Le Qatar voit déjà Marseille capitale du sport

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le 9 Sep 2014
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Non, les Qatari n'ont pas sorti le chéquier pour racheter l'OM… Pour l'instant, c'est par la petite porte qu'ils viennent mettre le nez dans le sport marseillais. Il y a un an, le Centre international de sécurité sportive (ICSS) basé à Doha, a choisi Marseille pour tester son tout nouveau projet : la création du premier “Sport Index”. Un outil servant à mesurer l’impact du sport sur le potentiel de développement économique d’une ville et à l'inscrire dans un classement comparatif mondial. Ils ont donc envoyé une délégation de huit personnes le présenter à un petit groupe d’élus et d’acteurs économiques locaux.

Séduits, les participants ont accepté de s’adonner à un petit exercice de remue-méninges, à partir de quelques questions simples et fondamentales : Marseille est-elle une ville sportive? Est-il rentable à long terme d’investir dans des infrastructures et des évènements sportifs ? Si oui, lesquels ? Le sport peut-il améliorer les conditions socio-économiques des Marseillais ? Comment faire du sport un moyen d’attractivité internationale ? Le résultat de ce brainstorming téléguidé par les coachs qatari a été synthétisé dans un compte-rendu que Marsactu s’est procuré. Il en ressort trois scénarios, à l’horizon 2030, qui ont le mérite de faire rêver.

Ces trois visions de la ville prennent toutes en compte l’élection de Marseille comme capitale européenne du sport 2017 pour attirer investisseurs et sponsors locaux et internationaux. Afin de placer Marseille dans les starting-blocks du marketing sportif international. Pour l'heure, la course n'est pas terminée : elle remet ce lundi son dossier de candidature. Le jury est attendu sur site du 2 au 5 octobre et rendra son verdict le 19 novembre prochain pour choisir entre les deux villes candidates, Marseille et Sofia.

Mais, de toute façon, "la candidature de Marseille n’est pas un point d’arrivée, mais une étape”, nuance Pierre Distinguin, directeur de la prospection à Provence Promotion, l’agence de développement économique des Bouches-du-Rhône. Il est bien placé pour parler de la stratégie sportive de Marseille car il en est un des principaux acteurs. C’est lui qui a noué les contacts avec l’ICSS pour faire de Marseille à la fois un cobaye et un co-créateur de ce fameux index dont la promesse est de “mettre Marseille sur le radar du sport international”, espère l’homme qui passe aujourd’hui deux jours sur cinq à plancher sur des dossiers ayant trait au sport.

C’est à Doha au Qatar que, pour lui, tout a commencé, lors du sommet Aspire 2012 (depuis renommé Doha Goals), le plus grand forum mondial dédié au sport business. C’est très naturellement que Pierre Distinguin s’y est rendu, l’émirat étant “vraiment en pointe en matière de sport, avec des moyens [financiers] considérables”. Il a en tête de créer "un cluster sport", le deuxième en France après celui de Rhône-Alpes. L’ambassade de France au Qatar l’oriente alors vers l’ICSS, un organisme à but non lucratif mais à l’épais carnet d’adresses et à l’image bien vernie.

Un échange donnant-donnant

Eux, cherchent des “villes-pilotes” pour créer ce premier “Index du sport”, permettant de photographier la situation sportive d'une ville pour la comparer à d'autres. Et pour fabriquer une méthodologie crédible, qui prenne en compte un maximum de paramètres, l’ICSS a besoin de données précises et abondantes. Comme Rio de Janeiro, Manchester, Munich ou Valence, la CCI de Marseille a donc signé une convention d’échange de services. Contre le partage de ses données et sa participation dans la construction de l’outil, Marseille ne déboursera pas un centime et pourra bénéficier des résultats d’analyse et des conseils de l’ICSS. “Nous sommes dans une phase expérimentale, donc nous ne pouvons pas prétendre faire payer les villes-test pour un résultat encore incertain,” déclare Shaun McCarthy, chargé d’études pour l’Index du sport à l’ICSS.

Un avantage comparatif par rapport aux villes qui devront à l’avenir payer rubis sur l'ongle pour le même service et un bon filon de communication selon Pierre Distinguin, de Provence-Promotion : “Vous avez vu les brochures de l’ICSS ? s’exclame-t-il. Ils les distribuent à tour de bras dans tous les évènements sportifs de la planète. L’ICSS a une étonnante force de frappe en terme de communication. Alors, on les aide à construire leur outil et ils nous renvoient l’ascenseur en disant «ça bouge à Marseille»".

