Parmi les diverses raisons de cet état de fait, tout d’abord le fait que le cinéma est, dans le même temps et depuis le début, un art et une industrie, qu’il y a là des gros (très) gros et des petits (tout petits), et des rapports de force (s’y illustre régulièrement le vieux dicton paysan: il pleut toujours où c’est mouillé). Mais il y a aussi , parmi bien d’autres raisons, la concentration des instances à Paris, et un certain jacobinisme culturel qui sévit toujours et fait bien des dégâts… Au final, il n’est ni juste ni “normal” que ce film ne bénéficie pas des aides auquel il a droit. Allons le voir, c’est la meilleure aide qui soit!

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