Les bains douches de la fondation Abbé-Pierre, "oui mais ailleurs"

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le 20 Fév 2015
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"Vous êtes qui ? Emmaüs ? La Ville ?". Le patron du bar Le Mistral (ça ne s'invente pas), situé rue de Crimée (3e) a de la gouaille et un point de vue bien arrêté. L'établissement de monsieur Marcel fait face au n°149 où la Fondation abbé Pierre a obtenu un permis de construire pour la réalisation des premiers bains-douches marseillais. "Moi, je suis pour. Pareil pour ma femme et les clients. Les sans-abris, ce ne sont pas des pestiférés. S'ils doivent venir prendre la douche et se changer, moi je suis pour. L'abbé Pierre, il a toujours fait que du bien." Cela dit, il reconnaît que dans le quartier "ils sont tous contre".

Une impression confirmée en passant un coup de téléphone au président de la fédération des comités d'intérêts de quartier du 3e arrondissement, André Lassalles qui s'échauffe vite quand on parle du sujet. "On ne dit pas non. On dit oui mais ailleurs", résume-t-il d'une formule. Avant d'enchaîner sur le "quartier le plus pauvre d'Europe" dans lequel "il ne faut pas empiler la misère sur la misère. Des projets comme ça, il y en a trop ici. On va avoir tous les SDF de la ville. Ce n'est pas possible."

Chasse-neiges sur la Croisette

"Est-ce qu'on envoie des chasse-neiges sur la Croisette quand il neige à Embrun ? Là c'est pareil, réagit Fathi Bouaroua, directeur régional de la Fondation Abbé Pierre. Nous voulons l'installer là car nous savons que les sans-abris passent par là entre l'unité d'hébergement d'urgence et le centre-ville. Cette structure pourra également bénéficier aux gens du quartier qui n'ont parfois qu'un lavabo pour se laver." Il revient donc sur la genèse du projet pour étayer son opportunité : "L'accueil de jour que nous avons dans le secteur est prévu pour 100 personnes. Il en accueille 350 avec deux douches. Et il n'y en a pas ailleurs dans la ville. Nous avons saisi l'opportunité d'acheter ce local pour y réaliser dix douches pour les hommes, huit pour les femmes et deux pour les familles. Il y aurait aussi un vestiaire et des consignes."

Des chiffres qui sont contestés par les opposants. Lisette Narducci évoque 80 bains-douches. Quant au président de CIQ, il y va franco. "Ils nous mènent en bateau avec leurs 30 douches. Ils ont 1000 mètres carrés. Une fois qu'ils seront chez eux, ils en feront autant qui veulent." Soit.

Une pétition circule, une manifestation a même été organisée il y a quelques semaines avec en invités le président du conseil général Jean-Noël Guérini et la vice présidente et maire de secteur, Lisette Narducci. Tous les deux sont en campagne pour tenter de sauver leurs sièges de conseillers généraux. Lors d'un récent entretien à Marsactu, Lisette Narducci faisait part de son intention de déposer un recours contre le permis de construire validé par la préfecture. "Je gère l'action sociale au conseil général, dit-elle. On ne peut pas m'accuser d'être anti-sociale. Mais nous avons déjà 30 structures de ce type à la Belle de Mai. Vous croyez qu'il est judicieux d'en ajouter une nouvelle ? J'avais obtenu de [l'adjointe à l'urbanisme] Laure-Agnès Caradec qu'elle donne un avis défavorable au permis. Le préfet est passé outre. J'attaquerai ce permis."

"Un équipement nécessaire"

En préfecture, Marie Lajus gère ce dossier et veut apaiser les esprits. "C'est effectivement la direction départementale des territoires et de la mer qui a donné un avis favorable à ce permis de construire puisque nous sommes dans le périmètre Euroméditerranée. C'est un permis déposé par une structure privée. La Ville a donné un avis défavorable mais en se basant sur l'opportunité et non pas sur des critères urbanistiques. Le permis est conforme au plan local d'urbanisme, il a donc reçu un avis favorable. Ce type d'équipement est nécessaire à Marseille."

Tombée le 15 janvier dernier, la décision préfectorale a eu l'heur de rendre furibard le président Guérini à quelques semaines de son entrée en campagne. Il a donc appelé la préfecture pour obtenir un rendez-vous avec Michel Cadot dans la foulée de la manifestation. "C'était le 17 février. Je m'en souviens bien j'étais avec lui et, juste avant, nous avons rencontré le préfet de police sur les questions de sécurité, rapporte André Lassalles. Mais ce jour-là, le préfet nous a dit qu'il ne pouvait rien faire puisque le permis était valable." Du côté du conseil général, on confirme que le dossier est suivi de près au titre de la compétence générale de l'institution et "parce que le social ne nous est pas totalement étranger". Là encore, on conteste l'opportunité de l'emplacement du projet.

"J'ai reçu un coup de fil du directeur de cabinet du président Guérini, confirme Fathi Bouaroua. Le conseil général veut visiblement trouver une solution alternative à notre projet. Je n'ai rien contre même si nous avons déjà engagé des frais." Car la Fondation n'en est pas à son coup d'essai. Elle avait déjà contacté la Ville pour un immeuble lui appartenant en face des locaux du Samu social. "J'étais favorable au projet mais il était situé sur le périmètre Euroméditerranée II. Depuis 20 ans, Euroméditerranée tente de créer sur cet espace du bâti attractif, de favoriser le développement économique et le rayonnement de Marseille. Ce n'est pas d'ouvrir quelque chose de cet ordre là", commente Patrick Padovani, adjoint à l'hygiène et la santé. À Euroméditerranée, on ne confirme pas avoir été saisi d'un tel projet.

Les limites du yakafokon

Patrick Padovani est également favorable au projet de la rue de Crimée, lui qui tente de mettre en place une politique dans ce domaine. "L'an dernier, pendant les municipales, j'ai déjà bataillé pour que nous signions l'engagement pour l'accès à l'eau. Mais mettre en place des politiques publiques, c'est long et difficile. Le "yakafokon" se confronte aux moyens actuels des collectivités locales. Quand le gâteau se réduit, il faut se battre pour avoir une part, cela vaut pour ma délégation." Cela vaut aussi pour les permis de construire. L'adjoint à la santé était favorable à l'installation des bains-douches rue de Crimée, mais l'entregent de Lisette Narducci à l'Hôtel de Ville a pesé plus lourd.

Une solution médiane pourrait tout de même voir le jour. Au téléphone, le directeur de cabinet du CG13 a évoqué l'idée d'une réunion avec l'ensemble des intervenants dont le directeur national de la Fondation. "Chez nous, les directeurs régionaux ne sont jamais déjugés. Je serai donc présent. J'ai également insisté pour que toutes les collectivités compétentes soient représentées et que cela se passe à la préfecture", précise Fathi Bouaroua qui n'est pas hostile à une autre implantation à condition qu'elle corresponde aux besoins de la population visée. Cette réunion doit avoir lieu dans les tous prochains jours. "Moi je suis convoqué le 27", prévient André Lassalles du CIQ. Toujours le premier au courant, sans doute "grâce à l'action positive du président Guérini".

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Commentaires

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  1. curagiu curagiu

    pourquoi Mr Padovani ne monte t’il pas ces bains douches dans son cher 8éme? on est entrain d’achever le 3éme

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  2. Anonyme Anonyme

    Au lieu de “contester” le projet, M. le président du CG13, qui est paraît-il de gauche, serait bien inspiré de faire le bilan de son action en faveur des quartiers déshérités de Marseille, dont la Belle-de-Mai.

    Faut-il rappeler quelques chiffres ? Le (gros) chéquier du CG13 a, de 2008 à 2013, arrosé abondamment quelques bourgades (http://www.marsactu.fr/politique/aides-aux-communes-du-conseil-general-le-fait-du-prince-a-un-milliard-d-euros-37423.html) : Velaux (310 euros par habitant), La Fare (214 euros par habitant), St-Rémy (193 euros par habitant), tandis que Marseille était au régime sec (6 euros par habitant).

    C’est sympa, après, de pleurnicher sur “le quartier le plus pauvre d’Europe” !

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  3. metropole metropole

    Pire que Fo, pire que le CG, et même pire que la Ville de Marseille…les présidents de CIQ.

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  4. Thierry5413 Thierry5413

    Ah le syndrome NIMBY bien connu. Cacher cette misère honteuse, en voilà un comportement qui honore notre belle devise républicaine “liberté, égalité, fraternité”. Sans commentaire. Toutes ces belles personnes de Gauche versent des larmes de crocodiles. Mais que je suis con, un SDF n’est pas inscrit sur les listes électorales, inutile donc de déployer les pratiques clientélistes associées à la distribution des aides sociales du Conseil Général pour les bons et honnêtes citoyens.

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  5. Anonyme Anonyme

    Et si la solution était d’installer aussi des bains douches en centre ville ( et pourquoi pas dans le sud) plutôt que s’opposer à un projet dont l’utilité sociale est évidente ? Le CG en a largement les moyens au titre de l’aide aux communes…

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  6. Marie-Hélène PORRI Marie-Hélène PORRI

    Vous avez raison d’écrire en parlant de Nono Guérini et Lisette Narducci : “qui tentent de sauver leur siège” au CD. Il est vrai que la pauvreté, ils ne connaissent pas. Tous les deux pourraient proposer aux SDF de venir prendre un bain chez eux. C’est du clientélisme…

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  7. Pontier Pontier

    Le problème de Marseille c’est M. GAUDIN, et personne d’autre. M. Padovani a d’évidence de la bonne volonté, mais pas son mentor, censé par ailleurs être bon chrétien.

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  8. Anonyme Anonyme

    Le 3° n’intéresse que pour abonder encore sa misère (arrondissement le plus pauvre de France, statistique officielle). J’apprends aujourd’hui que la jolie place de Strasbourg va perdre sa fontaine … au profit du 2°. Cette place, lieu de vie, a bien besoin d’un rafraichissement, j’en conviens, mais pourquoi vouloir la dépouiller ? Sa transformation à venir m’inquiète quand on voit ce qui est advenu du rond point Marceau, abandonné aux mauvaises herbes, ce qui est advenu de la circulation depuis la coupure de l’autoroute : embouteillage, klaxons, pollution pot d’échappement+++. Le GPS indique cette pauvre petite rue Malaval pour rejoindre le centre, raccourci maintenant connu, trop connu….
    Gouverner c’est prévoir dit-on, à mes questions en réunions d’information la seule réponse apportée c’est : faites nous confiance…
    Ben non ! Alors, aujourd’hui, que compte-t-on faire de la place Strasbourg ??? Merci de bien vouloir m’apporter une réponse… si quelqu’un sait…

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  9. julijo julijo

    Il faut faire du social, mais il faut pas que ça gène !!! pas n’importe où !! C’est valable pour tous les édifices publics ou non qui sont à vocation sociale et qui vont attirer les “pauvres”….les dispensaires, les centres d’hébergement, les centres pour jeunes adultes, les foyers d’insertion…..et les bains douches ! parfois les écoles…(On est assez à l’abri à Marseille où on construit rarement ce genre d’édifice -Gaudin oblige-)
    C’est vent debout : pas à côté de chez moi !
    Cachez cette misère que je ne saurais voir.
    Vive Guérini Narducci, ils tiennent le bon bout, ils seront probablement élus, reélus…comme Gaudin !
    Pour le ciq, ça se saurait si les Ciq allaient dans le sens d’une solidarité envers les plus démunis ! Ils gèrent leur com avec les mairies de secteurs, les commerçants, les vip des quartiers…Leur taux de consanguinité municipale commence d’ailleurs à se voir beaucoup.
    Qu’ils cherchent un peu, ils trouveront bien un endroit dans les quartiers nord….

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  10. marco13 marco13

    D’un point de vue scientifique, on pourrait rejoindre les pro-Gaudin dans leur aveuglement sur la situation de la ville en se disant que
    la situation pourrait être encore pire. On le saura pas jamais mais il suffit de voyager un peu et même pas loin d’ici pour voir la différence dans quasiment tous les domaines de la vie publique ou pour tout ce qui touche au quotidien des marseillais.
    La catastrophe quasi complète se double de l’absence d’une vision d’avenir pour traiter les menaces qui s’amoncellent.
    Rien sur le changement climatique alors que la vile est dans un territoire parmi les plus menacés de la planète.
    Et là il n’y aura pas que les plus pauvres pour en souffrir.

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  11. Lolib Lolib

    Oui!
    Oui, aux bains-douches, ici et, si ça se justifie, ailleurs!!
    Oui au développement de ce type de structures d’accueil, avec aussi de quoi laver et faire sécher ses affaires.
    Et réaliser un tel projet ce n’est pas ajouter de la misère à la misère mais mettre de la dignité là où les élus, les candidats, les CIQ et ceux qui les soutiennent n’en ont plus du tout!

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  12. Electeur du 5 Electeur du 5

    Dans tous les commentaires Je ne comprends pas qui en veut à côté de chez lui ? Peut-être 2 vespasiennes et deux douches par secteur… Dans le “diffus”…comme ils disent !!!Cela passerait mieux.

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  13. Anonyme Anonyme

    Que tous les cloches défilent dans le quartier ,il spourront choisir ailleurs !

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  14. Anonyme Anonyme

    Nous vivons une époque formidable. Un sacré “bizenees” la misère.

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  15. Rosa l'Epine Rosa l'Epine

    On savait déjà qu’ils n’étaient pas à gauche (Guerini et Narducci), mais là, ils frisent carrément avec l’extrême droite. Comment on peut s’opposer à un projet de douches pour les plus pauvres ??!? Les refuser, ça ne les fera pas disparaître ! Très belle illustration de la façon dont ils procèdent sur le terrain.

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  16. NO PASSARAN NO PASSARAN

    On reconnaît bien là Madame Lisette. Qd il faut se mobiliser pour qu’un promoteur puisse construire une maison de retraite à la Joliette, on sait où la trouver. Quand c’est pour les pauvres, c’est plus pareil…

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  17. NO PASSARAN NO PASSARAN

    Ah Lisette…

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  18. Marseillais indigné Marseillais indigné

    Plus réactionnaire que Gaudin Guerrini et Narduci tu meurs. C’est du Ravier soft il n’est pas acceptable que Guerrini avec nos impôts, avec notre argent, finance l’embellissement de petites communes à droite comme à gauche , pour se faire réélire aux sénatoriales plutôt que d’investir dans les secteurs défavorisés de la ville de Marseille. Quant à Gaudin, élu avec un cinquième des électeurs inscrits sur les listes électorales de Marseille, il doit sa réélection essentiellement à son personnel municipal adhérant à Force ouvrière et à leur famille et aux électeurs de Guerrini. Gaudin a gaspillé notre argent en construisant un tramway, qui fait double emploi avec le métro plutôt que de prolonger celui-ci vers les quartiers Nord et Sud. L’organisation bordélique des transports en commun, contraint une majorité de marseillais à utiliser leur voiture, faisant ainsi de Marseille une des villes les plus polluées d’Europe. Autre gaspillage inacceptable le Grand Stade bel exemple de partenariat public-privé, au bénéfice bien évidemment du privé, qui plombe ainsi encore plus le déficit de la ville de Marseille une des villes les plus endettées de France, quoique très pauvre, après 20 ans de gestion par la droite.. Pendant ce temps-là les locaux de certaines écoles de la ville sont dans un état déplorable. Les activités périscolaires sont négligées. Mais Gaudin le sénateur maire cumulard, qui habite Saint Zacharie, est âgé, s’en moque complètement après lui le déluge ! À l’évidence comme pour Casanova qui comme lui est issu de l’enseignement, l’éducation n’est pas une priorité. Enfin sa promotion comme membre d’honneur du syndicat Force Ouvrière des employés municipaux de la ville de Marseille, n’a pas empêché ceux-ci de faire une grève dure aux dépens des contribuables marseillais. Quant aux rues depuis quelque temps elles sont à nouveau très sales.

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  19. Marius Marius

    Narducci – Guérini – Gaudin font un concours avec l’extrême-droite ?
    A qui fera le plus de démagogie auprès des électeurs égoïstes, sur le dos des pauvres ?
    En plus d’être démago c’est stupide, car des SDF propres sont moins dérangeants que des SDF sales.

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  20. Anonyme Anonyme

    Ca ne sert à rien d aller à la messe pour ne même pas être capable ensuite d avoir un peu de compassion pour les plus démunis. Toucher du bois toute la journée pour enloigner le mal est inutile quand on est pas capable d avoir du cœur. Le jugement dernier, lui, est toujours juste

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  21. leravidemilo leravidemilo

    Abaissement et même affaissement éthique et moral, nous assistons, effectivement à un concours de de haut niveau; rien que des pointures… Guérini bien entendu a pris la corde dès le départ, Narducci reste dans la roue,le prédisent pouet pouet du CIQ de service tient toute sa place, Gaudin reste toujours au niveau et disposait de toute façon d’un gros avantage de départ (SDF porteurs de badges” jaunes, arrêté anti mendicité…). Bien sur la Gaudinesque équipe rajoute sa touche perso et colorée, toujours teinté d’un, apparent désordre, la Narducci elle est contre,la Caradec aussi, le Padovani lui il serait quand même un petit peu plus pour, mais on reste d’accord sur les fondamentaux : bâti “”attractif”” (oui mais pour qui?), “rayonnement” de Marseille (nos plus proches voisins restent à convaincre) €-Meditérrannée…. Bon, considérant que là, pour une fois, les “bénéficiaires” c’est sur ne sont pas des votants, tous les coups sont permis dans ce concours de la bassesse, entre deux discours électoraux sur les “”valeurs”” de la république; va falloir vraiment une photo pour les départager.

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  22. guido guido

    Sur le parcours “centres hébergements et sociaux du coin et le centre ville” (sic) ? Très bien . Yaka faire juste un petit détour en plaçant des douches sur le parcours Arnavaux, mucem, vieux-port … comme ça, les peu nantis peuvent pour quelque pas de plus, du soleil , de la bonne humeur et des services de la propreté efficaces (car ils astiquent ce qui est propre!), profiter des vitrines … et des rejets des riches.

    Bises à tous.

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  23. Anonyme Anonyme

    Spécialité Guerini/narducci : clientelisme …
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    VOX POLITIQUE
    Publié le 17/03/2015 à 12:32
    François Hollande à l’Institut du Monde Arabe le 15 janvier dernier.
    François Hollande à l’Institut du Monde Arabe le 15 janvier dernier.
    FIGAROVOX/TRIBUNE – Renvoi en mai de la proposition de loi dite «Baby Loup», proposition de développement d’écoles mulsulmanes: pour Serge Federbusch, ces reculs de l’esprit laïque soulignent le clientélisme que pratique la gauche.

    Ancien élève de l’École nationale d’administration, Serge Federbusch est magistrat administratif. Il a travaillé pour le ministère des Finances, le Quai d’Orsay et la Ville de Paris. Président du Parti des libertés, ancien élu du Xe arrondissement de Paris, Serge Federbusch anime Delanopolis, site d’information satirique consacré à la vie politique dans la capitale. Il a publié en juin 2014 «Français, prêts pour votre prochaine révolution?» chez Ixelles éditions.
    Coup sur coup, cette semaine, le climat de crainte engendré par les crimes des frères Kouachi et de Coulibaly, a conduit à deux reculs de l’esprit laïque.
    Pour ne pas heurter la communauté musulmane, les députés socialistes ont préféré renvoyer au mois de mai, avant sans doute de l’enterrer définitivement, l’examen de la proposition de loi dite «Baby Loup» qui permettrait aux établissements privés accueillant des enfants et recevant de l’argent public d’interdire le port du voile.
    Le climat de crainte engendré par les crimes des frères Kouachi et de Coulibaly, a conduit à deux reculs de l’esprit laïque.
    On a également appris qu’un communiqué du parti socialiste, daté du 26 février dernier, appelle au «développement de l’enseignement privé confessionnel musulman». Cette proposition vise à ouvrir davantage d’écoles de ce type et figure dans un rapport sur la cohésion républicaine, commandé dans la foulée des attentats de janvier. L’objectif des socialistes est de «mieux organiser la place de l’islam dans la République». Quand on songe que les mêmes gens s’indignaient, il y a quelques années encore, qu’un seul centime d’argent public aille dans les caisses de l’enseignement confessionnel… Décidément le clientélisme et le communautarisme ont fait subir d’incroyables métamorphoses au socialisme à la française!

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  24. titi titi

    Bonjour,
    J’habite rue Loubon, moi cela ne me gène pas les bains douches. Ce qui me gène ce sont les esprits étriqués qui continue à répéter que le 3em arrondissement est le plus pauvre d’europe, quand je parle de ça au prof de l’école primaire de Felix Pyat, il est d’accord avec moi “nous cultivons une autre richesse” Et surtout bordé de merde comme cela ça pousse mieux. QUE VIVE LES BAINS DOUCHES DE LA FONDATION.

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