Laisse béton : "Marseille a un besoin criant d'espaces verts"

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le 16 Mai 2013
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Créé il y a deux ans, le collectif "Laisse Béton" fédère une dizaine d'associations et de regroupements informels qui, aux quatre coins de la ville, se battent contre des projets immobiliers qui, selon eux, mettent à mal leur qualité de vie. Ils présentent aujourd'hui leur livre noir de cette bétonnisation qui menace à l'est le parc d'une ancienne bastide, au sud, la pinède d'une copropriété, au nord, un bout de nature encore préservée. Membre du collectif, Gérald Perilli est venu dans le studio de Marsactu, mercredi 15 mai détailler les raisons de cette colère contre "cette peste bétonnière"

"Les gens utilisent toujours l'expression du pot de terre contre le pot de fer, mais non, on peut gagner, argumente le militant. On peut citer le cas des victoires remportées par l'association de Paul Piccirillo, fondateur du collectif et de l'association Mieux vivre dans le 7e. Ils se battaient contre un projet d'hôtel et celui-ci a été ajourné et sa hauteur ramenée de 27 mètres à 7 mètres. Ça ne sera peut-être pas un hôtel de luxe". Cette histoire fait partie des exemples cités dans le "livre noir". Le collectif espère remporter d'autres victoires : par exemple en sauvant le parc de la Denise, à la Valentine. "Si la bastide a été détruite. Il reste encore un espoir de sauver ce parc de 5 hectares".

Une partie de leur combat passe par la mobilisation autour de leur combat, à la veille notamment de l'adoption du plan local d'urbanisme lors du conseil communautaire de juin prochain. Pour cette raison, ils organisent une journée de sensibilisation, le samedi 25 mai prochain, au parc Longchamp, pour informer les Marseillais du sens de ces luttes. "Marseille a un besoin criant d'espaces verts, constate Gérald Perilli. Nous aimons cette ville et nous voulons protéger son cadre de vie".

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Commentaires

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  1. NathMon NathMon

    Bonjour,
    Deux questions :
    – Pourriez-vous donner les coordonnées du collectif ?
    – êtes-vous joingnable pour vous présenter un autre projet de bétonnage dans un quartier en balcon ?
    Merci

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  2. Anonyme Anonyme

    De Defferre à Gaudin en passant par Vigouroux : développement urbain fait n’importe comment, sans aucun projet pour la ville, sans aucune vue d’ensemble, un pâté d’immeubles après l’autre.

    Et le plus souvent en ne créant que des nouvelles voies insuffisantes, en ne laissant que des zones vertes trop petites (ou rien !), alors qu’il y avait une place immense dans les anciennes bastides.

    Voire en l’absence de possibilité de nouvelle voie comme les scandaleux 300 logements nouveaux signés par la municipalité Gaudin sur l’ancienne usine Legré-Mante, à la Madrague, dans un quartier déjà asphyxié depuis vingt ans par des voies de communication insuffisantes.

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  3. Electeur du 8e Electeur du 8e

    “Ce panneau “à vendre” qu’on voit partout accroché aux façades résume la politique du maire sortant avec l’appui des socialistes locaux. On ne peut pas lui reprocher d’avoir fait une politique de droite, pure à 95 %. D’ailleurs, l’immobilier est une drogue dure, comme l’héroïne. 

    A Marseille, sous Gaudin, on a produit une politique immobilière rêvée, sans une trace de politique d’urbanisme, sans additifs administratifs, une politique concentrée là où il y a de l’argent, dans le Sud chez les riches ou dans l’immobilier de bureau. On a bradé le foncier et pour un peu, on oserait conclure d’une observation attentive qu’à Marseille, c’est le lobby immobilier qui a dicté la politique de Jean-Claude Gaudin. 

    Or, une ville sans urbanisme existe-t-elle ?”

