La mairie s’incruste à une vente aux enchères pour tenter de sauver des terres agricoles

Reportage
le 11 Nov 2022
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Près de 5 hectares de terres arborées du vallon des Hautes douces, dans le 11e arrondissement de Marseille, ont été vendus aux enchères ce jeudi. Aïcha Sif, adjointe à l'alimentation durable, s'est rendue sur place pour prévenir les acquéreurs qu'aucune urbanisation ne sera autorisée.

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L'adjointe à l'alimentation durable au côté des membres de l'association "Sauvons le vallon" avant la mise aux enchères de parcelles naturelles. (Photo SL)

L'adjointe à l'alimentation durable au côté des membres de l'association "Sauvons le vallon" avant la mise aux enchères de parcelles naturelles. (Photo SL)

C’est une bataille silencieuse, à coup de cartons verts levés, qui se joue au premier étage de la chambre des notaires des Bouches-du-Rhône. “Les enchères sont portées à coup de 10 000 euros et vous avez 90 secondes, ok ?“, prévient le notaire en charge de la vente. Une dizaine de personnes est présente ce jeudi 10 novembre pour les trois lots, trois terrains de verdure en friche, mis en jeu. Au premier rang, Aïcha Sif suit attentivement le match. L’adjointe à l’alimentation durable et la préservation des terres agricoles à la mairie de Marseille compte bien rencontrer les futurs acquéreurs et leur faire savoir son souhait de préserver ces terres et d’y implanter un “pôle alimentaire” rempli de maraîchers pour nourrir Marseille.

Les trois terrains en question se trouvent au cœur du vallon des Hautes Douces dans le 11e arrondissement de Marseille, en direction d’Allauch. Vignes, herbes sauvages et vieilles restanques composent le paysage de ces propriétés de la Fondation de France. La vente de ces terrains arborés fait bondir les riverains et membres de l’association Sauvons le vallon, qui craignent l’urbanisation et la privatisation d’une des dernières étendues encore naturelle de Marseille.

Aïcha Sif (à dr.) se tenait au premier rang de la séance. (Photo : SL)

Munis de pancartes, une dizaine d’entre eux se sont rassemblés pour acter leur présence face aux futurs acquéreurs qui entrent dans la salle. En 2013, une partie de cette zone est devenue constructible suite au vote du plan local d’urbanisme, faisant augmenter le prix du foncier.

La mairie n’accordera aucun permis de construire

La première vente comprend un terrain de 10 955 mètres carrés muni d’une vieille bastide de deux étages et d’une autre construction de trois logements. Deux duos d’hommes se font concurrence. La mise démarre à 540 000 euros. Quelques chuchotements après, le prix final s’élève à 980 000 euros. C’est celui proposé par Gilles Schutz, un médecin et président de la société immobilière Bridge life capital, venu avec son associé. “Je les connais, ça fait deux ans qu’ils viennent repérer les lieux“, pointe Mohammed El Guettaa, un des riverains présents. Un deuxième lot constructible finit à 570 000 euros. Le troisième, classé en zone naturelle et “inoccupé” dixit le notaire, augmente de 2000 euros et part à 71 000 euros. “C’est occupé par la biodiversité !“, lâche l’élue écologiste. Le second duo d’hommes remporte les deux.

À l’issue, Aïcha Sif se lève pour leur faire passer un message : la mairie n’accordera aucun permis de construire sur ces terrains. “Mais vous pouvez tout à fait être partenaire de notre projet. On laisse la porte ouverte. Marseille mérite une alimentation durable”, appuie-t-elle avant de souligner la présence d’Hendrick Davi, député LFI de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône. Les deux hommes assurent qu’ils ne construiront rien de nouveau. “Le chemin d’accès est trop petit pour que l’on fasse passer des camions. Après, sur le projet de rénovation, on ne sait pas encore ce qu’on va faire”, assurent les deux hommes qui ne cachent pas leurs intentions de faire des logements à la location ou la vente. Interrogé sur la mobilisation des riverains, Gilles Schutz ne se sent pas “effrayé“.

L’adjointe est venue mettre un coup de pression, mais craint que les acquéreurs “jouent la montre” et attendent une nouvelle mandature pour être autorisés à réaliser des constructions. “Mais nous aussi, on va faire en sorte de faire un deuxième mandat !”, promet-elle.

