La mobilisation des profs de l’éducation prioritaire s’ancre dans la durée
Mobilisés depuis la mi-mars, les professeurs des collèges ont parcouru les rues de Marseille mardi. Ils constatent une baisse de moyens qui les contraint à abandonner certains projets pédagogiques.
Les enseignants ont défilé de l'avenue de la Corse jusqu'à la gare Saint-Charles mardi. (Photo : Suzanne Leenhardt)
Un chant de stade de foot résonne avenue de la Corse. "Jean-Michel Blanquer, tu nous mets les nerfs, on va te faire la misère ", entonne une centaine de personnes sur un air qui vise d'habitude le président du club lyonnais. Au départ du collège Gaston-Defferre, des professeurs marseillais se mettent en marche, banderoles et pancartes en main, vers les bureaux de la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN), du côté de la gare Saint-Charles.
Rosa-Parks, Quinet, Renoir, Wallon, Belle-de-Mai, Monticelli, Rimbaud, la majorité d'entre eux travaillent dans des établissements membres du "réseau d'éducation prioritaire" (REP et REP +), où les élèves connaissent plus de difficultés qu'ailleurs. Depuis le 14 mars, une grève perlée s'est mise en place à raison d'un collège par jour. Point d'orgue de cette mobilisation : l'appel à manifester de l'intersyndicale Sud, CGT Education, CNT-SO, ce mardi 29 mars. Ils dénoncent le manque de moyens et l'impact sur l'enseignement . . .
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