    (http://www.lenouveleconomiste.fr/a-la-une/il-y-a-deux-marseille-celle-qui-existe-et-celle-qui-nexiste-pas-17600/)

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  4. en passant en passant

    CQFD: Un mètre carré d’espace vert ne rapporte rien aux élus. A l’inverse, au travers de rétrocommissions un mètre carré de béton rapporte gros. A Marseille tout s’achète, surtout les politiciens!

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  5. marseillais furax marseillais furax

    Marseille est une ville avec un potentiel immense mais qui est gâché par la rapacité de ses édiles. Bien entendu, le BTP passe avant l’image de la ville et sa qualité de vie.

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  6. athe athe

    Tout cela commence évidemment fort sympathique: sauvegarder les anciennes bastides, préserver les espaces verts, là où il y en a; on ne peut qu’être d’accord. Raser une partie du Parc Longchamp pour un parking est un scandale, et il y a certainement mieux à faire que de construire un grand immeuble côté Catalans. Ils sont capables de faire n’importe quoi – ils l’ont prouvé suffisamment souvent…
    Puis on arrive au port. Un port n’a jamais été un espace vert (juste pour parler “patrimoine”), et il vaut mieux, me semble-t-il investir dans l’aménagement du Bassin du Carénage que de revenir éternellement sur ces deux bandes vertes ridicules qu’on a aménagé un jour sur le Quai des Belges pour faire oublier qu’on était en fait en plein milieu d’un des carrefours le plus important de la ville. Chaque ville digne de ce nom a en son centre une place publique, où les gens se retrouvent, se réunissent – et parfois par dizaines de millier. Et à Marseille cette place est le Vieux Port. Et puis un port, c’est “l’eau” avec toutes ses activités et la vie qui lui est propre.
    Et puis, on vient à la “densification”, etc.; et là, ça devient tout simplement n’importe quoi. D’abord parce qu’il y a évidemment un problème de logement; à Marseille comme dans le reste de la France. Et donc, il faut construire – absolument. Et il faudra d’autant plus construire, si on veut éviter un étalement à l’américaine (on aura d’ailleurs plus les moyens) et les infrastructures qui vont avec – on ne peut être à la fois contre la densification et la LGV, et la multiplications des voies ferroviaires, et des autoroutes à quatre, cinq voies. Un moment donné, il faut bien qu’ils passent quelque part, tous ces gens, s’ils n’habitent pas sur place. Il faudra forcément choisir entre densification et préservation de la nature. Personnellement, je préfère protéger la nature.
    Puis il y a le problème du foncier. Je n’ai pas les moyens de m’acheter une villa avec jardin ou un hôtel particulier au centre ville. Et pour que les appartements restent accessibles, faudra bien construire – en hauteur; ce n’est pas seulement une question de rentabilité.
    On arrive au patrimoine. Évidemment il faut le protéger, là où il s’agit d’un vrai patrimoine – exceptionnel; mais on ne va pas arrêter toute vie dès qu’on tombe sur une plaque(!) commémorative, ou une pierre qui a plus de 50 ans; on ne vit pas dans un espace-musée. Et concernant des quartiers comme Arenc, Saint Mauront, les Crottes, la Cabucelle, etc. avec leurs petites maisons qu’il déclare “patrimoine” de Marseille – je ne suis pas sûr qu’il aurait réellement envie d’y vivre.
    Bref, on passe d’un combat tout à fait légitime et nécessaire à un gros n’importe quoi. Et si on aime vraiment cette ville, il faudra aussi accepter un jour qu’elle évolue.

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  7. Anonyme Anonyme

    Non aux logements hors de prix, location ou achat, ce qui est le cas de ces constructions abusives.

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  8. Antibé Antibé

    Pardon pour le retard de la réponse mais je n’étais pas retourné sur cette page. Le collectif LB n’a pas de site ou de page web a jour vous pouvez donc nous joindfre de façon individuelle par tel ou venir à nos réu une fois par mois. mon num est le :
    06 34 90 56 04,
    je me ferais un plaisir de vous mettre en cantact avec l’ensemble des membres du colllectif.
    AB pour Laisse Béton

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