Si la création de cet index est un bon coup de pub pour Marseille, il l’est aussi pour le Qatar : “La  notation des villes est généralement le travail du Comité international olympique (CIO). En se positionnant comme arbitre, l’Index de l'ICSS entre en concurrence avec le CIO et place le Qatar sur un nouveau secteur du sport”, estime Pim Verschuuren, chercheur à l’IRIS et spécialisé sur les questions liées à l’impact du sport dans les relations internationales.

Relations dangereuses ?

Mais faut-il s’inquiéter des avances du Qatar, qui investit tous azimuts en France ces dernières années ? De nombreuses études universitaires ont envisagé la stratégie sportive du Qatar comme un levier géopolitique. Loin d’être un régime démocratique, on lui prête parfois des volontés de prosélytisme religieux. Le petit pays richement doté en gaz est également sous le feu de critiques légitimes quant aux conditions de travail des ouvriers de chantiers des stades du mondial de football. Alors faut-il se méfier de cet institut à l'apparence crédible, l’ICCS, qui a débauché des grosses pointures venues de grandes ligues sportives internationales, du monde du conseil, du renseignement ou des ONG pour crédibiliser son rôle ? 

Pim Verschuuren, très investi dans ses recherches sur les problèmes d’intégrité dans le sport nuance sa réponse : “Dés qu’on parle du Qatar, tout de suite le sujet devient sensible. Si c’était la Norvège qui intervenait, est-ce qu’on s’en inquiéterait? C’est vrai que très peu de gens connaissent les mécanismes internes à l’ICSS, et tout think tank au Qatar est indéniablement lié au pouvoir. En même temps, on ne peut qu’applaudir le rapport sur l’intégrité dans le sport que l’ICSS et l’Université de la Sorbonne ont publié en mai. C’est un travail sérieux.” Pour Pierre Distinguin de Provence Promotion, aussi auteur d’un article contre le Qatar bashing, le porte-monnaie qatari a ses vertus: “il faut tirer parti de ces opportunités, même si  je ne suis pas dupe.

La balle dans le camp du politique

La dernière étape dans la création de l’index commence le 28 septembre. Cinq cents acteurs impliqués de près ou de loin dans l’écosystème sportif marseillais seront appelés à répondre en ligne à un questionnaire qualitatif de 45 minutes. Leurs réponses permettront d’évaluer ce qui existe déjà et ce qu’il reste à faire “pour aider Marseille à développer une véritable industrie sportive” dixit Shaun McCarthy, le chargé de projet à l’ICSS. Ensuite, selon le positionnement de Marseille sur l’index et les conclusions tirées, l’ICSS proposera aux Marseillais un dernier atelier pour fixer les axes de ladite stratégie sportive. Selon Cédric Dufoix, secrétaire général de l’OM et membre associé à la CCI, “la métropole commence à voir que le sport est une activité économique non négligeable. Je compare souvent le sport aujourd’hui, au développement des croisières il y a dix ans. Personne n’y croyait, et ce sont aujourd’hui un million deux cent mille croisiéristes qui font tourner le port, les restaurants etc.

Lionel Maltese, maître de conférence à Aix-Marseille université et à Kedge Business School participe activement au processus de fabrication de l’index avec ses étudiants. Pour lui, la candidature de Marseille à devenir capitale européenne du sport et sa participation à l’index du sport “obligent les institutions à se poser des questions sur le désert de politique sportive dans cette ville.” Il déplore qu’il n’y ait “jamais eu de moteur pour atteindre des objectifs précis, ou une vraie réflexion quant aux liens du sport avec la santé, l’insécurité, l’emploi, la réputation, etc.” Ce qui se prépare “peut servir d’électrochoc, et donner un coup de boost à la Ville qui a  un énorme potentiel sous-exploité, et se voit concurrencée par Nice ou Montpellier, clairement positionnées sur le terrain du développement socio-économique par le sport.

Richard Miron, délégué au Sport à la Ville de Marseille, a suivi d'assez loin l'évolution de l'index. Mais il considère que "tout ce qui donne une bonne image de Marseille est bon à prendre." Avant d'ajouter, dans un souffle, "je suppose que les qataris sont interessés par les gens d'Arema [le gestionnaire du Vélodrome] … je suppose, hein."  Ahh, fantasmatique Qatar. 

