Les commerçants de la Plaine et du cours Julien alertent sur un climat d’insécurité

Actualité
le 7 Août 2020
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Échaudés par de nombreux épisodes de violences, les commerçants et riverains du cours Julien et de la Plaine multiplient les alertes auprès de la municipalité et de la préfecture de police. Les représentants des commerçants ont été reçus à l'hôtel de Ville mardi afin d'envisager les premières mesures d'urgence.  

Terrasses en soirée au Cours Julien (Image PID)

Terrasses en soirée au Cours Julien (Image PID)

Trois personnes ont été tuées, ces derniers mois entre la Plaine et le cours Julien, le plus souvent après une bagarre qui a mal tourné. Habitués aux tensions dans ce secteur festif et bouillonnant, riverains et commerçants se disent quotidiennement confrontés à de multiples rixes et incivilités, qui n’ont, selon leurs témoignages, fait qu’augmenter au cours des derniers mois et semaine. Ils y voient le symbole dramatique d’un important déficit de sécurité.

Situés à cheval entre trois arrondissements (5e, 6e et 1er), les commerçants craignent de voir leurs quartiers se transformer en “vitrine des incivilités marseillaises”. Excédés par une atmosphère décrite comme étouffante, plusieurs d’entre eux se disent prêts à jeter l’éponge face à la “lenteur administrative” et se surprennent à rêver d’actions coup de poing. D’autres s’organisent, échangent entre eux en permanence pour se transmettre les alertes, et tentent de dialoguer avec les services de la Ville et les autorités policières.

“Tous les soirs il se passe des choses”

Nombreux sont ceux qui se disent désemparés, en proie à la colère et la peur depuis des semaines. Multipliant les appels au commissariat local depuis la fin du confinement, plusieurs membres de l’association des commerçants de la Butte se sentent abandonnés. C’est le cas de Sandrine, gérante d’un bar à vin rue Saint-Michel. “Tous les soirs il se passe des choses, c’est pas gérable. On a en face de nous des gens totalement incontrôlables, prêts à tout. On n’obtient aucune réponse de la part de la police, on ne se sent ni entendus, ni en sécurité pour ouvrir nos commerces”, livre-t-elle.

On ne se sent ni entendus, ni en sécurité.

Sandrine, gérante d’un bar à vin

Craignant pour sa sûreté, elle s’inquiète aussi de l’installation d’un climat délétère dont pâtissent ses clients. Un sentiment partagé par la gérante d’un commerce non loin de la place Jean-Jaurès, qui souhaite rester anonyme. Elle dit devoir fermer son établissement plusieurs fois par jour, “lorsque ça commence à trop s’échauffer”. Fermer plus tôt le soir, ouvrir plus tard le matin, un nouveau train-train qu’elle assure n’être pas la seule à adopter. “J’attend depuis trop longtemps une main tendue. On a l’impression qu’ils attendent qu’on soit morts pour intervenir”, souffle-t-elle. Réticente en temps normal à la présence policière, Sandrine plaide elle aussi pour une intervention d’urgence : “on est des gens cool, on est pas pro police ou pro sécurité mais là, c’est vital”. 

Gérant de la salle de spectacle le Molotov et à la tête des commerçants de la Butte, Fabien Chabord se veut rassurant malgré le tableau dépeint. “On prend les choses en main, on demande tout ce qu’il est possible de faire au niveau des services de la police et de la mairie”. Il tente d’embrasser toutes les réclamations afin de les faire remonter aux autorités, qu’il a déjà rencontrées par deux fois. Outre la présence policière, c’est le besoin de médiation qui ressort le plus souvent.

La représentante de Plus belle la nuit, une association spécialisée dans la réduction des risques liée à la vie nocturne, en est convaincue. Fervente partisane de la mise en place d’une politique de la nuit spécifique elle explique : “Les violences au cours Julien sont certes contextuelles mais elles sont aussi récurrentes, surtout l’été. La présence de travailleurs sociaux et de médiateurs la nuit pourrait apaiser les tensions”. 

“Tout reste à faire”

Ces violences, Yannick Ohanessian, adjoint en charge de la tranquillité publique et de la sécurité, en a pris connaissance. Répondant aux nombreuses alarmes, le tout nouvel élu a réuni autour de la table ce mardi 4 août commerçants, travailleurs sociaux, forces de police et représentants de la Ville. À l’issue de cette première concertation il prévoit la mise en place de mesures de “court et moyen terme”.

