Justice dépassée, prisons inadaptées : les magistrats disent leur impuissance face au deal
La commission d'enquête sénatoriale sur le narcotrafic se penche cette semaine sur Marseille, "épicentre" du fléau. Avant leur déplacement sur le terrain, les parlementaires ont auditionné des magistrats à bout de souffle qui craignent, disent-ils, de "perdre la guerre".
Saisie de cannabis réalisée à la cité des Rosiers, en février 2024. (Photo : CMB)
Commentaires
L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.
Vous avez un compte ?
Mot de passe oublié ?Ajouter un compte Facebook ?
Nouveau sur Marsactu ?
S'inscrire
Je suis dans l’attente des réactions de nos zélites locales Vraiment.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Carbone et Spirito doivent se retourner dans leurs tombes.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Olivier Leurent est magistrat posé, réfléchi, et unanimement reconnu par ses pairs pour son sens de la mesure. Tout le contraire d’un politique, même si à son poste dans la haute magistrature, tout est néanmoins un peu teinté de politique.
Ses propos, rapportés également dans La Provence avec plus de détails sur les têtes de ces réseaux mafieux, s’ils ne surprendront pas tout le monde, sont absolument effrayants. Il convient de bien les relire pour ne pas pouvoir se défausser dans quelques années lorsque cette mexicanisation aura gagné d’autres couches de la société et d’autres régions de France.
La responsabilité de l’exécutif et du parlement dans cette faillite est incontestable : ce sont eux qui décident et votent les budgets de fonctionnement de la justice.
En 2022, les dépenses publiques ont représenté 58,3 % du produit intérieur brut. Les deux premiers postes de dépenses publiques sont les dépenses de protection sociale (40,8 % des dépenses publiques en 2022) et les dépenses de santé (15,6 %).
La part du budget de l’Etat consacré à la justice est 50% inférieure à la dépense moyenne des autres états européens.
Dit autrement : on récolte ce qu’on a semé.
Il devient vital de flécher plus de crédits vers le pur régalien : justice, sécurité, défense ; tout ce qui ne peut pas être pris en charge par le secteur privé ou associatif.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Une Justice débordée, faute de moyens, aura moins de temps et d’indépendance pour se pencher sur les turpitudes des pouvoirs politiques.
Se connecter pour écrire un commentaire.
EXACT
Se connecter pour écrire un commentaire.
Lire et relire le commentaire de SLM, tout y est dit.
Bien lire ce ” moralisme à la française” évoqué par les magistrats, tout est dit là aussi. La République au 21em siècle s’écroule et se rassure sous de ” grands idéaux d’égalité, de justice, d’humanisme, de vivre ensemble etc …” et a perdu de vue le réel qui part en quenouille. La vitrine, les apparences, les discours pompeux sur la ” grandeur du pays”, l’autosatisfaction cachent de plus en plus mal l’arrière boutique d’une société coincé. Un vieux pays dirigé par de jeunes/vieux qui n’ont pas changé grand chose à l’ancien monde. Jusqu’à quand , comment et jusqu’où !
Sur ce dossier du trafic de drogue, mais aussi sur l’immigration, sur le voile et l’Islam, sur la laïcité, sur les ” banlieues” et l’abandon des services publics, sur le logement etc … peu a été fait. Tandis que le cac40 se porte bien merci.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Impliqués dans le trafic: direction Cayenne où on les occupera à reconstruire les riants locaux qui faisaient l’admiration du monde entier.
PS: ce n’est pas du second degré !
Ça change la vie d’être enfermé en Guyane plutôt qu’aux Baumettes et ça donnera à réfléchir à certains.
Tribunaux sur place, PB des extractions résolu.
Les majors du BTP seront sûrement ravies de l’aubaine, elles qui pleurent.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Impayable ex-préfète qui continue d’égrener les statistiques d’élucidation.Le magistrat apporte un éclairage qui relativise la portée des stats de la préfète : la moitié des criminels ont entre 16 et 21 ans et sont des débutants qui se font gauler facilement. C’est bon pour la politique du chiffre mais pas pour l’éradication des trafics puisque les patrons sont planqués loin.
Les condamnés devraient purger leur peine définitive ailleurs que dans la région.
Les peines de sursis trop souvent prononcées devraient être limitées.Le bracelet électronique pour les trafiquants est une douce rigolade.
La lutte doit aussi s’ancrer au quotidien dans les territoires gangrenés en disposant de relais et informateurs protégés…
Se connecter pour écrire un commentaire.