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Commentaires

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  1. MILY6913 MILY6913

    C’est quand même drôlement gonflé de prétendre être capitale du sport quand tout n’est fait(ou presque) que pour ce foot populaire qui n’éveille en rien les corps et les esprits sur d’autres disciplines autrement plus enrichissantes!!!Aucunes piscines dignes de ce nom avec des horaires adaptés aux personnes qui travaillent et aux scolaires(bon nombre d’enfants ne savent même pas nager !!!)même pas ouverte le dimanche et pas de bassins olympique hormis le très ségrégationiste cercle des nageurs(une honte),des espaces verts inéxistants, des gymnases absents ou dans des états lamentables; donc Marseille à besoin de l’argent des pétroliers pour palier ses incompétences!!!chapeaux mesdames messieurs c’est ce qui s’appelle être fier!Triste réalité.Marseille n’est même pas capable de se prendre en charge avec ces charlots de poLitique.dégoûtée.

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  2. MILY6913 MILY6913

    C’est quand même drôlement gonflé de prétendre être capitale du sport quand tout n’est fait(ou presque) que pour ce foot populaire qui n’éveille en rien les corps et les esprits sur d’autres disciplines autrement plus enrichissantes!!!Aucunes piscines dignes de ce nom avec des horaires adaptés aux personnes qui travaillent et aux scolaires(bon nombre d’enfants ne savent même pas nager !!!)même pas ouverte le dimanche et pas de bassins olympique hormis le très ségrégationiste cercle des nageurs(une honte),des espaces verts inéxistants, des gymnases absents ou dans des états lamentables; donc Marseille à besoin de l’argent des pétroliers pour palier ses incompétences!!!chapeaux mesdames messieurs c’est ce qui s’appelle être fier!Triste réalité.Marseille n’est même pas capable de se prendre en charge avec ces charlots de poLitique.dégoûtée.

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  3. nanette nanette

    heu… ce sont les qataris qui vont rénover et remplir les piscines, accompagner les enfants aux classes de mer? non??? ah bon, je croyais, je suis déçue, quand même…

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  4. Gaudin préfère le curé à l’instit’ Gaudin préfère le curé à l’instit’

    Je ne savais pas Marseille , ville riche .
    Marseille , Capital du sport !!! JE RÊVE , ils carburent a quoi a la Mairie , ils fument la moquette !

    Plus sérieusement contrairement à la capital de la culture ( MP2013 financés à plus de 80% par des financements publics et l’ unions européenne) … IL N Y A AUCUNE SUBVENTION accompagnant le label capital du sport de l’union européenne … en langage clair pour se qui se savent pas lire …Tout devra sortir des poches des Marseillais .

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  5. Anonyme Anonyme

    Des fortunes incommensurables dans la poche d’émirs à la religiosité souvent maladive, c’est dangereux pour nos démocraties. Ces montagnes de flouz viennent pourrir la société en s’investissant dans l’avilissement du sport, cad le sport dit professionnel. Qu’ils investissent dans le droit des travailleurs, ou dans le droit des femmes, ou dans la philosophie au lieu de financer le Hamas. Le jour où il y aura une gay pride à Doha, peut-être que ces individus là pourront être fréquentables.

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  6. hommedesbois hommedesbois

    Les richesses inconsidérées que détient le Qatar ne doivent pas nous faire oublier que ce pays, profondément anti-démocratique, a la réputation sulfureuse d’apporter un soutien financier et militaire à différents groupes terroristes dans le monde.
    En France, de nombreuses voix provenant de tout l’échiquier politique ont dénoncé ces agissements, agissements largement connus des puissances occidentales qui laissent faire tant la manne gazière et la position du pays dans le Golfe est stratégique.
    L’infographie ci-dessus nous précise que, dans le cas où Paris serait choisi pour organiser les JO en 2014, Marseille serait la base arrière pour les compétitions aquatiques. Quel brassage d’air !!! Marseille devrait organiser une compétition de joueurs de pipeau …
    Tout d’abord, le choix de la ville organisatrice des JO de 2024 ne se fera qu’en 2017. De plus, la situation économique catastrophique de la France ne rend pas souhaitable la candidature de Paris pour ces JO. A partir de là, quelle crédibilité donner à ces scénarios ?
    Faut dire que certaines personnalités attirées par la « générosité » du Qatar sont prêtes à avaler mille couleuvres, le sport n’étant qu’un alibi.

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  7. Anonyme Anonyme

    C’est juste de la communication à la gaudin il n’y aura rien derrière ils est même pas capable d’organiser les rythmes scolaires alors l’année du sport gaudin n’est rien et a perdu la main sur le coup des rythmes scolaires gaudin qui aurait voulu rester dans l’histoire restera le maire qui a oublié les familles et les enfants de sa ville

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  8. Anonyme Anonyme

    hypothèse 2: est ce que faire du vélo à marseille est-il classé comme un sport d’endurance ou sport extrème ?