Agissant de concert avec la préfecture de police – qui n’a pas répondu à nos sollicitations – il annonce la création “d’une ligne directe entre les commerçants et la police, le renforcement des patrouilles de CRS et de la police nationale aux heures sensibles, entre 23 heures et 3 heures et une extension de la présence de la police municipale entre 8 heures et 19 heures”. Afin de compléter un dispositif encore naissant, il précise travailler à la mise en place de maraudes de médiateurs de nuit en lien avec la commission de la vie nocturne, chapeautée par Chantal Langlais et l’adjointe à la vie nocturne Rebecca Bernardi. Ces maraudes pourraient être mises en place à la rentrée.

La Plaine et le cours julien cristallisent tout ce qu’il se passe dans Marseille.

Pierre Benarroche, maire des 6/8

Satisfait de ces échanges, Fabien Chabord espère pouvoir constater de rapides avancées­: “J’ai vraiment confiance, je suis peut-être un peu enthousiaste, on verra par la suite. Mais des mesures semblent être prises à la fois pour les problèmes urgents et les problèmes de fond comme les problèmes sociaux”. Maire PM des 6/8, Pierre Benarroche a été désigné coordinateur des trois secteurs municipaux concernés par ces quartiers. Il était également présent lors de la réunion  et se veut optimiste : “c’est un sujet extrêmement important et tout reste à faire”. Il faudra attendre les premiers éventuels résultats avant de s’en satisfaire.

Pour le maire de secteur, l’enjeu est de taille : “La Plaine et le cours Julien cristallisent tout ce qu’il se passe dans Marseille”, estime-t-il. Pendant la campagne, l’adversaire LR de Michèle Rubirola, Martine Vassal avait à de nombreuses reprises dénoncé des violences dans ces quartiers en les reliant directement au Printemps marseillais. Les trois secteurs concernés ont plutôt voté pour les listes de rassemblement à gauche.

L’enjeu sécuritaire est d’autant plus crucial. Avant le second tour des municipales, le Printemps Marseillais avait d’ailleurs déjà promis, dans un lettre ouverte adressée au collectif des Riverains de la Plaine, d’agir pour une prise en main renforcée de la zone. Il faudra sans doute plusieurs mois pour vérifier si ces premières mesures seront suivies d’effets.

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Commentaires

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  1. raph2110 raph2110

    Tous les jours on constate une montée en puissance de la violence, de comportements agressifs et gratuits, sans en connaître véritablement l’origine ? La Plaine et le Cours Julien sont des vitrines pour certains, pour exister de quelques façons que ce soit. Il est regrettable qu’en cette période difficile pour tous, on ne puisse pas trouver des espaces de respiration dans la sérénité. Je plains les restaurateurs qui après été fermés doivent maintenant travailler dans la crainte et risquent dans ce moment de reprise d’activités, d’assister à une désertion de leur clientèle. Je souhaite vivement que les mesures qui vont être prises seront de nature à ramener le calme dans l’intérêt de tous.

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  2. Brallaisse Brallaisse

    Que faire ?.
    Envoyer des médiateurs pour discuter ?
    Publier un décret municipal interdisant les beuveries et les bagarres ?
    Envoyer la police ?.

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  3. Kitty Kitty

    J’ai du mal à comprendre les premiers pas du PM à la Mairie de Marseille. Hier, la majorité des collectifs (CAN Bus, Laisse béton, défense de la Porte d’Aix, 5 novembre, Nos Quartiers Demain, etc.) étaient réunis pour soutenir le juste combat des habitants de la Porte d’Aix face aux promoteurs d’Euroméditerranée. Alors que les Élus du PM ont pris le temps de médiatiser “l’été marseillais” …, en dehors de S. Barles, ni l’adjointe à l’urbanisme, ni celui à la citoyenneté, ni le 1er adjoint n’étaient présents. Tous les discours des collectifs ont montré que la nouvelle majorité ne répond pas aux demandes de RDV. Avec “l’été marseillais”, les 2 seuls projets qui ont été stoppés concernent des arrondissements “bourgeois” le 7ème et le 12ème. Si le PM poursuit dans une boboisation de Marseille et ne comprend pas qu’il doit absolument écouter les collectifs, alors il y a à craindre que ceux qui ont été l’honneur de Marseille pendant la dernière mandature Gaudin (les collectifs) se désengagent et sans eux, le PM n’aura plus que les yeux pour pleurer. Ceci est valable pour tout ce qui touche aux incivilités évidemment.

