Les copropriétés dégradées cherchent toujours un pilote pour leur requalification

Décryptage
le 8 Fév 2017
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Près de deux ans après le rapport Nicol qui dressait un tableau sévère des politiques de lutte contre l'habitat indigne, les partenaires publics peinent à s'entendre sur un pilote, une méthode et un calendrier pour agir dans les grandes copropriétés dégradées.

Un des bâtiments du Parc Corot, une des copropriétés très dégradées du 13e arrondissement.
Un des bâtiments du Parc Corot, une des copropriétés très dégradées du 13e arrondissement.

Un des bâtiments du Parc Corot, une des copropriétés très dégradées du 13e arrondissement.

Le rapport Nicol sur les errances de la politique contre le mal-logement à Marseille sera-t-il enterré avec la bouteille de vitriol dans lequel le haut fonctionnaire avait trempé sa plume ? C'est ce qu'on pourrait craindre après un échange un peu vif en conseil municipal ce lundi entre la conseillère municipale socialiste Marie-Arlette Carlotti et l'adjointe en charge du logement, de la rénovation urbaine et de la politique de la Ville, l'UDI Arlette Fructus.

La première se désolait de ne pas voir la Ville s'emparer des outils mis en place par le gouvernement. "La loi ALUR permet de recourir à de nombreux outils et vous les refusez. Il s'agit par exemple des opérations de requalification des copropriétés dégradées, les Orcod, pilotées par l'établissement public foncier, énumère l'ancienne secrétaire d'État. Un décret permet désormais la mise en place de permis de louer pour éviter les marchands de sommeil ou enfin la mise en place de mesures d'encadrement des loyers comme à Paris mais aussi Lille ou Grenoble. Mais, ici, on n'y réfléchit même pas."

Pas d'Orcod pour l'EPF

Dans l'hémicycle, la réponse d'Arlette Fructus ne se faisait pas attendre, cinglante : "La ministre du logement nous propose d'agir mais elle souhaite que nous mettions en œuvre une Orcod sans aucun financement. Elle a proposé à l'établissement public foncier d'augmenter la taxe spéciale d'équipement. Ce n'est pas possible. Nous n'augmenterons pas . . .

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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3 commentaires


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  1. LOU GABIAN

    Evidemment rien contre les propriétaires et rien contre les syndics : c ‘est le contribuable qui doit payer.
    Sans parler des élus véritable caricature de l’action publique, entre compassion , incompréhension, je m m’en foutisme, haine, racisme et clientelisme

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  2. Pitxitxi

    Il faudrait construire un casino ou un téléphérique au milieu de ces logements insalubres, c’est peut-être la condition sine qua non pour que les acteurs politiques se bougent le maffre et s’activent pour avoir des financements.

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  3. Oreo

    Il faut que les propriétaires payent, pas seulement et toujours les collectivités publiques. Il faut que les loyers perçus par les copropriétaires mauvais payeurs, les fameux « marchands de sommeil », soient versés directement au syndicat de copropriété dès 3 trimestres de retard dans le versement des charges. Mais là on s’attaque à la rente foncière, un des principaux revenus des classes moyennes et supérieures !

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