Effacé d’une école, le nom du général Bugeaud hante toujours une rue de Marseille

Échappée
le 19 Nov 2022
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Désormais officiellement dénommée école Ahmed-Litim, l'ex-école Bugeaud a toujours dans son adresse le nom du général sanguinaire qui a écrasé la résistance à la colonisation de l'Algérie. La Ville de Marseille a remis à plus tard la décision de changer le nom de cette rue du 3e arrondissement.

Un collectif colle des affichettes rue Bugeaud pour sensibiliser les passants. (Photo : BG)

Un collectif colle des affichettes rue Bugeaud pour sensibiliser les passants. (Photo : BG)

À la veille de l’armistice, le 10 novembre dernier, le maire de Marseille tient un discours vibrant, dans une cour d’école. Il y célèbre la mémoire d’un soldat, disparu sur les flancs de la colline Saint-Charles, en participant à la libération de Marseille, le 25 août 44. Ahmed Litim venait d’un village non loin de Constantine. Il s’était engagé dans l’armée d’Afrique, pour finir par mourir au combat, à 24 ans, dans une ville et un pays dont il n’avait jamais foulé la terre auparavant.

Ce nom efface celui d’un général conquérant, Thomas Bugeaud, gouverneur d’Algérie et défenseur de la sanglante campagne de “pacification” qui fit de ce pays une colonie, en bafouant volontairement “les droits humains”. Dans son discours, Benoît Payan revient forcément sur cet effacement qui motive son geste : “Cette Nation, pour être grande, doit regarder son Histoire avec lucidité. Elle doit le faire sans détourner le regard, dans sa vérité crue, et parfois cruelle. Les crimes de Bugeaud ne doivent pas être effacés de notre mémoire collective.

Le maire énumère le long inventaire des méfaits du militaire, avant de conclure : “L’Histoire de la France, c’est aussi celle de Bugeaud, de la colonisation ou de la collaboration (…). Nous continuerons, en toute conscience, d’en tirer les leçons pour ne jamais reproduire ses travers. Mais nommer une école, c’est choisir d’écrire notre Histoire collectivement”.

La rue Bugeaud, à l’embranchement du boulevard National. (Photo : BG)

Ancien quartier militaire

Cette “écriture collective” n’est encore que partielle. L’école rebaptisée a toujours comme adresse la rue Bugeaud au bout de laquelle elle est installée. Cette nomination ne doit rien au hasard. Cette école provisoire est implantée dans la cour d’une ancienne caserne, en face d’une antenne du tribunal judiciaire. La rue Bugeaud est une des voies d’un ancien quartier militaire, toujours en cours de réaffectation, dans ce quartier très populaire qu’est la Belle de Mai. Interrogé par Marsactu, la veille de la cérémonie, Benoît Payan confirme sa volonté de modifier la toponymie du lieu comme celle de la rue perpendiculaire, la rue Cavaignac, autre général de la conquête algérienne, tristement célèbre pour avoir annoncé les “enfumades” de civils algériens, enfermés dans des grottes à l’entrée desquelles les soldats français boutaient le feu.

Faire entrer de nouveaux noms dans notre patrimoine, et surtout notre matrimoine.

Audrey Gatian, présidente de la commission des noms de rues

Ce travail en cours est porté par l’élue PS Audrey Gatian qui, en plus de ses attributions d’adjointe, préside la commission des noms de rue. À ce titre, elle est censée concrétiser cette volonté de changer d’ère “en faisant entrer de nouveaux noms dans notre patrimoine, et surtout notre matrimoine“, comme le formule l’élue. Parmi les priorités, figure donc l’ambition de mettre à l’honneur des femmes “qui ont été effacées de l’histoire par le patriarcat“. Il s’agit aussi de faire tomber du piédestal des personnalités controversées, “qui ne sont plus acceptables aujourd’hui, avec la lecture et la connaissance que nous avons de l’histoire de France”, précise-t-elle encore. Cavaignac ou Bugeaud sont sur cette liste.