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  4. BLeD BLeD

    L’article parle de trois morts : le premier a reçu un coup de couteau en pleine Fête de la musique 2018, sur une place Jean-Jaurès plongée dans l’obscurité. Rappelons que l’équipe Gaudin avait comme tactique le “laisser pourrir” pour justifier ensuite leur politique de la table rase – le chantier Attila de la Plaine en est un triste exemple.
    Avant de tomber dans les bras du tout sécuritaire, posons-nous la question : n’est-ce pas la politique du vide (exil forcé du marché de la Plaine, absence de dialogue et imposition d’un mur de béton autour de la place, mépris pour les habitants et les usagers dans la conception et la gestion chaotique des travaux…) qui a créé, et aggravé, cette ambiance de lugubre no-man’s-land nocturne ?
    Je crois qu’il faut, par exemple, se battre pour le retour du marché trihebdomadaire, et pour qu’il revienne populeux comme il l’était avant, car les forains qui montaient leurs stands à l’aube faisaient le lien entre vie nocturne et activités diurnes, de même qu’ils attiraient une clientèle venue de tous les quartiers de la ville et contribuaient à achalander les cafés de la place et les boutiques de la rue Saint-Michel. En bref, à rendre le quartier vivant et populaire.
    C’est en réinventant cet écosystème d’usages multiples (dont la mairie Gaudin voulait se débarrasser dans un but bêtement spéculatif) qu’on retrouvera un quartier où les gens se connaissent et se protègent les uns les autres.
    Il ne s’agit pas de nier le problème de la violence de certains gremlins, mais la seule réponse sécuritaire n’est qu’une fuite en avant dans la méfiance, la peur et le repli sur soi. La Plaine, depuis toujours, c’est tout le contraire.

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    • Massilia fai avans Massilia fai avans

      J’ai du mal à comprendre qu’on dise que l’insécurité est générée par un mur qui n’est plus là depuis un an, et qu’on veuille faire reposer la tranquillité de la place à des forains. J’ai le souvenir du placier entouré 3 fois par semaine par une dizaine de policiers municipaux pour juste faire son travail. Mais je suis d’accord avec vous sur un point, je connais bien les gens qui commettent chaque jour des incivilités qui pourrissent la vie du quartier, mais en fait je n’ai aucune envie de les protéger.

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    • Magnaval Magnaval

      Vous racontez n’importe quoi. où voyez-vous de la spéculation ?Le marché reviendra quand les travaux (qui ont pris du retard en raison de la guerilla menée par des bandes de crétins avinés), seront terminés. Commencez déjà par respecter les aménagements existants, payés par le contribuable.

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  5. PromeneurIndigné PromeneurIndigné

    A qui profite le crime ? Il existe peut-être des pistes intéressantes à remonter ? Mais il faudrait d’abord placer les perturbateurs en GAV et rattacher le Cour Ju
    et ses abords au même commissariat le plus proche

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  6. RML RML

    Il me semble que tout le monde oublie le confinement. Il a laissé indéniablement des traces. Les tensions sont exacerbées dans le centre ville, bien davantage que les autres années. En ce moment, cest tres perceptible. J habite entre le cours Julien et la rue de Rome, il y a eu une marche franchie depuis le deconfinement. Incivilités, rixes, agacement des personnes, insultes s enchaînent toute la nuit. Le niveau sonore de celle ci a d ailleurs augmenté. Et je ne suis pas a la Plaine ni au Cours Julien.

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  7. barbapapa barbapapa

    Quand d’une part on fait à longueur d’année des manifs en hurlant “tout le monde déteste la police”, et qu’on propose des “médiateurs” pour assurer la sécurité ? il y a un gros hic. Mon avis est que la police, municipale pour les petites incivilités, et nationale pour les choses plus graves, doit faire partie du paysage, être toujours présente et le plus possible dans les rues et appréciée à juste titre pour l’immense service de sécurité rendu.

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    • Brallaisse Brallaisse

      C’est à quoi je voulais en venir, il n’y a pas d’autre solution que la police.