Gilles Schutz devra tout de même attendre la décision finale de vente. Car dans les trente jours qui viennent, la société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) Paca peut se substituer à la vente. Un nouvel épisode qui suivrait celui de la tentative de préemption loupée.

Les membres de l’association de protection du vallon avaient imprimé des photos des terrains mis en vente. (Photo SL)

“Ce sont les sujets du Printemps marseillais”

La Fondation de France, propriétaire des lieux, a reçu ces terrains en legs en 2003. “La donatrice voulait que l’argent soit apporté à la lutte contre le cancer”, rappelle Cécile Malo, déléguée générale de la Fondation de France Méditerranée. Le code de l’urbanisme donne la possibilité à la Ville, la métropole et la Safer de préempter ces terrains. Sauf que le délai pour déposer le dossier était prévu jusqu’au 11 août et que rien n’a été transmis dans les temps. Selon La Marseillaise, le maire de Marseille aurait personnellement tenté de négocier avec la fondation ces derniers jours pour rattraper le coup, sans succès.

La Ville imaginait l’installation de maraîchers avec l’association Terre de liens ainsi que la création d’une “légumerie” dans les bâtiments. “On avait ficelé le dossier en parlant du chiffre d’obésité et de diabète. L’alimentation biologique est liée à la santé. C’est dans la loi Egalim et la loi Climat, c’est très costaud ! La question sociale et l’urbanisation en ville, ce sont les deux sujets du Printemps marseillais”, martèle Aïcha Sif.

“On aurait apprécié que la Ville préempte dès lors qu’elle avait un projet d’agroécologie. Or notre préoccupation est de suivre les règles de droit. Passé ces délais, nous n’avons pas pu envisager d’autres solutions”, se défend Cécile Malo.

30 jours pour changer la donne

Cette fois, les pouvoirs publics pourront se substituer dans les trente jours. C’est-à-dire racheter les trois lots au prix final des enchères. À cause de ce coche loupé, le lot complet passe donc d’un million à 1,62 million euros. “Là, les cartes sont rebattues, mais ça aurait pu être sécurisé avant à un prix moindre”, regrette un membre de Sauvons le vallon.

S’amorce alors une course contre-la-montre. Philippe Lauraire, le directeur départemental de la Safer Paca est venu aussi observer les enchères. Sans s’avancer sur le devenir du vallon, il explique que “la Safer a la capacité de racheter à ce prix quand il y a un intérêt agricole et une mise en valeur possible. Cela dépendra des partenaires”. De nouvelles discussions sont prévues dans les jours qui viennent avec la Ville et la métropole pour trouver les financements de cet achat. L’avenir du vallon dépendra alors d’une volonté politique.

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Commentaires

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  1. Tyresias Tyresias

    Bref, y’a eu une connerie à 620 000 euros ?

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  2. polipola polipola

    Ils ont pas intérêt à déconner sur ce coup-là la mairie !

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  3. mrmiolito mrmiolito

    Mise en oeuvre d’une promesse de campagne. Pas évidente évidemment, au vu des appétits carnassiers de la promotion immobilière, mais louable.
    Pour mémoire l’enjeu est qu’un jour les petits marseillais, libérés de Sodexo (mais la aussi, dans le 2e mandat), puissent manger des légumes locaux et bio !

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    • jacques jacques

      Voilà 2 ou 3 ans que ça dure!.La Safer avait proposé à la Ville de préempter et demandé pour l’aider environ 200 000 €. Le montant total aurait été d’1M€. La Ville n’a pas bougé et maintenant c’est 1.6M€. Terre de Liens aurait racheté à la Safer à 25% du montant et aurait mis en valeur ces terrains en y installant des agriculteurs.
      Quelle qu’en soit l’issue, c’est un beau gâchis et l’adjointe qui se pointe pour dire pas de permis ne manque pas de vergogne.
      J’ajoute que ces infos sont authentiques.
      On a vraiment l’impression que c’est l’incompétence et le ministère de la parole reniée qui gouvernent cette ville.
      Mars actu ne se trompe pas en prédisant que les acquéreurs attendent que la majorité change.