Mais Audrey Gatian reconnaît aussitôt que c’est plus compliqué pour les noms de rue que pour les écoles. “Notamment à cause de l’adressage“. Modifier l’adresse postale de dizaines de Marseillais qui ne l’ont pas toujours demandé rend plus malaisé le changement de toponymie.

Convocations du tribunal

Typiquement, pour Bugeaud, quand nous avons eu cette discussion avec le ministère de la Justice, ils nous ont tout de suite dit qu’ils n’étaient pas favorables en raison des problèmes que cela pourrait poser dans la convocation des justiciables au tribunal“, détaille l’élue du Printemps marseillais. Dans la petite rue Alexis-Carrel, du nom d’un scientifique clairement eugéniste, les riverains ont eux-mêmes proposé de remplacer le nom infamant par celui d’un homonyme, photographe méconnu, évitant ainsi de troubler le facteur.

Cette difficulté mise en avant est inscrite en toutes lettres sur le site de la Ville qui fixe comme “règle générale” d’éviter de débaptiser une voie, “compte tenu des contraintes que cela entraîne pour les riverains“. Mais cela n’a pas empêché la nouvelle municipalité d’enfreindre cette notion pour rebaptiser la longue avenue des Aygalades, en l’honneur du jeune Ibrahim Ali, assassiné par des colleurs d’affiche du Front national.

“C’était une promesse que le maire et l’équipe municipale avait à cœur d’honorer, justifie Audrey Gatian. C’était important pour nous de réparer une injustice et de le faire entrer dans l’Histoire“. Ce faisant, l’élue pose bien qu’il s’agit là d’un ordre de priorité politique. Les habitants et entreprises de l’ancienne avenue des Aygalades sont bien plus nombreux que ceux qui logent aux dix numéros de la rue Bugeaud.

Double nom

L’absence de calendrier interroge les nombreux collectifs et associations qui ont entrepris de mettre au jour la mémoire coloniale de la ville. La veille du baptême de l’école Ahmed-Litim, des membres du collectif né de la commission culture des états généraux de Marseille, en 2019, sont venus coller des affiches aux quatre coins de cette courte rue pentue qui se termine en impasse.

Pour renommer la rue Cavaignac, le collectif propose le nom de Paulette Nardal, écrivaine antillaise. (Photo : BG)

Nous ne sommes pas opposés à un double nom, en spécifiant ex-rue Bugeaud, explique l’autrice Valérie Manteau, qui participe à ce collectif. Cela permettrait d’éviter le problème d’adressage. Même si cette histoire d’adresse ne tient pas beaucoup. C’était un argument que l’ancienne mairie mettait en avant pour ne pas rebaptiser l’école“.

En ouvrant le débat, cela permet de rétablir les gens dans leurs droits de citoyens.

Valérie Manteau

Les affiches qui tapissent la rue proposent un alternative à la dénomination actuelle, en rue Abd El-kader, l’émir figure de la résistance contre les Français et précurseur de la nation algérienne. Rue Cavaignac, c’est le nom de l’écrivaine et journaliste antillaise Paulette Nardal qui est soumis à l’avis des passants. “Pour nous, l’essentiel, est de créer du débat, de la concertation, dans la limite de ce que ce mot signifie, explique Léonore Branche, qui habite le quartier. C’est politique au sens de la vie de la cité”. “Et puis, en ouvrant le débat, cela permet de rétablir les gens dans leurs droits de citoyens, enchaîne Valérie Manteau. Cela nous a marquées d’entendre les gens dire qu’ils ne se sentaient pas légitimes, parce que pas français, alors qu’ils habitent ici, parfois depuis longtemps“.

Processus ouvert

Plus que le changement, c’est un processus ouvert et innovant qu’elles voudraient voir enclenché pour élargir le cercle de ceux qui ont du poids dans les décisions communes, sans préjuger de ce qu’elles seront in fine. D’ailleurs, au sein des collectifs, la question fait débat. Lors de la présentation du guide du Marseille colonial, Zohra Boukenouche expliquait refuser de se substituer aux habitants eux-mêmes. L’association Ancrages défend, elle, la même nécessité de mettre en débat, d’expliquer, en se posant en partie prenante des choix. Elle a demandé à faire partie de la commission des rues, sans réponse à ce jour.

