Europe : la mesure phare des grands partis pour améliorer la vie des Marseillais

Décryptage
Axel Lambert
24 Mai 2019 1

Transition écologique, rénovation des logements, rétablissement du contrôle aux frontières, SMIC européen, probité des élus... En ce week-end d'élections européennes, panorama des mesures phares des grands partis pour améliorer le quotidien des marseillais.

Dimanche, les 79 prochains députés européens français seront élus pour une période de cinq ans. Au terme d’une campagne européenne où les sujets nationaux ont damé le pion aux questions européennes, nous avons interrogé huit représentants locaux des principales listes en lice (à l’exception des Républicains, voir plus bas) pour savoir ce que pouvait changer concrètement l’Europe à l’avenir de Marseille. À l’exception de Sylvie Brunet (LREM), Nora Mebareck (PS), Sarah Soihili (Generation·s), ces candidats ont peu de chances d’être élus.

Christine Juste (EELV) : combattre la pollution atmosphérique « dans la ville la plus polluée de France«

« La création d’une « zone de contrôle des émissions » impacterait directement le littoral méditerranéen (lire notre article). Elle obligerait les navires commerciaux et les croisiéristes à changer de type de carburant à l’approche de Marseille. Cela permettrait de limiter la pollution atmosphérique issue des navires commerciaux et croisiéristes. La mesure est déjà appliquée dans la mer du Nord et la Manche. En méditerranée, elle n’est pas encore appliquée. Malte et la Grèce s’y opposent. »

Christine Juste est 30ème sur la liste EELV, “europe écologie”.

Sylvie Brunet (LREM) : « changer le quotidien des marseillais »

« Nous voulons une grande banque du climat pour financer la transition écologique. Cela permettra concrètement de changer le quotidien des marseillais. Cela peut se traduire par une aide à direction des ménages pour l’amélioration du logement, un financement de travaux dans le cadre de la transition écologique ou encore un accompagnement pour démarrer son entreprise. Le financement mobilisera la Banque centrale européenne et l’épargne privée.« 

Sylvie Brunet est 11ème sur la liste LREM/MODEM, « renaissance »

Nora Mebareck (PS) : « À Marseille ce n’est pas un luxe d’être dans un logement digne«

« Nous avons l’ambition de réaliser une banque du climat. On va taxer les actionnaires et les multinationales pour réinjecter l’argent dans des projets de rénovations. Pour les marseillais cela permet de faire baisser la facture énergétique. Cela réduit la facture énergétique et c’est bon pour le climat. À Marseille c’est pas un luxe, d’être juste dans un logement digne. »

Nora Mebareck est 6ème sur la liste Parti socialiste, Place Publique « envie d’Europe et d’écologie sociale« .

Anthony Gonçalves (PC) : « Marseille a besoin de faire craquer le verrou de l’austérité«

« Marseille est une ville qui concentre énormément de pauvreté. Marseille a besoin, plus que les autres, de faire craquer le verrou de l’austérité. Nous faisons une proposition forte : créer un SMIC européen qui soit établi à 60% du revenu moyen dans chaque pays. En France, cela se traduirait par un smic net à 1400 euros. Quand on a SMIC qui augmente, des milliers de personne voient leurs conditions de vie s’améliorer immédiatement. C’est également un plancher sur lequel peut se bâtir une augmentation plus large des salaires. »

Anthony Gonçalves est 7ème sur la liste communiste “pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent”.

Maurice Di Nocera (UDI): « il faut soutenir nos agriculteurs«

« Moi je crois qu’il faut soutenir nos agriculteurs. Étant donné que l’Angleterre quitte l’Europe, il faut réutiliser la considérable somme qu’on leur allouait. Cette argent doit être donné en priorité à nos agriculteurs, via une augmentation des subventions de la Politique agricole commune. Ce sera bon pour les agriculteurs français et européens mais également pour notre région. »

Maurice Di Nocera est 47ème sur la liste centriste portée par Jean-Christophe Lagarde « Les européens »

François Roche (LO): « être les yeux et les oreilles des travailleurs«

« Ce n’est pas avec le parlement européen qu’on pourra faire avancer les choses pour les travailleurs. Cela passera par les luttes sociales. Si je suis élu, je m’engage à être la voix et les oreilles des travailleurs des Bouches-du-Rhône et d’ailleurs au parlement européen. Nous voulons élever le niveau de conscience et dénoncer le fait que la société est divisée en classe sociale. »

François Roche est en 14ème position sur la liste de Lutte ouvrière, « contre le grand capital, le camp des travailleurs« .

Sarah Soihili (Génération·s): pour « un New Deal vert«

« Nous voulons mettre 4% du PIB européen dans une transition écologique. Cela permettra à Marseille de s’occuper des logements, et notamment des logements insalubres. Ce New Deal vert pourra également contribuer à l’amélioration des transports marseillais. Par exemple, des transports qui pourront aller jusque dans les quartiers Nord. »

Sarah Soihili est en seconde position sur la « liste citoyenne du printemps européen » emmenée par Benoit Hamon.

Bernard Borgialli (FI): « l’urgence est climatique«

« Il faut une véritable planification écologique. Cela implique à Marseille et ses environs d’aller vers le développement des transports collectifs, d’encadrer les effets de serre des bateaux de croisière. Il faut qu’ils s’alignent sur la réglementation du port d’Anvers. Aujourd’hui sur le port de Marseille c’est catastrophique. »

Bernard Borgialli est 10ème sur la liste « la France Insoumise« .

Franck Allisio (RN) : « autoriser les pays membres à contrôler leurs frontières »

« Ce pour quoi je me battrai en particulier, c’est les frontières. Nous voulons permettre aux États membres de l’Union Européenne de contrôler la frontière. À Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, cela donnerait un coup d’arrêt au risque terroriste, à la montée de l’islamisme et à l’immigration incontrôlée. »

Franck Allisio est 37ème sur la liste du Rassemblement National, « prenez le pouvoir« .

Véronique Séguin (Debout la France): « il faut se battre pour l’intégrité de nos élus »

« Ce que je défends, comme Nicolas Dupont-Aignan, est de restaurer l’éthique du monde politique. Il y a souvent une différence entre les discours et les actes dans les partis. L’Europe peut faire en sorte de contrôler leurs financements. Cela permettra une nouvelle confiance dans la classe politique. »

Véronique Séguin est 34ème sur la liste « le courage de défendre les Français » portée par le CNIP et Debout la France.

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