La nomination du futur patron de la RTM suspendue à une visite déontologique

Info Marsactu
le 21 Déc 2018
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Successeur annoncé de Pierre Reboud à la tête de la régie des transports métropolitains, Hervé Beccaria a vu sa nomination reportée in extremis. La présidente de la métropole Martine Vassal souhaite auparavant qu'il passe le filtre de la future déontologue.

Sa candidature revenait de loin et il lui faudra encore patienter. Mardi, Hervé Beccaria, jusqu’alors secrétaire général de la RTM devait officiellement être nommé directeur, quelques semaines après avoir été annoncé par La Provence en pole position pour succéder à Pierre Reboud. Mais, selon nos informations, le conseil d’administration a appris le matin même que le processus était gelé. La raison ? Le postulant doit d’abord passer le filtre de la future déontologue commune à la métropole et au département.

Annoncée par la présidente Martine Vassal le 28 novembre lors de la présentation de sa stratégie de lutte contre l’habitat indigne, la déontologue est censée “garantir l’exemplarité et aussi l’application des bonnes pratiques”, indique la collectivité. Cela consistera notamment en un épluchage du CV de tous les principaux cadres qui seront nommés. “Cette nomination [d’une déontologue] surviendra en 2019”, précise la métropole. Probablement dès janvier, selon nos informations. Et elle a déjà plusieurs dossiers sur son bureau.

Pourtant, avec 17 ans de maison, Hervé Beccaria n’est pas un inconnu. À l’origine, la métropole Aix-Marseille Provence, tutelle de la régie des transports, avait missionné un cabinet de chasseurs de tête pour apporter un profil extérieur à cette grosse machine, gérée depuis 2008 par Pierre Reboud. Mais, après l’arrivée à la présidence de Martine Vassal et la sortie de l’exécutif du vice-président délégué aux transports Jean-Pierre Serrus, c’est une piste interne qui a été privilégiée.

Malgré ce profil connu, le directeur général du principal satellite de la métropole -3500 salariés- ne pouvait échapper à la nouvelle règle sans entacher de suspicion son arrivée, nous explique un observateur. “Il est à l’heure actuelle impossible d’en dire davantage”, répond la métropole qui évoque “une communication ultérieure, dès lors que la nomination sera effective”. Pour l’heure, on ne sait donc pas comment seront traité les élus, notamment ceux récemment nommés à de nouveaux postes.

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Commentaires

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  1. Dark Vador Dark Vador

    Quoi? Passer devant un déontologue? Vérifier que ce haut cadre est les mains propres? Sans taches ni casseroles? Mais dans quelle région sommes-nous? Paca-Sud dites-vous? Vous êtes sûrs? Ha bon…

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  2. Dark Vador Dark Vador

    “ait” les mains propres… Darky mon coco tu écris trop vite…

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  3. Dark Vador Dark Vador

    PS : c’est une blague de Noël faite aux puristes qui sévissent sur Marsactu… (la direction peut effacer ce commentaire)

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  4. Marc Barbault Marc Barbault

    Et Martine Vassal elle va passer le filtre de la future déontologue ?

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  5. julijo julijo

    C’est un peu à mourir de rire….
    a moins que dès que ce “filtre de la future déontologue” existe, TOUS nos élus et cadres dirigeants NOS institutions y passent……
    martine peut nous surprendre !!!
    exemplarité, et application des bonnes pratiques : va-t-il y avoir bientôt des postes disponibles et des élections anticipées ??

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  6. Manipulite Manipulite

    Le pouvoir de nomination est un pouvoir exclusif de l’exécutif. Elle cherche des excuses pour ne pas le nommer ou retarder la nomination. Le déontologue a bon dos.

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    • leravidemilo leravidemilo

      Elle a intérêt d’avoir un bon dos! Mais aussi un bon estomac, adapté au format des couleuvres du sud. Mais ne doutons pas que son recrutement a été le fait d’un cabinet de “chasseurs de têtes” (quel monde de brute!) qui a vérifié ces choses là!

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  7. Brallaisse Brallaisse

    Allons nous vérifier aussi , si le candidat à les cuisses propres?
    Cette région est hallucinogène

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  8. Jean Peuplus Jean Peuplus

    Il ne nous reste plus qu’à connaitre le nom de la déontologue, car apparemment le choix en faveur d’une personnalité féminine est déjà tranché.

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  9. petitvelo petitvelo

    Et qui sera celui ou celle “qui murmure à l’oreille de la déontologue” ? La déontologie, ça ressemble un peu à une nouvelle religion interprétable que par un(e) grand(e) mage … Si les institutions étaient plus à l’écoute des organismes existants: cour des compte, conseil économique social et environnemental, … ça ne serait déjà suffisant.

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  10. David David

    Si son boulot consiste a “éplucher les CV des postulants ” comme le dit l’article, alors moi j’appelle pas ça un déontologue, mais un assistant RH. Enfin bon, une contorsion supplémentaire pour cacher la vérité (qui doit être un truc dans le style “mais comment faire pour bloquer sa nomination a celui-là, j’en veux pas”)

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  11. Brallaisse Brallaisse

    Puisque nous en sommes là , moi je propose de faire passer nos zélus au détecteur de mensonge , juste pour se marrer 5 minutes .

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