Dans la droite ligne des pouvoirs de police du maire, cette commission sert avant tout à “assurer la commodité du passage” dans la ville. Les marins-pompiers insistent ainsi pour voir nommer les ronds-points et les placettes afin de faciliter leurs interventions. Pour l’heure, cette instance communale a peu modifié son fonctionnement depuis l’arrivée du Printemps marseillais. Aux côtés des historiques comité du vieux Marseille et de la confédération des comités d’intérêt de quartier, la Ville y a fait entrer de nouvelles historiennes. Mais le fonctionnement n’a pas varié : la commission reçoit des vœux qu’elle examine, sans beaucoup plus d’ouverture à la société civile.

“C’est du passé”

Après une nuit pluvieuse, les affiches du collectif ont piètre allure, ce vendredi matin. Les mères d’élève qui rentrent de l’école passent sans les regarder. Elles sont au courant du nouveau nom de leur école, qu’elles saluent, mais ne se sentent pas concernées par le débat sur le nom de la rue. “Ici, ce n’est pas chez nous. C’est la France qui décide, explique l’une des deux dames de nationalité algérienne. Ce serait l’Algérie, on dirait quelque chose.

Quand on leur rétorque qu’elles sont habitantes des lieux et donc citoyennes de Marseille, la première oppose un haussement d’épaule et un sourire gêné. Aucune d’elles ne trouve de problème à voir ce nom, synonyme de bourreau dans leur pays de naissance. “Tout cela, c’est du passé, c’est l’histoire, sourit la seconde. Et puis à la fin, on a gagné ! Ce qui était juste est arrivé“.

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Commentaires

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  1. Brallaisse Brallaisse

    Puisque la nouvelle municipalité a comme principale activité le symbolisme,faute d’action, en dénomant des rues portant des noms de personnes qui ne sont plus acceptables aujourd’hui, “avec la lecture et la connaissance que nous avons de l’histoire de France”, il serait logique que notre équipe de Zorro se charge du lycée Thiers.Ce” bon” Adolphe est une véritable honte pour cette ville ,marseillais de naissance, il s’est surtout illustré par une répression féroce lors de la Commune et c’est le même qui s’était déjà fait la main en 1834.
    Rien de plus terrible que la mémoire sélective, y compris pour les auteurs du Marseille coloniale.

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    • PierreLP PierreLP

      Concernant le personbage de Thiers je suis bien daccord, mais les lycées c’est une compétence Région PACA

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    • pm2l pm2l

      Je me suis toujours fermement opposé à ces tentatives grotesques de changements de noms au gré des modes idéologiques. Thiers est avant tout l’un des principaux fondateurs de la IIIe République. À la tête d’un gouvernement légitime, mis en place démocratiquement, il a fermement défendu la légitimité démocratique, contre un soulèvement séditieux, antidémocratique et violent. Il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, on peut le concéder, mais les excités d’en face n’étaient pas des anges non plus. Connaître l’histoire permet souvent d’éviter de dire des bêtises.

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    • Pascal L Pascal L

      Comme vous y allez, pm2l ! “mis en place démocratiquement” ? Pas tant que cela tout de même : “Dans les régions occupées, les réunions publiques sont interdites, et c’est l’occupant qui se charge de l’organisation des élections. En province non occupée, les préfets soutiennent les listes favorables à la capitulation. À Paris le vote est républicain. C’est Louis Blanc qui y arrive en tête, suivi de Victor Hugo, Léon Gambetta, Giuseppe Garibaldi et, en 27e position, le jeune Clemenceau. Les deux négociateurs de la paix, Adolphe Thiers et Jules Favre, n’arrivent respectivement qu’en 20e et 34e position.” (Wikipédia).
      Un peu sous contrôle de la Prusse ces élections… Thiers va défendre l’ordre bourgeois (plus que républicain) contre “les excités” comme vous les appelez (vous avez vraiment voté PM ou c’est une galéjade ?) et, à ce titre, il sera honoré par les politiques de droite pendant plusieurs décennies d’où le nombre important de rue Thiers. Pas de quoi débaptiser les rues ou les lycées de manière systématique mais on n’est pas obligé non plus de faire des efforts pour le conserver.

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  2. Brallaisse Brallaisse

    Alors ,si cela est de la compétence de la Région ,laissons Payan dans sa douce torpeur .

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  3. Brallaisse Brallaisse

    Dans sa douce torpeur gaudinesque du c’est pas moi c’est l’autre.

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    • polipola polipola

      j’ai vraiment hâte que grâce à des gens comme vous la droite repasse aux prochaines élections.

      parce que oui, croyez-le ou pas, mais un bilan ça se fait au terme d’un mandat. et un bilan comme celui d’une nouvelle municipalité après 25 ans de Gaudin encore plus. Arrêtez de mépriser cette excuse, vous n’avez pas idée de ce qui a pu être découvert, de ce qu’il a fallu déblayer. arrêtez de vendre que les politiques et autres techniciens doivent être magiciens pour être ne serait-ce que respectés.
      LES CHOSES PRENNENT DU TEMPS.
      PERSONNE N’EST PARFAIT.

      et par ailleurs, faire du symbolisme, c’est déjà bien plus que ce que n’a jamais fait Gaudin.

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  4. julijo julijo

    si mes souvenirs sont bons, c’est le conseil d’administration de l’établissement qui se prononce sur son nom ; sur propositions diverses, de la région notamment pour les lycées.
    je vote pour évidemment un changement de nom pour ce fameux lycée d’élite du centre ville ! cependant, il est davantage devenu une “marque” qu’un hommage historique.

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  5. MarsKaa MarsKaa

    Des lycéens voulaient le baptiser “lycée de la Commune” ou “lycée Louise Michel”, il y a plusieurs années.
    Apparemment officiellement (direction du lycée), ce “n’était pas possible”. Où sont les blocages ?
    Peut-être comme le souligne julijo dans le fait que ce soit devenu une “marque”, une référence.
    Qui sait (comme pour Bugeaud) qui se cache derrière ces noms d’une autre époque ? Ils deviennent des noms de lieux, totalement désincarnés.

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    • julijo julijo

      de mon passage en ces murs vénérables, je crois me souvenir que c’était il y a quelques siècles un couvent de bernardines. il s’est longtemps cherché un nom, de lycée de Marseille à collège royal, il est devenu “thiers” en 1930 à peu près….c’est en 1968 -et j’y étais- que dans la foulée les lycéens et étudiants avaient proposé lycée de la commune de marseille, puis lycée de la commune de paris, ou bien encore pytheas….idées qui ont fait plouf, l’organisation était à l’époque très “militaire”, tout est très vite “rentré dans l’ordre” à thiers !
      compliqué de changer un logo !!

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  6. Brallaisse Brallaisse

    Polipola,je me répète mais cela n’est pas grave.
    24 années de Gaudin et rien.6 années de Payan vu votre argument de l’héritage et rien. Payan va redemander 6 ans de plus pour peut être……
    Total 36 ans et rien,niveau,quedale.
    Visiblement ce n’est pas un battant, qu’il aille faire une coopérative avec des assos,il sera peut-être utile.
    Concernant la droite,laissez là où elle est ,elle a suffisamment fait de conneries à Marseille et elle continue avec la métropole.
    Payan à fait psshiit

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    • polipola polipola

      Le printemps marseillais a été élu en 2020. Nous sommes en 2022.
      Chez moi ça fait deux ans de Payan.

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  7. Brallaisse Brallaisse

    Je ne souhaite qu’une chose que Marseille change.
    Mais ce n’est pas avec la continuité de la politique de cogestion poursuivie avec FO,ce n’est pas avec des zélus qui sont là pour défendre leurs petits près carrés de leurs petits ego et je pense plus particulièrement aux verts, ce n’est pas en jouant la Diva vis à vis de l’Etat, ce n’est pas en jouant à trapette avec Vassal, ce n’est pas en ne réformant pas le fonctionnement de la mairie de façon profonde madame Fortin avec cet argument de l’héritage mis en avant que les choses chargeront.
    Oui cela fait deux années et nous attaquons la troisième et je ne vois rien venirr,Ah! si le McDo de Sainte Marthe. Symbolique et intéressant,no more !Politique culturelle, transports, sécurité,pollution, économie,pauvreté, inégalités rien n’avance.
    Un dossier par exemple aurait été intéressant d’avancer en matière de santé publique ,les centres de ” shoot”,mot dont j’ai horreur au passage, rien là non plus Docteur Rubirola .
    Alors boulegan !!!!!!!!!!

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  8. GlenRunciter GlenRunciter

    Jeu très dangereux et pour tout dire malsain que celui qui consiste à vouloir effacer l’histoire. Un des principes de la cancel culture. Mais le passé a existé, nous devons l’assumer, dans ce que nous estimons bon et dans ce que nous estimons mauvais.

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  9. pm2l pm2l

    Je ne pensais pas avoir voté pour ce “wokisme” imbécile ! En tout cas on ne m’y reprendra pas. Notre histoire, comme celle de tous les pays est un tout complexe et il est stupide de vouloir s’en servir pour désigner des bons et des méchants. Sans le maréchal Bugeaud, pas d’Ahmed Litim … Le général Cavaignac est surtout le candidat républicain battu par Louis-Napoléon Bonaparte aux élections présidentielles de 1848. Tant qu’on y est, débaptisons la place Général de Gaulle, responsable des massacres de Harkis en 1962, et pourquoi pas la Rue de la République, puisque c’est elle qui a mené la guerre d’Algérie … Bref, on vit dans un monde de fous.

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    • kukulkan kukulkan

      oui je suis bien d’accord, il faut vivement rendre hommage à l’existence et à la mort de colonisateurs sanguinaires ! vive la colonisation qui a permis à la France de voir éclore des militants anti coloniaux ! youpi que notre pays est grand et beau ! ps : les autres pays anciennement colonisés on s’en fout

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  10. Brallaisse Brallaisse

    Payan en “bon” polique marseillais applique la méthode locale en matière de clientelisme.
    Gaudin filait des sucettes aux CIQ dentiers oblige, Payan lui alimente les militants professionnels des associations en Carembar ,et brosse ces derniers dans le sens du poil.
    Questio de générations.

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  11. Thierry A Thierry A

    On garde l’ancien nom, avec un rappel historique sur chacune des plaques. Ce sera plus pédagogique me semble-t-il. Si plus personne ne sait qui est Bugeaud, c’est du déni.

    On débatise le collège Deferre Gastounet et on évite de l’appeler Collège des frères Guérini (les anciens ou les modernes peu importe)…

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  12. ldmk ldmk

    Vivant dans le 3eme et après en avoir parlé autour de moi je constate que les habitants ont d’autres problématiques que le nom d’une école ou d’une rue dont la plupart ne savent même pas de qui il s’agit et quand bien même ils sauraient ce n’est pas une de leur attente. Je prierais donc Mr le maire de s’occuper des vraies problématiques et Dieu sait qu’il y’en a!

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  13. Richard Mouren Richard Mouren

    La discussion sur le nom des rues reste et restera toujours ouverte. Ce que je regrette vraiment est l’abandon du nom de voies anciennes qui les rattachaient au terroir ou à une caractéristique très ancienne. On peut citer la rue Rompe-Cul devenue Beauregard (??), le chemin du Camp-Long (champ long) devenu boulevard Notre-Dame-De-Santa-Cruz (!!). Je regrette le chemin des Aygalades et le boulevard de la Madeleine (même si les nouveaux noms se justifient).

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