Decaux fait payer la métropole pour un vieux conflit de pub sur les vélos

Enquête
le 3 Fév 2017
6

Le géant de la publicité a fait condamner en appel la métropole à 507 000 euros de dommages et intérêts. Au cœur de ce conflit silencieux qui dure depuis des années : des publicités qui devaient être installées sur le garde-boue des vélos en libre-service.

Decaux fait payer la métropole pour un vieux conflit de pub sur les vélos
Decaux fait payer la métropole pour un vieux conflit de pub sur les vélos

Decaux fait payer la métropole pour un vieux conflit de pub sur les vélos

Dix ans. Dix ans en 2017 que les “Vélos” de Decaux ont investi Marseille ou du moins son centre-ville. Dix ans aussi qu’un petit conflit, certes silencieux, pourrit ce qui semblait être une relation sans nuage. Et comme cadeau d’anniversaire, alors que Decaux exploite toujours abris de bus, de tram, panneaux divers et variés, la […]
10 ans d'indépendance
UNE FIERTÉ, UNE FÊTE
UN COMBAT

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. djf djf

    Mais en plus, ces vélo n’étaient pas gratuit, et la ville à payé 2 000 à 3000€ cahque vélo.
    Il faudrait rechercher dans la délibération de l’époque qui a été voté au conseil municipal de 2007.

    Signaler
  2. Tarama Tarama

    “Decaux fait payer la métropole”, le titre aurait pu s’arrêter là.

    Marche aussi avec Véolia, Vinci, Bouygues, Eiffage, Suez,… “ville”, “département”, “région”, “État” à la place de métropole.

    Signaler
  3. Tarama Tarama

    Lors de l’attribution de ce juteux marché à Decaux, la ville a autorisé la multiplication des panneaux publicitaires (par deux ? par trois ?) concernant les “sucettes” 2×1 m (qui sont maintenant éclairées et déroulantes) et les 4x3m (dont certains sont aujourd’hui des écrans géants), et ce même au détriment de la visibilité pour la circulation ou de la viabilité de circulation des piétons ou vélos.

    Les stations vélo étant elles-mêmes, sur le modèle des abribus, des panneaux publicitaires (mais ça ne suffisait pas à l’appétit de decaux).

    Aucun lieu n’échappe à cette pollution visuelle, du centre-ville à l’avenue du Prado/Michelet, en passant par la Corniche (et tant d’autres quartiers de Marseille).

    Dans d’autres villes, pas toutes aux mains d’affreux gauchistes antipub, le système de vélo en libre-service n’est pas un affichage publicitaire de plus (Montpellier, Nice, Avignon, St-Etienne, Grenoble, Vannes, Clermont-Ferrand,…)

    Signaler
  4. leravidemilo leravidemilo

    Vous avez dit 500 000 Euros? Ah quand même! Faudrait peut être faire un avenant au contrat initial de mariage de la métropole non? Ou alors on attend encore 2 ou 3 ans pour tenter d’évaluer de façon plus réaliste le montant réel de la dette marseillaise importée dans la métropole et refilée ainsi à nos chers voisins? Surtout avec nos élus marseillais qui fréquemment, comme ici le grand E.Castelli “ne se souvient pas”.
    Pour le reste, c’est bien connu et depuis longtemps, dès que l’on parle de la société Decaux et de ses contrats avec les collectivités, de transparence, il n’y en a pas. Et connaissant un peu l’état des lieux, il est bien normal que ça soit encore un peu plus opaque qu’ailleurs.

    Signaler
  5. Jean Luc Jean Luc

    Arf…..
    Quand donc les marseillais-es auront ils-elles compris que ce système de Vélo en Libre Service (VLS) est une escroquerie monumentale?
    J’avais plutôt entendu parler de 3200€/vélo/an, du temps de M Semeriva, vice président de la CUMPM, délégué au ” Développement durable, Maîtrise de l’énergie, HQE”, soit 3 200 000€ par an pour 1000 vélos.
    Bien sur, ce système a été mis en place par Gaudin et Muselier juste avant les élections municipales de 2008, histoire de verdir leur programme. Pas de chance pour Muso…
    A ce prix là, vous pouvez acheter un vélo ultra haut de gamme ou un super vélo à assistance électrique…et cela chaque année…quel luxe dans une ville si pauvre en velo….
    Quand à savoir s’il serait utile, dans le contexte de paupérisation actuel, d’aider un peu plus les assos marseillaises pro vélo qui génèrent du lien social, mélangent les gens sans chichi, permettent à tou-te-s de se déplacer à pas cher, autonomise chacun-e dans l’entretien de son vélo ou de sa citoyenneté, à vous de voir…
    500 000€ de plus pour payer de la pub( nous incitant à acheter des trucs dont on n’a pas vraiment besoin) sur des vélos, symbole du transport actif, sans pétrole, non polluant, etc…etc….
    Ca fait vraiment mal, surtout en relisant l’excellent article du Ravi sur le vélo à Marseille, paru il y a 3 ou 4 ans.

    Signaler
  6. Pitxitxi Pitxitxi

    Ca fait cher quand même le service de transport limité à l’hypercentre et au littoral. Déjà qu’il est compliqué de trouver un vélo dans un état correct, de trouver une borne libre pour pouvoir y garer son vélo, de trouver une borne avec des vélos à disposition, etc.

    Quand je pense que de superbes pistes cyclables ont été construites récemment du côté de Château-Gombert (par exemple) et que la borne de vélos en libre-service la plus proche doit être du côté des Cinq Avenues ou des Chartreux…

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire