Le Vieux-port change encore et les pêcheurs tombent à l'eau

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le 21 Oct 2014
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"De mourir, ça ne me fait rien. Mais ça me fait de la peine de quitter la vie. Je vais regretter le matin quand je me rasais en regardant le Vieux-port par la fenêtre." C'est par une citation de Panisse, un des personnages de la trilogie de Marcel Pagnol, que Guy Teissier a ouvert la concertation sur la deuxième phase du projet Vieux-port dans l'hémicycle presque plein du Pharo, lundi soir. L'idée était de souligner que "l'histoire du Vieux-port est vieille comme notre ville", que ce lieu est ancré dans la tradition est "probablement le souvenir que les touristes emportent". Mais les pêcheurs et plaisanciers présents ont pu le prendre au premier degré, eux qui craignent de disparaître avec le réaménagement des quais, prévu pour 2016.

Comme pour la première phase de travaux, cela passe par la suppression des barrières et la création de quatre estacades, afin de libérer l'espace et l'accès au quai pour les piétons. Pagnol contre Pagnol, on peut rappeler cette remarque d'un plaisancier, avant la première phase menée pour 2013 : "Avant les gens venaient s'accouder aux barrières et nous regardaient travailler. Demain, avec les plateformes, il y aura deux mètres cinquante entre eux et nous. Comment on peut se parler à une telle distance ? Ils veulent un Vieux-port pour les touristes et les promeneurs mais ils se plantent. Les touristes qui viennent ici veulent du Pagnol. Et nous, du Pagnol, on en faisait. Maintenant, y en aura plus."

Une "variante" proposée

Depuis, les estacades sont rentrées dans le paysage et les clubs concernés ont rangé leurs critiques. Mais elles sont aujourd'hui reprises par Michel Meacci, président du Marseille accueil culture et tradition (MACT), association qui représente 330 adhérents dont 20 pêcheurs professionnels. "Depuis plus de dix ans, nous animons ce côté du Vieux-port", a-t-il lancé dans l'hémicycle du Pharo, souhaitant "que Saint-Jean reste un quartier de tradition, de culture, mais aussi un quartier populaire dans la continuité du Panier." Saint-Jean, nom du fort qui abrite le Mucem mais aussi de ce quartier de pêcheurs détruit en 1943, et qui accueille aujourd'hui encore la prud'homie de Marseille. Bien avant Pagnol, les poètes provençaux célébraient La pesca di Sant-Janencs, Lei pescadors sant-janencs ou encore Lou pescadou San-Janen.

Malgré la promesse d'une estacade différente des autres clubs, qualifiée de "technique", Michel Meacci estime que l'évolution menacera le travail des pêcheurs : "Nous avons besoin d'espace pour stocker les filets, pour les travailler. Nous avons besoin d'espace pour les machines à glace qui permettent de conserver la chaîne du froid…" Le MACT, avec le concours de Lorenzo Roccaro, architecte et membre de l'association, a donc formulé "non pas un contre projet mais une variante", dixit ce dernier.

Dans ce projet de "quai de la tradition", que Michel Meacci a obtenu de présenter lors de la prochaine réunion publique, les barrières resteraient en place, mais deviendraient "amovibles". "Nous sommes des réalistes, on ne dit pas non pour dire non. On a un espace de quai à partager, ce qu'on fait déjà depuis des années avec une programmation événementielle. Les gens pourront déambuler parmi les filets et nous, accueillir des associations culturelles, des expositions. Avec les estacades, il n'y a pas ce partage. Simplement, nous réservons une partie technique, avec les grues."

"C'est normal de l'activité sur un port"

A quelques mètres des filets mis à sécher, le charpentier de marine Vincent Mazarguil abonde. "J'ai mes machines ici, mon atelier c'est le quai", résume-t-il. Face au petit train touristique, il travaille depuis trois ans à la restauration du Marie-Christine à l'abri des barrières blanches. Il y a même ajouté ses propres barrières qui délimitent "[son] chantier pour protéger les minots qui viennent parfois". Cet ancien lamparo transformé en bateau de plaisance dans les années 80 doit devenir "la pièce maîtresse de l'école de la mer" du MACT, une fois revenu à sa forme première de bateau de pêche.

À l'origine secondé par un autre charpentier, il a depuis peu pris sous son aile un stagiaire de l'école Poinso-Chapuis qui avait un jour franchi la barrière, intéressé par le métier. Mais cette activité de charpentier de marine, Guy Teissier la voit plutôt du côté de l'anse du Pharo, laissant le port aux seuls touristes. "Ça me paraît assez normal qu'il y ait de l'activité sur un port. Toutes les modifications qu'il y a eu là-bas, je trouvais ça superbe en tant que piéton. Mais en travaillant ici, je vois bien que l'activité va s'écrouler. Je suis d'accord qu'il faut inventer un port plus touristique, plus ouvert aux visiteurs, mais si on détruit les activités des pêcheurs, qu'est-ce qu'on cherche à faire ?"

Lors de la réunion publique, Guy Teissier a semblé plus ouvert à des modifications sur d'autres points du projet, faisant de la suppression des barrières un point non négociable. Quitte à écorner une partie de la carte postale.

Actualisation le 22 octobre à 13h : voici la présentation projetée lundi au Pharo. Il s'agit du projet non définitif soumis à concertation préalable, avant une enquête publique en mars 2015. Deux expositions se tiennent du jusqu'au 17/11 inclus au Pharo (siège de MPM) et à la mairie de Marseille (pavillon Daviel). Horaires : du lundi au vendredi de 8h30 à 11h30 et de 12h45 à 16h30.

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Commentaires

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  1. Anonyme Anonyme

    le centre ville va finir par ressembler a une momie

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  2. metropole metropole

    Un “quai de la tradition” où les barrières riment avec “partage” > heureusement qu’ils le précisent parce que, bêtement, je pensais que barrières rimait avec séparation..

    “Nous avons besoin d’espace pour stocker les filets, pour les travailler. Nous avons besoin d’espace pour les machines à glace qui permettent de conserver la chaîne du froid…” > et d’espace pour continuer à faire des bbq sur le port…

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  3. Mistral Boy Mistral Boy

    Pour quelques filets quai du Port combien de voitures, motos et scooters garés sur les parking privés des plaisanciers. Le Vieux Port est à tout le monde, et doit être en priorité réservé aux piétons, il est temps de mettre fin aux privilèges de quelques uns.
    Quand à la tradition invoquée il serait intéressant de préciser depuis quand ces barrières existent car dans l’histoire du Vieux Port elles ne sont qu’une parenthèse malheureuse et je n’en trouve pas trace avant les années 60.

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  4. Synanthrope Synanthrope

    J’aurais aimé lire : “le vieux port change encore de peau et les pêcheurs tombent à l’eau”.

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  5. Marseillais indigné Marseillais indigné

    Il n’y a pas d’argent pour rénover les écoles, mais on n’en trouve pour « rénover » le Vieux-Port. Comme toujours la majorité municipale marseillaise a le sens des priorités.

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  6. Anonyme Anonyme

    Gageons qu’on ne touchera pas aux super privilèges de certains clubs qui depuis des années squattent impunément le domaine public qu’ils ont privatisé à leur seul profit. Comme d’habitude ce sont les petits qui vont trinquer. Les pêcheurs attirent davantage les touristes et sont plus représentatif de la vie à Marseille que les copains yachtmen de M Tian.

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  7. paul-rabia paul-rabia

    Des plaisanciers à Marseille ah! Bin ça alors qui l’euro cru? Y a pas de tunes pour le vendredi dans les écoles mais là ils en trouvent ainsi va la vie.

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  8. Anonyme Anonyme

    En fait de partage, le sieur Meacci partage très bien ses coups de poings avec ceux qui osent regarder par dessus les barrières…

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  9. Anonyme Anonyme

    Suite au commentaire signé “Jean Jean” du 24 octobre : on peut insulter tout le monde sur ce forum où c’est seulement valable pour les Corses? Parce que moi je dis que les Jean Jean sont tous des crétins, des débiles et des racistes. Vous passez mon message Marsactu?

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  10. Anonyme Anonyme

    “il doit y avoir quelques corses dans le lot”… et il y a aussi quelques c…… sur ce blog pour se permettre des réflexions pareilles.

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  11. Citoyen de L'Estaque Citoyen de L'Estaque

    Le domaine public qu’il soit terrestre ou maritime, est par la loi inaliénable, sauf à Marseille…. Depuis plusieurs années quelques pêcheurs privilégiés, qui n’ont que le nom de la profession, se sont accaparés de l’espace le plus précieux du Vieux Port. Il est temps que cela cesse eu égard aux enjeux économiques. Du vieux Port à l’Estaque le bord de mer est aujourd’hui clôturé par des hautes palissades de fer et de bois. Les marseillais n’ont plus le droit aux accès à la mer. C’est une grave atteinte aux libertés fondamentales.

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  12. Soyonssérieux... Soyonssérieux...

    Ce qu’il faut savoir:
    1/ M. Meacci n’est pas pêcheur, mais, sauf erreur, Corailleur, et, c’est bien connu, le Corail se vend à l’étal Quai des Belges depuis toujours !…
    2/ La Prud’Hommie de Marseille n’a plus de Prud’Homme depuis de nombreux mois… (années ???)(Ah-Ha-Ha !!!)
    3/ L’Association “gérée” par M. Meacci n’a pas présenté ses comptes à ses adhérents depuis au moins… 3 ans
    4/ Les travaux de remise en état des pontons du MACT (plus de 200 000 € ?…) ont pu être réalisés grâce aux subventions accordées par la CUMPM dirigée par M. CASELLI
    5/ Si l’on remonte à St Vercingétorix, alors on peut se effectivement se dire que le sol appartient peut-être à l’arrière petite-fille de Protis et de Gyptis (ou bien Zeus ???)
    6/ M. Meacci, qui dit défendre des valeurs ancestrales, fait beaucoup de choses avec l’argent (mais uniquement celui) des autres, entre autres celui des plaisanciers, car les pêcheurs ne particpent que très très symboliquement aux frais de fonctionnement du Club
    7/ Quand M. Meacci recense 20 pêcheurs professionnels, il faudrait tous les interviewer pour savoir s’ils partagent ou pas les “valeurs” annoncées par M. Meaccci
    8/ M. Meacci est “élu” Président de sa propre Association selon des modalités indignes (absence d’autres candidatures connues, absence de programmes, procurations données in situ, vote public…)
    9/ M. Meacci, notoirement connu pour son despotisme, ne supporte et n’accepte aucun autres mode de pensée que le sien
    10/ Celles et ceux qui s’opposeraient à lui ou affronteraient leurs opinions à la sienne, sont l’objet systématique de moqueries, mieux… de calomnies, de menaces et d’injures…
    11/ M. Meacci se permet de revendiquer, au nom des membres unanimes de son Asssociation, le rejet des projets de piétonnisation, sans avoir consulté dignement et dans la sérénité ses adhérents…
    12/ plus de 300 bateaux sont gérés par le MACT, cela en fait… des recettes !
    12/ le “navire école” du MACT est en réhabilitation depuis plus de 4 ans (voir l’intervention du Charpentier de marine…), grâce à des subventions publiques. Insuffisantes, il a fallu que M. Meacci décide et impose (sous couvert de son “Conseil d’Administration”, Conseil sous son seul joug…) de “rallonger de 15000 €… aux frais des adhérents du MACT !!!
    13/ ce navire, initialement prévu pour emmener des enfants défavorisés (ou pas) en mer et les sensibiliser au mileu marin, n’est en fait qu’une vitrine de lutte pour M.Meacci
    14/ Pendant ce temps, M. Meacci fait croire à ses adhérents qu’il se bat comme un beau diable pour défendre leurs intérêts, pour que leurs redevances n’augmentent pas… Elles ont doublé !!! Certains retraités, ne pouvant plus suivre, sont contraints de vendre leur bateau !!!
    15/ en quoi les barrières gênent-elles autant M. Meacci ?
    16/ Le Port de Marseille ferait donc encore exception ? Pourquoi les pêcheurs Marseillais nécessiteraient-ils des barrières, fussent-elles “amovibles”, pour continuer de travailler correctement ? A Naples, à Athènes, et dans tous les ports de Méditerranée, y a-t-il des barrières ?
    17/ en quoi les estacades empêchent-elles les plaisanciers et les pêcheurs de parler aux promeneurs, touristes ou autochtones ?
    18/ y aura-t-il un(e) Elu(e) pour mettre un terme, définitivement, à l’égo sur – dimensionné de M. Meacci ?
    19/ N’a-t-on donc pas plus important pour l’avenir et urgent pour le présent à régler dans notre ville ?
    20/ M. Meacci est-il capable d’être “Pour” quelque chose ??? (contre le Parc des Calanques, contre la piétonnisation, contre le ré-équilibtage de la pêche au thon, contre, contre, contre mais toujours pour lui-même !!! Génial !

    Quand, enfin, cette imposture cessera-t-elle ???

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  13. Trésorier Trésorier

    Plusieurs commentaires :

    – le projet de réamanégament du Vieux Port a été validé il y a plusieurs années et largement entamé. Il n’y a aucune raison de changer le projet. Ce qui a été possible au début doit l’être pour la suite ;
    – des barrières, ca sépare, pas ne réunit pas, ca ne créé pas de partage ;
    – la <<"tradition">> des barrières est récente ;
    – il n’est pas acceptable que le Vieux Port demeure un parking a motos et bagnoles de plaisanciers ;
    – le domaine public est imprescriptiblement propriété de l’Etat au bénéfice de tous et non au seul intérêt d’une minorité.

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  14. lule131 lule131

    ON M’A ‘SQUEEZE’ MON MESSAGE !!!!!

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  15. Loulou Loulou

    Curieux, quand même, que l’Association de M. Meacci n’aie jamais profité de cette appropriation du “Label Tradition”, pour mettre en valeur, justement, les bateaux traditionnels amarrés à “ses” pontons, qu’il s’agisse de bateaux de pêcheurs professionnels ou de barquettes appartenant à des plaisanciers… Les bateaux auraient moins souffert (le bois résiste mieux aux frottements contre le bois que contre les bateaux en résine) et cela aurait été une jolie façon de montrer aux Elus, aux Marseillais, aux Touristes, l’un des intérêts de défendre “la Tradition” locale. C’est d’ailleurs ce qu’on fait d’autres Clubs qui disposent à présent d’estacades !… Comme quoi que les estacades et la Tradition ne font pas forcément mauvais ménage !
    En parlant de ménage: il suffit de jeter un regard par-dessus les barrières de l’Association en question pour tristement constater l’état de mauvais entretien des quais et des barrières: saleté, encombrement par des matériaux n’ayant rien à voir avec “la Tradition”, peintures dégradées, portails rouillés, pavillons déchirés, réparations de fortune, ôdeurs nauséabondes… C’est bien regrettable, les petits pêcheurs professionnels méritaient sûrement d’être défendus avec des idées peut-être plus ouvertes sur l’avenir, plus novatrices, que celles proposées par M. Meacci, qui prêche l’ouverture de la mer aux autres mais referme vite portails et barrières derrière lui. Mais… n’y sont-ils pas aussi eux-mêmes un peu pour quelque chose, ces sympathiques pêcheurs, exonérés, parait-il, de frais de fonctionnement de leur Club et de taxes d’occupation du Plan d’Eau ? Où sont donc la plupart d’entre-eux lorsque l’Association de M. Meacci fête la Tradition des pêcheurs, grâce aux subventions et aux cotisations des plaisanciers ?
    C’est bien dommage, tout cela… Sans doute “l’ultime combat de M. Meacci” aurait-il dû prendre le ton de la négociation, pour défendre le Droit, tout simplement, estacades ou pas, piétonnisation ou pas, de continuer à fêter la Tradition, mais dans la modernité, c’est à dire un espace modernisé et véritablement ouvert aux autres… si toutefois son seul objectif est bien la défense de l’histoire et de la culture locale.
    Bon, gageons que si l’on devait se résigner à des “barrières amovibles” (!!!), M. Meacci organisera la logistique utile pour les ouvrir et les fermer, ses chères barrières, matin et soir s’il le fallait !!!

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  16. Anonyme Anonyme

    En attendant le quai du port (côté mairie) sert toujours de parking (comme une bon e partie des espaces piétonniers à Marseille d’ailleurs).

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  17. Kouak Kouak

    Au fait, à part le soit-disant petit club de petits pêcheurs et petits plaisanciers de Mact de Méacci, y’en a combien de clubs autour du Vieux-Port qui ont des gardiens, des caméras et tutti quanti ? L’a peur de quoi ce club soit – disant populaire, qui se renferme et se protège tant ???

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  18. Anonyme Anonyme

    nabab d’un autre siècle ce meacci … il va bientôt tomber !

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  19. Anonyme Anonyme

    les barrières de la honte M MEACCCCI

    Pourquoi vous auriez un traitement de faveur ??? votre monde de mafioso s’effondre !

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  20. Fanfan La Tulipe Fanfan La Tulipe

    Chers amis, je reçois cet article et vos messages avec retard…
    une vraie galère quand même, de penser, de nos jours !

    Je me dis que les barrières, dans la vie, sont synonymes de limites, limites pour celui qui se défend sur ce coup-là, resterait à savoir contre qui ou contre quoi), et
    limites pour celui qui se les prend dans les coucourdes, ces satanées inventions de barrières (sans vraiment savoir pourquoi, pour quoi et par qui, mieux encore: au titre de quoi).

    Cela est assez offensant, finalement, de constater qu’une minorité puisse encore se lever un matin, à notre époque, pour manifester en brandissant et faisant sien un slogan qui tendrait à faire croire à la plupart que:
    – la Tradition, l’Histoire, la Souvenance, le Festif, que sais-je encore,
    – notre sang de Marseillais, ce fluide devenu soit-disant rarissime, donc prioritaire (…)
    – toutes ces “valeurs”, mieux, et plus fort encore,
    – que les espèces en voie de disparition de pêcheurs (soit-disant fidèles combattants de tous les instants), et de pauvres petits plaisanciers qui ont du mal à joindre le quai du Port au port du Frioul…
    … in fine que tous ces éléments qui fondamenteraient nos vies, ne peuvent définitivement et invariablement s’exprimer que si et seulement si certaines barrières, fussent-elles en bois, demeuraient… et: ad vitae aeternam !!!

    Quelle tristesse. Quelle déception. Quels regrets.

    Notre “combat” – s’il dût encore avoir raison de perdurer – aurait dû (dans tous les sens du terme “devoir”) trouver son expression dans une forme (pour éviter “force”) de proposition qui nous permette, à nous tous – piétons, résidents, propriétaires de bateaux, pêcheurs, plaisanciers… touristes – de trouver des modalités audibles, donc crédibles, donc acceptables, de partager un même espace dédié au plaisir, à la vie, au bouillonnement, à l’action humaine.

    Il n’y aurait donc encore qu’une exception marseillaise ? Celle de la barrière ?

    Promenons nos regards en Italie, en Espagne, en Grèce, en Corse, au Maroc, en Tunisie, en Guinée, aux States, en Suisse, mais aussi tout simplement et bien plus près: à Brest, St Malo, Hendaye, Perpignan, Leucate, Sète, Nice, St Tropez, Port Frioul…. même aux îles Lavezzi on peut accoster sans faire un code spécial initiés !

    Où sont ces fabuleuses barrières “protectrices” ?

    J’ai un peu peur, quand même, quand je constate que certains puissent encore se lever pour défendre des écrans contre la liberté.

    Je m’en vais m’endormir sur ce postulat et, surtout, cette espérance: que le mur de Berlin, la muraille de Chine, les réserves Indiennes, les Zoos (y compris celui de la Barben), la discrimination sous toutes ses formes (y compris positive)…

    et, surtout, les 100 mètres ridicules de barrières blanches, en bois, qui bordent l”association MACT dégagent de nos horizons.

    A JAMAIS !

    A nos prochaines fêtes populaires… sans aucune barrière !

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  21. CACOU CACOU

    Dites, Mr. Meacci, vos “barrières amovibles”, c’est comme les ponts levis au temps des Rois ???

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