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  9. Anonyme Anonyme

    Le Qatar est très bien vu de nos politiques de tout bord. Il est très généreux avec eux . Quitte à vendre la France, ma foi, c’est pour la bonne cause. Le Qatar est une dictature, traite les travailleurs immigrés en esclaves, mais bon, l’argent coule à flot pour qui sait lui faire les yeux doux… voir le livre de Pierre Péant et Vanessa Ratignier : “Une France sous influence. Quand le Qatar fait de notre Pays son terrain de jeu.”

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  10. Anonyme Anonyme

    et si on implantait déja des piscines avec des bassins aménagés qui fonctionnent et qui ouvrent aux horaires/solaires/para -scolaires pour les enfants de cette ville???
    C’est le néant dans cette ville.
    A quand une politique de la ville qui donne une véritable priorité aux loisirs des enfants en prenant en compte les nouveaux rythmes scolaires et en donnant des réponses adaptés face à des parents inquiets..?
    A quand un Maire dans cette ville..???

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  11. marco13 marco13

    C’est en effet un projet assez surprenant. Je ne m’étendrais pas sur le sujet des piscines qui est assez emblématique à la fois de la carence municipale mais aussi d’une vision de la chose publique, quand on voit comment le CNM est choyé.

    Par contre, je pense que la mairie pourrait, en collaboration avec MPM qui a la compétence déplacement, s’appuyer sur l’importance de la marche comme mode de déplacement et ses enjuex (lutte contre la sédentarité, l’obésité et toutes les maladies qui y sont liées telles que les maladies cardio-vasculaires, le diabète type 2).

    Une façon de voir le sport dans ce qu’il devrait être c’est à dire pleinement intégré aux activités du quotidien. Et dans ce domaine, MPM et Marseille ont une longueur d’avance (même si c’est en partie lié au manque d’efficacité des transports publics). En effet, MPM est la collectivité où la part de déplacement à pied est la plus importante (hors Paris évidemment). Comme le montre l’enquête globale déplacement Bouches du Rhône 2010, en semaine, un déplacement sur 3 y est réalisé à pied et cette part est en augmentation entre 1997 et 2009.
    http://www.marseille-provence.com/assets/plugins/tinymce/jscripts/tiny_mce/plugins/filemanager/files/telechargement/transport/Enquete-Menages-Deplacements-13.pdf

    Reste à faire les investissements propres à rendre cette marche à pied attractive et donc à diminuer la pression des modes motorisés et de leur cortège d’incivisme (stationnement sauvage, bruit, vitesse), une action dans les compétences de MPM à travers son PDU.

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  12. Gaudin préfère le curé à l’instit’ Gaudin préfère le curé à l’instit’

    Marseille et le sport vu de la mairie .
    De 22 piscines nous sommes passés à 12. 55% des petits Marseillais ne savent pas nager. On monte à 75% de non-nageurs dans les quartiers Nord, le centre et dans la vallée de l’Huveaune. 90% dans certaines cités.
    A Mazargues, quartier cher à papy Gaudin, l’ASPTT demande 270 euros par an pour apprendre à votre enfant à nager.
    le Palais de la glisse Ah! le le Palais de la glisse cout du projet 60 millions € .
    le stade vélodrome , tout est dans la parole de papa gaudin ” Je l’affirme : le financement du stade ne coûte pas cher à la Ville et sans doute rien .” Tous les marseillais connaissent la suite .
    Résultat , nous avons droit au folklore marseillais , vous voulez rire , regarder la photo sur la provence sur le sujet … MARSEILLAIS , ON VA ENCORE VOUS PLUMEZ.

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  13. de la Marsiale de la Marsiale

    D’ici 2017, ils ont le temps de remettre Luminy en état, non ?