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    • Citoyen-ne-s-de-marseille.fr Citoyen-ne-s-de-marseille.fr

      La fin du contrat actuel de la Sodexo c’est en août 2025. La production des 45 000 repas/jour des écoles marseillaises nécessiteront bien plus que de simples terres agricoles et une conserverie et légumerie. Ce qui n’empêche que cela doit être fait. La politique de production maraîchère doit être à l’échelle métropolitains, départementale, régionale et au-delà pour certaines productions. La première étape devra être la reprise en régie du centre de production de Pont de vivaux qui appartient nous le rappelons à la ville. La Sodexo n’en a que la gestion. Rien ne nous permet d’être rassurés sur cette première étape… La SPEM aurait dû inclure dans son périmètre des centres de production plus modeste à l’échelle plus locale des arrondissements mais la encore il n’en est rien. Le service Restauratipn Scolaire de la ville devrait être renforcé, mais là encore il n’en est rien voir pire, alors qu’il y a une quinzaine d’années, ils étaient plus de 15 dans le service, désormais ils sont 4 prévus, 3 postes sont prévus sur les 4, 2 sont en maladie, le troisième part en décembre dans un autre service… et qu’on ne vienne pas que c’est la ville n’a pas les finances pour faire, la ville se désendettement à une vitesse folle, la capacité d’autofinancement de la ville approche les 300M€ … bref un budget d’austérité en grandes pompes avec pour conséquence une destruction de la force publique à grande vitesse. Les mots ont leur importance : le maire ne parle plus de la fin de la sodexo, mais ne fin d’un monopole de la Sodexo. Comprendre qu’en 2025, le contre de production continuera avec Sodexo, et on expérimentera de ci de là (enfin dans les secteurs secteurs PM) une production des repas locale… bref … manque de volonté politique, ils restent 3 ans avant la fin du contrat de la Sodexo, la politique devrait se concentrer désormais sur la reprise en main municipale de Pont de Vivaux, tout en explorant les filières agricoles (coopératives, conserverie, legumeries, …) qui fourniront le centre de production.

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  4. Alceste. Alceste.

    Nous allons donc voir Payan au pied du mur.
    Il y a possibilité donc de racheter avec un surcout de 620000 euros, vu l’état des finances nous n’ en sommes plus à cela près, 31/32,si cela est pour une cause qui en vaut la peine.
    L’adjointe nous dit ,jamais. Si elle le dit,jusqu’au prochaines élections du moins.
    La solution réside dans la SAFER, et là nous aurons une réelle protection de cette zone.
    Allez Benoît, sur ce coup tu peux jouer avec NOS sous.

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  5. Assedix Assedix

    Appel aux experts en urbanisme:
    le terrain étant constructible, la mairie serait-elle en droit de refuser un permis de construire si celui-ci n’enfreint aucune règle ? (il me semble que non, mais je serais curieux d’avoir d’autres avis plus éclairés)

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    • BRASILIA8 BRASILIA8

      s’il est conforme aux prescriptions des documents d’urbanisme la réponse est non
      Elle peut essayer de réduire les surfaces bâties en fonction des réseaux ( eau, assainissement, …) mais la marge de manœuvre est mince

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  6. BRASILIA8 BRASILIA8

    Soit le terrain est constructible selon le PLUi et la mairie ne pourra pas refuser le permis de construire soit il est non constructible et les menaces de l’élue ne servent à rien.
    La Ville n’a pas voulu préempter et maintenant il faut assumer, les menaces ne servent à rien on peut supposer que l’acheteur ne va pas dépenser 900.000€ plus les frais pour regarder pousser l’herbe sur le terrain, il doit savoir ce qu’il peut faire sur ces parcelles.
    La Fondation de France aurait du contacter la Ville avant de vendre mais là aussi la recherche du profit à prévalue

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    • Assedix Assedix

      Merci. 🙂

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  7. Gentiane Gentiane

    Depuis 2003, ce projet est connu des divers équipes municipales et metropole… tous les délais de préemption ont été loupés…
    L’ancienne propriétaire a légué ce bien à la fondation de france pour être mis en vente et que les fonds récoltés soient versés à des associations de lutte contre le cancer. La fondation de france ne peut donc pas changer la volonté d’une défunte déposée chez un notaire.
    La fondation de france ne fait aucun profit, elles récoltent des fonds qui sont reversés à des associations et porteurs de projet en toute transparence. Bon nombre d’associations à Marseille et ailleurs pourront en témoigner.