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  8. Orsu Orsu

    Avec la naïveté désarmante de ces nouveaux élus , ce n’est pas demain la veille que va cesser l’insécurité dans ces lieux.
    J ai l’impression qu’ils sont dans l’ incapacité à prendre de telles décisions qui sont contraire à leurs idéaux.
    Il est plus facile de parler du tout permissif quand l’on est dans l’opposition .
    dans la majorité , c’est autre chose. ; ils vont commencer à le comprendre

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    • Pierre Pierre

      Dur d’imputer ce que décrit l’article à une majorité élue en juin alors que nous sommes début aout.
      Il me semble également que le tout permissif ne date d’ailleurs pas d’hier et que ces 25 dernières années n’ont pas été très exemplaires, voir même pas du tout exemplaires en terme de sécurité et du respect des lois, si on parle bien de Marseille.

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  9. petitvelo petitvelo

    La plaine étant fermée, ça concentre les déchaînės, en y ajoutant chaleur , Covid…

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  10. patrick patrick

    on habite depuis 17 ans à notre dame dumont et depuis 17 ans ça craint, on s’en aperçoit aujourd’hui ? incivilité, saleté, voitures cassées, arrachages…

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    • PromeneurIndigné PromeneurIndigné

      N’existe-t-il pas d’autres priorités :par exemple confisquer, en son absence le chariot de Papa OMRI ,un redoutable trafiquant de thé à la menthe

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  11. Pirate Pirate

    La commission de vie nocturne est un serpent de mer sans tête ni queue. ..

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  12. naa naa

    Partir travailler le matin en évitant de s’ouvrir les pieds sur les bouts de verres éparpillés par les balayeuses. Rentrer le soir en slalomant entre les tables des bars et restos. Sortir ses poubelles pour les déposer sur le tas d’ordure qui déborde des bacs. Vivre les fenêtres fermés pour ne pas entendre les sonos des bars, ne pas respirer la fumée des cigarettes et éviter d’être réveillé par des djembés ou des hurlements. Traverser des bandes de mecs totalement défoncés et agressifs si on rentre tard chez soi. Pas de place de parking donc voitures et motos garés n’importe où. Aires de jeux pour enfants habitées et jamais nettoyées…. etc. Les gens doivent se distraire. Les commerçants doivent travailler. Les habitants doivent payer et subir ou déménager et laisser la place pour Airbnb. Dommage, on l’aime notre quartier!

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  13. barbapapa barbapapa

    Triste vérité ! Mais ce n’est pas sans solutions, vécu à Barcelone, quartier Vila de Gracia avec petites rues, vie nocturne et places festives. Les “mossos” (police catalane) très présents et très visibles, surtout le soir. Dès le petit matin, nettoyage ultra dynamique des rues au karsher et au balai, avec des personnels actifs à faire palir les meilleurs des cantonniers marseillais. Les enfants, familles, personnes âgées, jeunes présents tard le soir dans les rues et les places largement garnies en bancs publics, et aussi cette fameuse population qui ressemble à celle de la Plaine et du Cours Julien qui picole et fume et déborde quelquefois.

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    • Magnaval Magnaval

      Des cantonniers efficaces et des policiers présents. Tout ce qui manque à Marseille.

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    • nathdemars nathdemars

      Exact en Espagne c’est mieux géré et la vie nocturne est beaucoup plus agréable et permet à tous d’en profiter .

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  14. FromNow FromNow

    Pas étonnant quand on voit la population souvent plus proche de la sauvagerie que de la civilisation. On pourra toujours couiner sur le besoin de « recréer de nouvelles solidarités » (admirons la novlangue hors-sol), une part de vérité se trouve inévitablement dans la sévérité et la fermeté des réponses.

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  15. nathdemars nathdemars

    C’est un phénomène qui se répand dans toute la Vile , les espaces communs ne sont pas respectés on y fait n’importe quoi à n’importe qui ( places , espaces verts , plages , calanques ) , les coûts de maintenance sont délirants , tout relève de l’éducation , de la prise de conscience , mais surtout maintenant de l’affirmation de valeurs fortes et partagées , le répressif est donc une nécessité dans un 1er temps pour ceux qui croient encore qu’être rebelles c’est casser le bien public et commun.
    Quel élu aura le courage de dire :Marseillais vous vous conduisez mal et ça coûte cher ! ???