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  14. Kantala 13 Kantala 13

    Tout d’abord, merci à “MarsActu” pour ce dossier, aussi fouillé que les précédents, tous sujets confondus.
    Lecteur quotidien, je n’ai jamais souhaiter déposer un commentaire, d’autres le font très bien….
    Cependant, et donc ce sera le premier commentaire, le sujet sur ” Marseille, Capitale Européenne du Sport en 2017″ me fait réagir…
    Les commentaires des divers écrits me ramène aux années précédentes lorsque la candidature de “MP 2013, Capitale de la Culture” avaient suscité autant de critiques, de rigolades et de galéjades… “Marseille ? Capitale du pastis, c’est tout !” etc…
    Depuis, chacun – objectivement – doit reconnaître que cette année MP 2013, et les précédentes surtout qui nous ont apporté la dynamique et les moyens financiers pour réaliser ce que vous voyez aujourd’hui, ce dont vous profitez et fièrement faites découvrir, ne peut que satisfaire tout le monde, sauf les grincheux !
    J’étais le premier moqueur, il y a 8 ans, en disant haut et fort: ” Mais qui va nous prendre au sérieux en matière de culture, à part celle de la Kalach !”
    J’ai rejoins le bataillon des Bénévoles MP 2013, en me motivant selon le principe: “C’est bien de critiquer, mais lorsque la Ville se bat pour modifier son image… alors il faut y aller…!”
    Mon gilet rouge, mon sac à dos et mes plans, j’ai arpenté les artères, centres commerciaux etc…pour “vendre”…”MP 2013”
    J’ai participé sur le terrain à une vingtaine d’activités parmi les 900 – oui, 900 – proposées…
    Nous étions plus de 2000 actifs au sein des bénévoles…
    Je peux témoigner de la ferveur des Marseillais et Touristes venus spécifiquement pour les évènements, de toute la France mais aussi du Monde entier !
    Cette année là ! “Fier d’être Marseillais” ne venait pas que du stade !
    Bien sûr, rien n’est parfait dans notre ville…les piscines, les installations sportives diverses et variées, l’encadrement des jeunes…. oui ! oui ! rien n’est parfait !
    Mais laissez la chance au “produit” !
    J’espère que Marseille l’emportera et sera à nouveau le centre d’intérêt Mondial du Sport…et toute la ville en profitera, car ce qui sera construit, bâti, organisé, développé, inventé, profitera encore à la Ville, des années, donc à chacun !
    C’est incroyable cette manie bien Française de critiquer systématiquement !
    Je rencontrai récemment un groupe de Marseillais, à qui je demandai s’il avait apprécié l’année MP 2013 ?
    La moitié n’avait profité d’aucune manifestation ! et pour un quart, n’avait fait que le feu d’artifice et le Mucem !
    Certains même, qui habitent loin…Houuu làaa, La Bouilladisse, La Ciotat, ou Peypin, n’ont encore pas mis les pied au Mucem… !
    Bon ! les furieux de la critique, OK, quelquefois vous avez raison, mais ne jetez pas le BB avec l’eau du bain !
    Salut !

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  15. Marseillais indigné Marseillais indigné

