La chambre des comptes livre une inquiétante radiographie de l’AP-HM

Décryptage
le 13 Juil 2018
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Le rapport de la chambre régionale des comptes, publié récemment, est particulièrement alarmiste sur la situation des hôpitaux de Marseille.

Crédit Photo © AP-HM
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Il ne faut pas attendre de la chambre régionale des comptes qu’elle remette en cause l’impératif d’équilibre économique réclamée à l’assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM). Jugée aberrante par certains, dont les syndicats, cette logique est au contraire poussée jusqu’au bout par les magistrats financiers. Et, à tirer ce fil, ils noircissent encore le […]
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Commentaires

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  1. Sanieres Sanieres

    Un résultat de plus de la désastreuse cogestion Mairie Syndicat mise en place par Deferre et poursuivie par Gaudin. L’APHM n’a jamais été gérée et ne le sera probablement jamais si des réformes complètes pour introduire un vrai management ne sont pas mis en place. Eh oui, n’en déplaise aux politiques et à FO un hôpital ne peut plus simplement être administré, il doit être geré. Le problème c’est qu’en France et encore plus dans l’administration, on pense que les sciences de gestion n’existent pas.

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    • Happy Happy

      Je ne suis pas sûr que Marseille soit la seule ville de France où l’hôpital est au bord de la rupture… voire au-delà de la rupture, mais on n’en voit pas encore les effets, grâce aux colmatages réalisés par les personnels. A mon avis les causes ne sont pas marseillaises, même si il peut y avoir des facteurs aggravants propres à l’AP-HM. Ce qui est en cause c’est l’idéologie libérale et gestionnaire appliquée à un service public de santé. Je sais que mon jugement est influencé par mes partis-pris idéologiques, mais il ne l’est pas plus que celui de la chambre des comptes, qui quant à elle ne le sait même pas.
      Ce qui fait vraiment peur, c’est de se demander comment nous nous soignerons, quand l’hôpital s’effondrera après avoir été sapé de l’intérieur par des années de ce traitement.

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  2. Richard Mouren Richard Mouren

    Pourquoi faudrait-il donc que la santé publique soit “rentable”? Est-ce que la défense nationale est rentable? (En fait, oui, pour les marchands d’armes.) L’expression “service public” est devenue taboue. Malheureusement les décisions sont prises par des gens très aisés, pouvant payer grassement une mutuelle, et qui n’auront pas à abandonner un traitement parce qu’il est trop onéreux. Ces gens qui pensent aussi que les chômeurs indemnisés sont des profiteurs de la société française. “Ceux qui pensent que le summum de la lutte c’est les 50€ d’APL, ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays….” Macron

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  3. corsaire vert corsaire vert

    Vos commentaires expriment ce que je pense depuis longtemps : le service public sous toutes ses formes : éducation, santé,services sociaux , etc…. sacrifiés sur l’autel de l’ultra libéralisme .
    Fermeture de Sainte Marguerite pour commencer …les autres plus tard et en attendant toutes les subventions vont aux hôpitaux et cliniques privées .
    ” Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage “.

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  4. Danièle Jeammet Danièle Jeammet

    Pourquoi un service public doit-il être rentable ? La santé publique n’est pasun “business” et nous payons des impôts justement pour garantir à chacun que ses besoins fondamentaux seront satisfaits. Non pas pour financer les CICE et autres milliards de cadeaux aux entreprises privés (dont les cliniques) et “gérer” la France et l’hôpital comme une entreprise. Quant à Defferre, faut-il rappeler qu’il est mort et enterré depuis longtemps et que JC Gaudin (qui fut son adjoint) est maître à Marseille e tà F0 depuis des décennies…

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  5. PromeneurIndigné PromeneurIndigné

    La médecine libérale en France est une fiction, en effet elle est financée par l’argent public provenant des prélèvements sociaux. C’est pourquoi on ne peut que s’étonner que les chambres régionales des comptes et surtout la Cour des Comptes ne se penche pas sur le sujet. En effet il existe certaines cliniques privées, qui pour faire des économies d’échelle se spécialisent par exemple dans la hanche, dans l’ophtalmologie, la main etc. Elles multiplient les actes, aux dépens de l’hôpital public. Leur fonctionnement est un bel exemple des effets pervers du paiement à l’acte,. On peut l’observer dans certains beaux quartiers marseillais où certains établissements spécialisés dans l’ophtalmologie, l’orthopédie etc. ne cessent de s’étendre pour accueillir davantage de clients oh pardon de patients. Le paiement à l’acte est tout aussi délétère chez certains médecins « libéraux » (parfois dits « de famille », dont les cabinets sont toujours encombrés, mais qui ne sont pas joignables, ne serait-ce que le samedi pendant les week-ends ou après 19 heures en semaine. (D’où l’encombrement des services des urgences de l’hôpital public, tout le monde ne pouvant « s’offrir » SOS médecins)

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