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  16. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Je suis passé avant hier à La Plaine en fin d’aprem. Du côté de la Poste et du Petit Nice, il est vraiment agréable avec son extension des terrasses et ses larges espaces de déambulation déjà pas mal ombragés.
    Il y avait des gens aux terrasses, un petit groupe de “vieux” avec leurs chaises pliantes, de nombreux “jeunes” avec des packs de bière et des pets.
    Néanmoins le lieu n’était ni sympa, ni apaisé, ni solidaire… Il est dégueulasse et même en plein jour, je comprends bien qu’il y ait de nombreuse personnes qui puissent le trouver inquiétant.
    Outre le fait que tout est barbouillé de peinture, les mégots, les sachets vides, les emballage de packs de bière, les merdes de chiens, etc. jonchent le sol. Certes il faut de meilleurs cantonniers, mais quand on interdit de fumer sur les plages et que l’on prépare des chartes “plages 0 déchet plastique”, on devrait pouvoir aussi le faire sur les espaces publics intérieurs à la ville. Non ? Et en passant forcément à la fois par l’éducation et la contrainte. Comment faire autrement ?
    La contrainte je l’ai vue s’exercer : par une tenancière de bar, pas par la police municipale. Un groupe de fumeurs de pétards, buveurs de bière a commencé à mettre de la musique un peu trop fort près de sa terrasse. Elle leur a dit d’une manière qui ne souffrait pas de réplique qu’ils avaient intérêt à s’installer plus loin. Elle n’a pas dialogué et ne laisser aucun doute qu’elle ferait exécuter sa décision de vive-force si les gars qu’elle virait ne s’écrasaient pas immédiatement. Elle n’avait manifestement pas l’intention de prévenir la police pour cela mais l’équipe qu’elle avait dans le bar. Ce n’est pas de l’autorégulation ou de l’autogestion de l’espace public. C’est la loi du plus fort.
    Ben moi je trouve que ce n’est pas bon du tout. Je préfère que le plus fort ce soit la personne publique avec des flics, plutôt que des patrons de bras à gros bras.

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    • Brallaisse Brallaisse

      La Justice sans la force est inefficace, la force sans la Justice c’est la tyrannie (Pascal). Le dilemme marseillais est tout entier résumé ici . La décision du politique est attendue.

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    • Avicenne Avicenne

      Il y a une vingtaine d’années, j’étais responsable de la Poste de La Plaine et je vois que rien ne change ! ! Je connaissais à peu près tous les commerçants et les entreprises de ma zone jusqu’au cours Julien, les écoles et les forains bien sûr : tous des personnes vraiment agréables et charmantes, mais il y vit dans ces quartiers, une faune faite de gens avinés , drogués voire souvent les deux

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    • Avicenne Avicenne

      Il y a une vingtaine d’années, j’étais responsable de la Poste de La Plaine et je vois que rien ne change ! ! Je connaissais à peu près tous les commerçants et les entreprises de ma zone jusqu’au cours Julien, les écoles et les forains bien sûr, les prostituées de la rue hiers, les employés de chez Coccinelle, tous des personnes vraiment agréables et charmantes, mais il y vit dans ces quartiers, une faune faite de gens avinés , drogués voire souvent les deux !
      Je ne sais plus combien de fois j’ai fait appel à la police de la rue Nationale (( elle a toujours répondue présente et je l’ai toujours
      remerciée ) mais, parfois je voyais que je ne pouvais circonscrire cette violence par le dialogue et que la police n’arriverait pas à temps, alors, j’appelais les patrons du bar Le petit Nice donc les frères Caramenollis : champions européens de boxe et ceux sont t eux qui m’ont offert cette aide car ils ont un sens moral véritable: j’avais un Pb de violences, ils étaient là, juste une rue à traverser.
      ils ne sont jamais intervenus, ils s’affichaient avec moi dans la salle du public et c’était suffisant !!

      Il est vrai aussi, que j’ai pris à partie gentiment des mères entrain de palabrer qui à 19h30, lorsque je fermais mon bureau, étaient, là, assises sur une couverture et sur La Plaine : les enfants auraient dû avoir : pris leur goûter, fais leurs devoirs, dîner et proches d’aller au lit,
      L’alcoolisme et la drogue sont les choses les plus partagées quelles que soient les origines des personnes dans ces quartiers.

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  17. Vitamines Vitamines

    “Sandrine plaide elle aussi pour une intervention d’urgence : « on est des gens cool, on est pas pro police ou pro sécurité mais là, c’est vital ». ” Braves gens “de gauche”, confrontés à leurs contradictions…. Amusant à voir.

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