    Que pensez d’une élue qui promet de beaux projets écologiques sur des terrains qui ne lui appartiennent pas …

    L’article remet l’église au milieu du village : tout dépendra d’une volonté politique qui aurait pu se manifester durant les presque 20 années passées.

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    • BRASILIA8 BRASILIA8

      Je me suis mal exprimé la fondation n’a pas cherché à faire un profit mais à vendre le plus cher possible pour une “bonne cause”
      L’élue est là pour là pour faire passer la ville pour une victime

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    • marseillais marseillais

      Merci pour ces justes propos.
      Les effets d’annonce de la mairie ne suffisent pas.
      Il aurait fallu qu’elle se réveille avant….et elle aurait eu largement le temps depuis tant de temps !
      C’est trop facile d’accuser la Fondation de France de méchant promoteur, ce qui à ce que je sache n’est pas dans ses gènes.

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  8. danielle di scala danielle di scala

    L’élue qui espère poursuivre lors du prochain mandat se nourrit d’illusions. Vu leur manière de gérer Marseille ou plutôt non gérer,l’alternance est assurée.

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    • mc.mars mc.mars

      J’espère bien que vu l’état dans lequel l’ancienne mairie a laissé la ville, la nouvelle ne peut que mieux faire !!! Et le chantier est titanesque ! Mais c’est vrai que c’est incompréhensible d’avoir laissé passer ce délai alors que la ville a tant besoin de conserver le peu d’espaces verts qu’il lui reste… et de les protéger. J’espère qu’ils pourront aboutir !!!

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  9. Andre Andre

    Il fallait préempter. Amateurisme! Une fois de plus….
    Il est toujours possible de faire une modif au PLU et de classer les terrains en agricole voire, pour partie, en EBC.

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    • BRASILIA8 BRASILIA8

      il faut une déclaration d’utilité publique difficile à justifier dans ce cas et vu la longueur de la procédure le permis sera accordé et les constructions terminées

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  10. Hde mars Hde mars

    On doit malheureusement reconnaître que cette municipalité est aussi voire plus incompétente que l ancienne

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    • MarsKaa MarsKaa

      Vraiment ? Vous avez comparé deux ans de mandat à 24 ans… pour l’instant la balance de l’incompétence et de l’inaction penche toujours du même côté…

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  11. MarsKaa MarsKaa

    Sur ce coup, c’est fichu, non ? Le terrain est constructible et il vient d’être acheté. Le propriétaire en fera ce qu’il voudra dans le cadre du PLU, quoiqu’en dise la municipalité. Il est trop tard pour en faire un terrain pour la collectivité, un terrain à usage agricole. La faute à … personne en particulier sur ce terrain, un ensemble de facteurs relevant de l’ancienne et de la nouvelle municipalité.

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  12. MarsKaa MarsKaa

    Les délais pour la préemption sont dépassés.
    Mais il est encore possible que mairie, métropole et safer agissent pour reprendre les terrains, je n’avais pas bien, pas tout, lu… bref un raté qui pourrait être rattrapé ? Avec un surcoût de 620 000 euros… jouable donc ?

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  13. Alceste. Alceste.

    Bravo les juristes de la Territoriale, vous avez encore fait fort. Que les politiques soient des amateurs même pas éclairés cela est une chose,mais que les fonctionnaires ayant passé le concours qui paraît t”il est de haut niveau selon certains, cela en est une autre.
    Cette ville est du pain béni pour les promoteurs et affairistes de tous poids.

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    • BRASILIA8 BRASILIA8

      Qui vous dit que l’erreur si erreur il y a vient d’un fonctionnaire? Les politiques donnent les directives et les fonctionnaires exécutent . Les documents d’urbanisme sont signés par l’Adjoint délégué seuls les documents n’engageant pas la collectivité sont signés par délégations par un certain nombre de hauts fonctionnaires: directeur ,directeur adjoint ..

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  14. 9zéros 9zéros

    à pleurer, mais qu’on à faire certains de ces terres et de la bio-diversité? rien, le profit personnel est maître, les avides aux métiers divers, très certainement déjà enrichis sur le dos des contribuables ont bien amené leur coup et vont réaliser de nouvelles belles plus-values.
    A moins d’une révolution les faits sont actés….. Marseille n’est pas prête de re-devenir auto-suffisante….

