[Des îles et des hommes] « Au cabanon, je me sens libre, un peu comme une mouette »
Cet été, Marsactu met les voiles et part à la découverte de ceux qui vivent et travaillent sur les îles. À chaque épisode, c'est un monde à part qui se dévoile, insulaire et donc un peu extraordinaire. Notre série se poursuit à Port-Saint-Louis-du-Rhône où des cabanons ont été érigés, souvent coupés du monde par les méandres du delta du Rhône. Leurs propriétaires y apprécient un art de vivre singulier, au gré des caprices et des offrandes de la mer.
Port-Saint-Louis-du-Rhône, les cabanons qui bordent la route de la plage Napoléon. (Photo : C.By.)
L'air est chargé d'iode, le sable gorgé de sel craque sous les pieds, les tamaris tortueux ploient sous un petit vent d'ouest. Sur la route de la plage Napoléon, les voitures charrient les estivants vers les joies de la mer toute proche. À quelques mètres, en contrebas de l'asphalte gris, un petit cabanon leur tourne le dos ostensiblement. Et regarde vers un horizon sans limites. Là, à Port-Saint-Louis-du-Rhône, dans les méandres que dessine le delta du grand fleuve, des hommes ont édifié de modestes habitations. Au ras de l'eau, entre ciel et mer, au cœur des marais.
"Passé le pont bleu, on est sur une île, on se sent ailleurs. Et on a la mentalité qui va avec", sourit Grégory Chabassieu. "Chabassieu Grégory, profession : docker", se présente avec fierté celui qui est, avec le même contentement revendiqué, le vice-président de l'association des cabanoniers de Port-Saint-Louis. Le pont bleu, c'est cet ouvrage, basculant, qui franchit l'écluse de Port-Saint-Louis et permet de rallier cet incroyable paysage dans lequel le Rhône et la mer s'entrelacent autour de bancs de sable aux formes mouvantes.
Ici, à partir de la fin du XIXe siècle, de premiers cabanons sont construits. Il reste aujourd'hui 84 constructions de ce type sur l'ensemble de la commune de Port-Saint-Louis. "Au départ, ce sont des cabanes de pêcheur et de chasseur. Les plus anciens datent de 1890-1896. Quand ils sont construits, il n'y a pas de route, on y va à vélo ou en barque", rembobine Grégory.
Salicornes et flamants roses
En contrebas de la route qui slalome entre les caprices de l'embouchure, le petit cabanon blanc répond aux habitudes de construction d'alors. Un rectangle de huit mètres sur quatre, pas un de plus. Trente-deux mètres carrés, c'est peu. Mais ça vaut tous les châteaux pour Sylvain. Un Chabassieu, lui aussi, qui fut docker également, comme son père Marius et son grand-père Auguste avant lui, comme son fils Grégory après lui.
Le cabanon familial . . .
Merci beaucoup !
Je suis nee a Port St Louis apres la guerre ,
C’est ca , c’est exactement ca !
« Etre ne quelque part , c’est toujours un repere , c’est jamais un hasard »
Soyez benie !
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Est-ce que tous ces cabanons ont un tout à l’égoût ou une solution non polluante ? Des fosses septiques ?
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Le plus saisissant peut être, c’est cette proximité entre ces cabanons au milieu de terres sauvages et les installations du port autonome à quelques kilomètres ! Un contraste illustratif de notre siècle : l’industrie lourde à côté de la nature, et la vie humaine qui s’organise en jouant sur les deux.
On pourrait ajouter le balai aérien des kitesurfs quand il y a du vent, pour ajouter encore une touche de modernité.
Oui, décidément, il s’agit bien d’écologie, la vraie !
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Le plus saisissant peut être, c’est cette proximité entre ces cabanons au milieu de terres sauvages et les installations du port autonome à quelques kilomètres ! Un contraste illustratif de notre siècle : l’industrie lourde à côté de la nature, et la vie humaine qui s’organise en jouant sur les deux.
On pourrait ajouter le balai aérien des kitesurfs quand il y a du vent, pour une touche de modernité supplémentaire.
Oui, décidément, il s’agit bien d’écologie, la vraie !
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Oups … répétition, suite à pb de réseau. Désolé.
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Très bel article, très bien écrit.
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