Le maire de La Penne-sur-Huveaune écroué pour violences sur trois anciennes compagnes

Actualité
le 20 Déc 2024
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L'élu sans étiquette Nicolas Bazzucchi a été placé en détention provisoire ce mercredi. Il est mis en examen, entre autres, pour des violences conjugales ayant entraîné vingt jours d'incapacité temporaire de travail (ITT).

La mairie de La Penne-sur-Huveaune. (Google street view)
La mairie de La Penne-sur-Huveaune. (Google street view)

La mairie de La Penne-sur-Huveaune. (Google street view)

Nicolas Bazzucchi, 29 ans, a été placé en détention provisoire ce mercredi 18 décembre pour des faits d’une particulière gravité. Le maire sans étiquette de La Penne-sur-Huveaune est en effet mis en cause pour des violences conjugales par trois anciennes compagnes. Des violences, pour deux d’entre elles, qui ont entraîné vingt jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). Provoquant la mise en examen du maire, suivie de son placement en détention provisoire, annonce le parquet de Marseille dans un communiqué, confirmant une information de France Bleu Provence.

L’enquête a été ouverte à la suite d’une première plainte déposée au mois d’août. Ce lundi, l’élu a été interpelé chez lui tôt le matin puis placé en garde à vue à l’hôtel de police de l’Évêché de Marseille. Le même jour, les enquêteurs de la police judiciaire ont perquisitionné son appartement et les locaux de la commune de 6 000 habitants, que l’homme dirige depuis deux ans.

Les faits qui lui sont reprochés sont nombreux : violences habituelles sur conjoint ayant entraîné vingt jours d’ITT et viols conjugaux concernant deux victimes, violences conjugales sans ITT sur une troisième ex-compagne, et “enregistrement d’images présentant un caractère sexuel d’une personne se trouvant dans un lieu privé sans son consentement”, détaille le parquet.

Demande d’appel

Les faits se concentreraient sur les années 2023 et 2024. Les violences et les viols aggravés sont niés par l’élu, qui reconnaît uniquement “des violences verbales réciproques”, avance son avocat, Jérôme Gay, contacté par Marsactu. Qui a jugé bon, lors de notre appel, d’ajouter cette remarque : “Les certificats pour incapacité temporaire de travail (ITT), il n’y a rien de plus simple à faire et ça ne dit rien de qui a commis les violences, et quand.”

Dans la foulée, Jérôme Gay annonce avoir fait appel du placement en détention provisoire décidé par le juge avec l’aval du parquet. Selon nos informations, Nicolas Bazzucchi a été confronté à plusieurs plaignantes lors de sa garde à vue. Il aura l’occasion de s’exprimer sur sa version des faits la semaine prochaine, lorsqu’il plaidera en faveur de sa libération.

Cet appel devrait être examiné en début de semaine prochaine par la chambre de l’instruction. Pour l’heure, Nicolas Bazzucchi n’envisage pas de démissionner de son mandat. Il est devenu maire en 2022 à la suite d’élections municipales partielles, après des démissions en série au conseil municipal, qui était jusqu’alors sous majorité communiste.

Mais selon une source à la commune contactée par Marsactu, une réunion des élus de l’équipe municipale de Nicolas Bazzucchi s’est tenue ce jeudi à La Penne : “Les évènements de cette semaine entraînent une libération de la parole. Les habitants sont extrêmement choqués. On doit reconstruire la mairie”, estime notre interlocuteur. Preuve qu’au sein de la majorité municipale, on est déjà en train de “préparer l’après”.

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Commentaires

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  1. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    “Les certificats pour incapacité temporaire de travail (ITT), il n’y a rien de plus simple à faire et ça ne dit rien de qui a commis les violences, et quand.” Hier, à la suite du procès de Mazan, je lisais sous la plume d’une avocate que “la défense qui consiste à torpiller la victime ne fonctionne plus”, et que la profession allait devoir “s’adapter à cette société dans laquelle on ne traîne plus les victimes dans la boue (…)”.

    Apparemment son point de vue n’est pas partagé par certains de ses confrères, qui préfèrent continuer à confondre la défense de leur client avec l’attaque des victimes présumées. La facilité, sans doute.

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    • RML RML

      Je pense pas que ça va fonctionner ici non plus…

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