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  15. Regard Neutre Regard Neutre

    La Fondation de France a récupéré ce terrain en legs qui fixe des obligations.Apparemment,elle applique rigoureusement la volonté du testament.Sa démarche de valoriser et vendre le terrain pour investir l’argent dans la recherche contre le cancer est un gage de la très bonne gestion de cet héritage.Par ailleurs, en l’espèce,en n’utilisant pas son droit de préemption, la Municipalité contribue aussi à cette valorisation du bien et satisfait ainsi la volonté sacrée du Donateur qui visait,quant lui, seulement la recherche contre le cancer.

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  16. Christian Christian

    Marseille : ville championne de l’abattage d’arbres et du bétonnage de terres agricoles. La nouvelle équipe municipale a un sacré boulot pour inverser cette gestion scandaleuse. Il est difficile de lui reprocher d’être parfois dépassée par l’énorme lourdeur de l’héritage qu’elle a trouvé.

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  17. Alceste. Alceste.

    L’héritage, ah oui l ‘héritage !
    Cet argument est encore tenable pour un domaine,celui des finances. Merci Gaudin avec une gestion désastreuse, et merci Vassal pour le dépouillement de la cité phocéenne. Pour le reste, mais ce n’est pas eux, c’est la métropole, la région ou le département ou encore le Pape.Alors on peut se poser la question de la justification de l’existence de certaines instances comme les mairies de secteurs qui ne gèrent rien. Ce qui est le cas qui nous occupe aujourd’hui avec ka gestion du foncier.
    L’argent est fondamental mais pas que . Payan et PM continuent de faire fructifier l’heritage FO sans varier sur les anciennes habitudes,entre autres.
    L’école, les transports oui,mais merci l’Etat.
    En revanche sur l’aspect terrains, immobilier, aménagement où il est possible d’agir,l’imprevoyance, le manque de vision,de connaissance et l’incompétence des services font que la mairie fait dans le symbolisme et le raté. Une direction juridique qui frise le ridicule et cela n’est pas la première fois.
    Brasiliab, les adjoints en place ne sont pas compétents et ne connaissent pas leurs dossiers d’une part, et visiblement ne tiennent pas leur administration d’autre part. Si ils ne sont pas capables de donner des directives à leurs directeurs pour appliquer la politique définie par le politique pour monter dossiers ,alors à payole.Qu’ils se limitent donc à l’associatif alors.
    Ou pire encore et cela est aussi fort possible si l’administration ne respecte pas les instructions données par le politique, cela serait encore plus grave.
    Je ne voudrais pas être moqueur,mais les nouveaux propriétaires des terrains en question doivent encore trembler de peur après l’intervention de l’adjointe.
    Le symbolisme qui est l’une des activites principales de cette mandature a des côtés positifs,sans doute, cela fait plaisir aux assos mais ne règle rien ,au contraire.
    Cela s’appelle de l’esbroufe.
    Mais ne vous trompez pas sur les propos , ceux d’en face sont pires.

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    • Avicenne Avicenne

      👍👍👍

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  18. polipola polipola

    Brallaisse, présentez-vous aux prochaines élections ! Au moins, la ville serait sauvée avec vous.

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    • Alceste. Alceste.

      J’y songe 🤣, mais je n’ai pas l’âme d’un pâtre, car gérer des chèvres je n’en ai vraiment pas l’habitude.

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  19. didier L didier L

    Un beau raté semble-t-il, alors que les éléments étaient réunis pour préserver ces espaces et les consacrer à des projets verts ! C’est toujours plus facile de crier au loup lorsqu’on est dans l’opposition sans pouvoir que d’agir vraiment sur le réel lorsqu’on est au pouvoir. La preuve ! Manque de vigilance, lenteur, incompétence … gérer les affaires publiques n’est pas un jeu, attention aux promesses non tenues et aux cafouillages

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  20. Alceste. Alceste.

    Marskaa, 24 années de gaudinisme( années pourries) + 6 années de payanisme ( héritage de l’autre ,donc rien ne ne passe) = 30 années.
    Payan va demander 6 ans de plus pour réaliser ses engagements ou un autre employra les mêmesarguments, donc au total à minima 36 ans ,une vie où rien ne se passe à Marseille.
    Bravo les politiques, et cette ville s’enfonce.

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  21. Alain PAUL Alain PAUL

    PAYAN mais pas encore PAYSAN

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