    A propos du QATAR

    Pr CHAOUI ” Le monde arabophone est-il condamné indéfiniment à l’absolutisme politique ? Son peuple est-il frappé d’infirmité congénitale démocratique
    Voici les conclusions de sa contribution très intéressante et pleine d’espoir publié dans EL WATAN journal que tous ceux qui éprouvent de l’amitié pour l’Algérie et pour les algériens
    ?http://www.elwatan.com//contributio
    Un processus historique long, complexe et douloureUX
    ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………
    Le projet du « Grand Moyen-Orient » n’est donc plus en concurrence avec les intérêts des anciennes puissances coloniales, mais avec le nouveau géant mondial qu’est la Chine. Les think tank US se mettent dès lors au travail : comment substituer aux élites politiques nées dans l’espace arabophone après les indépendances, devenues inutiles, à de nouvelles élites détachées de leurs anciens maîtres coloniaux et asservis aux intérêts américains ?
    La réflexion est aussi d’un syllogisme sidérant : 1- Cette région n’a connu une longue stabilité politique que sous l’empire ottoman, dont le dénominateur commun est : l’Islam. 2- Les Etats les plus stables depuis le démantèlement de cet empire sont les monarchies théocratiques du Moyen-Orient et du Maghreb, en l’occurrence le Maroc. 3- Ce sont ces mêmes Etats qui ont été depuis toujours nos inconditionnels soutiens. Solution logique : installer à la tête de toute la région MENA des pouvoirs d’inspiration islamiste « modérés », bien sûr, pour ne point choquer leur propre opinion. Le travail serait d’autant plus facile que ces élites politiques post-indépendance n’ont pas réussi à créer de vrais Etats/nations dotés d’institutions politiques légitimes, d’un Etat de droit capable de résister au travail de déstabilisation dont les USA se sont rendus maîtres depuis leurs expériences en Amérique latine dans les années 1960 et plus récemment dans les anciens Etats satellites de l’URSS (par les fameuses révolutions « oranges »).
    La seule erreur commise par ces think tank est d’avoir surestimé les capacités des partis islamistes à gérer un pays. Ces mouvements ont plus fait dans le discours démagogique et populiste sans substance politique, mais très écouté par des populations lasses d’être humiliées par l’Occident et sa métastase locale qu’est Israël, déçues par l’incapacité, voire la trahison des élites qui les gouvernent depuis les indépendances.
    L’opération « Facebook » (ou « printemps arabe », comme en veut) peut se mettre en place. Elle démarre en Tunisie par l’étincelle de Bouzidi et aboutit rapidement à l’exfiltration de Ben Ali pour installer Ennahdha. Ce sera ensuite le tour de Moubarak pour faire place à Morsi. Au Maroc, on est plus soft, le Makhzen, l’allié traditionnel, est maintenu autour du roi et l’on cède la gestion des problèmes économiques et sociaux aux islamistes. Par contre, les choses tournent au vinaigre rapidement en Libye, en Syrie et en Irak malgré l’aide massive des Saoudiens et des Qataris à leurs affidés respectifs. Finalement, au bout de 2 ans, on ne peut que constater l’échec cuisant de la solution islamiste « modérée ». Les USA vont revenir à la bonne et vieille recette du bâton, les armées arabes ne se faisant point prier pour revenir aux affaires !
    Finalement, quelles leçons faut-il en tirer ? Nous sommes, que l’on veuille ou pas, entrés dans une étape cruciale, irréversible, qualifiée de mondialisation, mais en fait dominée largement par les intérêts du nouvel empire occidental, associant les USA et Israël et traînant derrière eux une Europe occidentale en crise. Ceci est une réalité, je crois, acceptée par tous, mais pas une fatalité. Ce n’est pas une fatalité, car comme j’ai tenté de le démontrer, ce n’est qu’une étape dans ce long processus historique long, difficile, semé de pièges mortels, mais qui mènera inéluctablement à la liberté. Cette étape ne va pas durer encore longtemps, car l’histoire s’accélère comme le démontrent les événements récents de l’Ukraine où le pouvoir né de la « révolution » orange s’est écroulé pour laisser place à un pouvoir autoritaire, lui-même chassé par une nouvelle « révolution populaire », pour placer un pouvoir chancelant qui se voit lâché dans l’affaire de la Crimée par son promoteur : le nouvel empire occidental.
    Nous avons aussi des arguments à faire valoir, nous disposons d’atouts géostratégiques, énergétiques et surtout humains qui devraient nous permettre de défendre notre place dans ce nouveau monde et de léguer aux générations futures les moyens de poursuivre le combat pour leur liberté et leur prospérité. J’insiste sur nos ressources humaines qui sont certainement notre potentiel le plus sûr et le plus important. Car l’intelligence humaine est bien la seule ressource également répartie à travers la planète. Il n’y a pas de peuple plus intelligent qu’un autre, il n’y a que des peuples qui ont appris à utiliser cet inépuisable potentiel humain et d’autres qui l’anesthésient par le mensonge, la répression et la corruption.

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  16. Marseillais indigné Marseillais indigné

    A propos du Qatar Les émirs arabes tuent l’outarde et la gazelle avec la bénédiction des autorités (Le Matin dz)

    Mots clés : Algerie, Extermination, Chasse

    Par Le Matin DZ/Siwel | 18/03/2012 20:26:00 | 9992 lecture(s) | Réactions (19)

    Voilà les riches émirs du Golfe de retour dans notre pays, non pas pour investir, mais pour exterminer des espèces rares.

    Des têtes de gazelles sur un tout-terrain d’émir du Golfe. Des têtes de gazelles sur un tout-terrain d’émir du Golfe.

    Décidément le pouvoir ne refuse rien aux riches braconniers, par ailleurs émirs du Golfe. Ainsi le Sahara algérien est devenu depuis quelques années un défouloir pour émirs arabes d’Orient. L’Etat algérien leur offre toutes les commodités pour venir chasser l’outarde et la gazelle pourtant protégées officiellement. Ainsi, donc les représentants du pouvoir sont les premiers à fouler les lois de protection de la nature.

    La gendarmerie pour protéger les émirs

    Notre correspondant s’est déplacé à Ghardaïa et les témoignages racontent comment ces émirs viennent par vols spéciaux dans les aéroports intérieurs algériens chasser des espèces en voie de disparition.

    “Les émirs et autres riches des pays arabes viennent par avion spécial avec tout le nécessaire. Une fois arrivés, ils sont escortés par d’impressionnants escadrons de la gendarmerie dans le désert”, raconte un élu local.

