L’étang de Bolmon, petit joyau naturel coincé entre aéroport et industries

Reportage
le 18 Fév 2025
0

À l'ombre de son grand frère de Berre, le méconnu étang de Bolmon regorge lui aussi de biodiversité cachée. Géré par la métropole, il voit également peser sur lui la pression des activités humaines.

Des colonies de flamants roses, visibles depuis l'observatoire des Paluns. (Photo : VA)
Des colonies de flamants roses, visibles depuis l'observatoire des Paluns. (Photo : VA)

Des colonies de flamants roses, visibles depuis l'observatoire des Paluns. (Photo : VA)

Une petite vingtaine de personnes patientent sur le parking de Patafloux, à Châteauneuf-les-Martigues, sous la bruine persistante de février. Caché derrière une zone artisanale, le point de rendez-vous pourrait annoncer une sortie shopping. Mais l'endroit est plutôt fréquenté par des promeneurs, traînés là par leurs compagnons à quatre pattes. Patafloux n'est pas le nom d'une enseigne commerciale : les Châteaunevais savent qu'il suffit de se garer là et de contourner la barrière en bois pour pénétrer dans cette forêt de pins d'Alep, qui s'étend sur plusieurs hectares.

C'est ici qu'Élodie Gerbeau a donc donné rendez-vous pour une "visite guidée de l'étang de Bolmon". La jeune femme est la gardienne du lieu. "Ne vous fiez pas à mon insigne « Conservatoire du littoral », c'est la métropole Aix-Marseille qui assure la gestion", débute celle qui est donc "plus écologue que conservatrice" et accessoirement fonctionnaire de la collectivité. La visite du jour, elle, s'inscrit dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides, événement dont le nom prête à sourire, mais qui a pour but de rappeler l'importance écologique de celles-ci. Caché entre la forêt de Patafloux, donc, et les marais de la Palun, l'étang de Bolmon et ses berges regorgent d'une biodiversité insoupçonnée, sur laquelle pèsent indéniablement les activités humaines.

Une forêt propriété de Total

"Ce site protégé est en extension. Avec le Conservatoire, nous rachetons petit à petit des terrains que l'on dépollue. Ici, avant, il y avait une décharge et une casse auto . . .

Violette Artaud

Commentaires

ordre

0 commentaire


Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres

ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.