Le conseil municipal marseillais tourne la page du mandat et ouvre celle de la campagne
L'ultime conseil municipal du mandat du Printemps marseillais s'est tenu ce 18 décembre. Ouverte par la venue d'Amine Kessaci, cette séance fleuve, très politique, a été traversée par les tiraillements qui augurent de la bataille municipale à venir.
Le maire divers gauche de Marseille, Benoît Payan, lors du conseil municipal de Marseille, le 18 décembre 2025. (Photo : Emilio Guzman)
Il est 8 h 50, ce 18 décembre, quand le maire lance "le dernier conseil municipal de l’année". Du mandat, même. Dans trois jours, c’est l’hiver. Mais avant la trêve des confiseurs pour les fêtes de fin d’année, se tient donc cette dernière réunion dans l’hémicycle municipal. L’ultime de la mandature du Printemps marseillais. Les acteurs qui siègent là se retrouveront, pour nombre d’entre eux, sur les listes les 15 et 22 mars prochains, pour espérer être élus à la mairie centrale ou dans l’une des huit mairies de secteur.
Au gré des débats, plus ou moins vifs, plus ou moins élevés selon l’aisance des rhéteurs, la campagne s’invite de loin en loin. Car si le maire, Benoît Payan (divers gauche), n’est pas encore candidat — "Ce n’est pas le moment, pas l’objet du débat du jour", évacue-t-il —, nul ne doute qu’il briguera sa succession. Avec le désir d’être, cette fois, élu sur son nom, histoire de se débarrasser de l’étiquette de "maire non élu", épine dans le pied qui lui pourrit la vie depuis cinq ans et demi. Préserver une "Marseille une et indivisible, c’est ce qui a été fait pendant cinq ans et c’est ce qu’on va continuer à faire", pose-t-il, se projetant sur un deuxième mandat.
"Le narcotrafic tue"
La campagne tape à la porte. Même lorsque le conseil s’ouvre sur un temps intense : la venue d’Amine Kessaci à la tribune de l’assemblée municipale. Pull beige, carrure imposante, son visage est triste et sa voix douce. Le propos du militant écologiste et président de l’association Conscience est d’autant plus tranchant. Il revient sur l’assassinat . . .
Bon article. Merci. 👌
Se connecter pour écrire un commentaire.
Oui merci pour cet article racontant de façon efficace l’ambiance de ce conseil particulier, posant les enjeux de la campagne électorale.
Se connecter pour écrire un commentaire.
“Si on s’allie, vous imaginez la puissance de feu ?”,
C’est presque un but contre son camp: pour retrouver des moyens d’action les marseillais devraient donc voter Vassal … Même si avoir les même étiquette ne suffit pas à collaborer! Et en même temps le vote marseillais étant souvent à rebours de son environnement, ça peut motiver le vote non Vassal.
Se connecter pour écrire un commentaire.
« si on s’allie » ville et métropole pour le développement de la ville, l’amélioration de la situation dans tous les quartiers : ce serait une position intelligente de nos dirigeants locaux ; agir de concert pour les intérêts des habitants du territoire marseillais (l’intérêt public) devrait être leur boussole.
C’est une façon de rappeler à Vassal que la Droite locale fait totalement l’inverse : elle agit contre Marseille parce qu’elle a mal voté il y a 6 ans ; elle agit contre certains quartiers depuis des décennies parce que leurs habitants ne les intéressent pas, ne leur plaisent pas.
C’est ainsi que je comprends cette remarque piquante de Payan.
Se connecter pour écrire un commentaire.