    D’autres témoins, généralement mis au service dans ces opérations illégales, mais couvertes par les autorités algériennes, soutiennent que “ces émirs munis de kalachnikovs, de serviteurs pakistanais et de femmes de jouissance et de toutes la logistique nécessaire chassent impunément l’outarde dont ils extraient le cœur et la gazelle pour garder rien que leur tête en guise de trophée”. Ce n’est pas de la chasse, si tant est que ces émirs aient l’amour de la chasse, mais un crime contre la nature auquel on assiste avec la complicité des hautes autorités de l’Etat. PErsonne ne peut se targuer de dire ignorer l’extermination de ces espèces animales. L’opération se déroule depuis notamment l’arrivée de Bouteflika au pouvoir. Il est donc manifeste que ces émirs ont la bénédiction d’El Mouradia pour braconner en toute impunité.

    Pourtant, la loi algérienne protège en tout 73 espèces, dont l’outarde et la gazelle. L’outarde est protégée par des conventions internationales et en Algérie par le décret n°083-509 du 20 août 1983 renforcé par l’arrêté du 17 janvier 1995.

    L’outarde houbara (chlamydotis undulata), en voie d’extinction, est un bel oiseau coureur de 60-65 cm, haut sur pattes, dont le plumage tacheté reproduit l’ocre de la steppe, par un mimétisme qui lui permet d’échapper à ses prédateurs.

    Nos sources affirment que l’endroit principal que choisissent ces riches braconniers d’Arabie se situe généralement dans l’immense espace qui est entre les wilayas d’El Bayadh et de Béchar, au sud-ouest du pays.

    En Arabie, l’espèce est déjà exterminée et les centaines de chasseurs qui viennent dans le sud algérien ne se contentent pas seulement de chasser mais affectionnent aussi le pillage des nids d’outarde, ne laissant aucune chance à cette espèce de reconstituer sa population.

    Avec Siwel

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  17. Marseillais indigné Marseillais indigné

    Les descendants des Béotiens qui sont aux affaires à Marseille sont ignares Le Monde.fr avec AFP | 25.02.2013 à 11h09

    Une cour d’appel du Qatar a réduit lundi à quinze ans la peine de prison de Mohammed Al-Ajami, alias Ibn Al-Dhib, un poète, condamné en première instance à perpétuité pour un poème critiquant le pouvoir et défendant les révolutions du “printemps arabe”, a indiqué son avocat, Me Mohammed Néjib Al-Naïmi, ancien ministre de la justice au Qatar.
    L’avocat a affirmé qu’il allait “porter l’affaire devant la Cour de cassation”. Il a affirmé que le jugement de la cour d’appel était “politisé, comme celui du tribunal de première instance”. L’avocat a fait valoir dans sa plaidoirie qu’il n’y avait “aucune preuve que le poète ait prononcé en public le poème pour lequel il est jugé”, indiquant qu’il l’avait simplement récité “dans son appartement au Caire”.
    Le poète avait été arrêté le 16 novembre 2011 sous l’accusation d'”incitation au renversement” du régime et d'”insulte à l’émir” cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, avait indiqué, à la fin d’octobre Amnesty en réclamant sa libération. Le 29 novembre, un tribunal de première instance l’avait condamné à la prison à perpétuité. En vertu des accusations retenues contre lui, le poète était passible d’une peine de cinq ans de prison au maximum, avait déclaré Me Naïmi soulignant que “la perpétuité ne s’applique qu’en cas de tentative de coup d’Etat”.
    Amnesty International s’était élevée contre le verdict, qui a “toutes les caractéristiques d’une atteinte scandaleuse à la liberté d’expression”, et appelé à la libération du poète, présenté comme “un prisonnier d’opinion”.
    Lire : Qatar : un poète condamné à perpétuité pour incitation au soulèvement contre le régime
    L’ONG avait indiqué que la justice du Qatar lui reprochait d’avoir écrit en 2010 un poème critiquant l’émir, mais que, selon des militants du Golfe, la véritable raison de son arrestation est son Poème du jardin, écrit en 2011 alors qu’avait commencé le “printemps arabe”.
    Ce poème rend hommage à la révolution tunisienne et exprime l’espoir que le changement touche d’autres pays arabes, affirmant : “Nous sommes tous la Tunisie face à une élite répressive.”
    Richissime Etat gazier du Golfe, le Qatar a été épargné par la vague de contestation qui a soufflé sur le monde arabe et se pose en champion des soulèvements antigouvernementaux, notamment par le biais de sa puissante chaîne satellitaire, Al-Jazira.
    Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’était déclaré le 8 janvier “extrêmement préoccupé” par “le caractère inéquitable du procès”, notant que plusieurs sessions se sont tenues à huis clos. Il avait également dénoncé les conditions de détention du poète, “qui a apparemment passé plusieurs mois en isolement et y reste confiné malgré un arrêt du tribunal de première instance ordonnant sa détention dans des conditions normales”.
    En décembre, Laurent Fabius, faisant référence à cette condamnation, avait déclaré que la France n’admettait pas que l’on s’en prenne à des poètes.”S’en prendre à des poètes, ce n’est évidemment pas ce que souhaite ni admet la démocratie française”, a déclaré Laurent Fabius, interrogé lors de l’émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI

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  18. leravidemilo leravidemilo

    A première vue, je soupçonne Marsactu d’avoir voulu nous faire un trés gros gag! Ou alors de chercher encore une méchante polémique avec notre trés cher maire,polémique tendant à prouver que l’on peut bien être un grand catho,premier défenseur de l’enseignement catholique en france (en tant que maire),pas trés loin de l’opus deï,et pour autant pactiser amicalement et fébrilement avec le premier financeur (hors concours) de mouvements djihadistes! Quitte à laisser entendre que ces deux termes de la religiosité ne sont pas finalement si éloignés l’un de l’autre,en tous cas pour ce qui est du bisness,et de plus,ainsi faire un gros chagrin à son intégriste catho d’attaché parlementaire. (Coîncidence deux bons articles sur ces deux sujets dans le numéro de septembre du Ravi-le journal qui ne baisse jamais les bras,et semble qui plus est avoir un bon flair!). N’étant pas un premier avril,il faut donc se faire une raison. Notons tout d’abord que ce M Distinguin se pose là: Aller trouver un organisme à but non lucratif au Quatar, fallait déjà le faire! ça commence fort. C’est bien sur tout de suite gâché,par nos édiles,lorsque l’on voit qu’ils vont faire semblant de plancher,pour ce fabuleux think tank,sur des questions auxquelles ils ont déjà répondu,le plus souvent en coulant les réponses dans du béton,du genre: “Priorité aux infrastructures lourdes,concentration sur le foot” ou plus beau encore “concentration sur les activités nautiques”!!!(sur les plages polluées par le dernier orage ou dans les piscines sans eau?) Qu’ils vont pouvoir aussi gamberger (à temps partiel espérons) sur des poncifs du genre: “la société est divisée entre conservateurs et technophiles…recherche d’un public ciblé”…Bon,inutile de tout reprendre,l’essentiel hein c’est que gaudin,à défaut d’améliorer effectivement les transports en commun,de remplir nos piscines,d’entretenir nos écoles…nous fasse rêver: “La société est plus ouverte aux implants et au dopage,pour rendre le sport plus attractif”!!!” Marseille serait la base arrière de Paris pour les compétitions nautiques”. Marseille capitale des paris sportifs entrant dans le cloud… Allez,bande de marseillais,rêvez quoi!

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  19. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Parmi les “quelques questions simples et fondamentales”, certaines ont le mérite d’enfoncer bruyamment des portes ouvertes.

    “Est-il rentable à long terme d’investir dans des infrastructures (…) ?” On comprend mieux, dès lors, que pas un euro ou presque n’ait jamais été mis dans les piscines et les gymnases des quartiers depuis une vingtaine d’années : si la pertinence d’un investissement dans le sport ne s’analyse que sous l’angle de la “rentabilité”, contentons-nous de la subvention au CNM : au moins, il y a là un retour, tandis que le fait d’apprendre à nager à un minot d’une cité déshéritée ne rapporte pas un rond !

    “Le sport peut-il améliorer les conditions socio-économiques des Marseillais ?” Faut-il vraiment un “brainstorming téléguidé par les coachs qatari” pour répondre à une question qui a dû faire l’objet de milliers d’études dans toutes les langues au siècle dernier ?

    Mais au moins, la parlotte et le “brainstorming”, ça coûte moins cher que de rénover la piscine de Luminy !

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  20. Anonyme Anonyme

    «Mais au moins, la parlotte et le “brainstorming”, ça coûte moins cher que de rénover la piscine de Luminy !» Cher Monsieur rien n’est moins sûr, surtout lorsqu’il s’agit de sport, une ville du nord des Alpes en a fait la douloureuse expérience lorsqu’elle a été candidate aux jeux olympiques d’hiver ! Ses communicants , parmi lesquels un UMP« distingué Ont envoyé la ville droit dans le mur. L’addition a été salée……

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