« Dans les services de réanimation, l’intensité de la vie est paradoxalement extraordinaire »
Ce lundi soir sera diffusé sur France 3 Provence-Alpes le documentaire Soigner, et après ? réalisé par Pauline Lefrançois. Journaliste télé installée à Marseille, elle est allée à la rencontre des soignants, dans les services de réanimation de la Timone mais aussi en dehors de l'hôpital.
La réalisatrice a suivi des soignants pendant une dizaine de jours au printemps 2021. (Capture extraite du film Soigner, et après ? par Pauline Lefrançois)
Correspondante locale pour des chaînes de télévision, Pauline Lefrançois choisit cette fois-ci le temps long pour se pencher sur un sujet qui lui tient à cœur et que la crise épidémique a révélé. "Qui sont ces gens qui nous soignent et comment vivent-ils ce rôle ?", s'interroge-t-elle. La jeune femme s'est rendue dans des services de réanimation de la Timone alors que la troisième vague de la pandémie s'annonçait, au printemps 2021. Au cœur de la ville, au cœur de la crise, là où précisément, le cœur peut s'arrêter.
Durant une dizaine de jours, elle a suivi quatre soignants aux parcours et personnalités bien différentes, mais dont le métier est une passion. De l'hôpital jusqu'à chez eux, elle capte émotions surgissantes et valeurs profondes, celles qui guident une vie professionnelle souvent débordante. En découle un film à la fois cru et touchant. L'occasion de se plonger dans un monde qui ouvre rarement ses portes, mais autour duquel tout se joue depuis un an et demi.
Quel est l'élément déclencheur de la réalisation de ce documentaire ?
J'ai toujours travaillé sur les questions de santé, sur l'hôpital public que j'ai beaucoup fréquenté quand j'étais plus jeune. J'étais de l'autre côté de la barrière, et j'ai vu la cadence effrénée dans laquelle travaillent les soignants, les conditions de prises en charge compliquées... Ma maladie a duré plus de dix ans, j'ai eu le temps d'observer tout cela. Et puis j'y ai fait des reportages, et je me suis rendu compte que ça ne changeait pas, que c'était de pire en pire.
Quand il y a . . .
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L’aspect politico-économique peut-être, est à relever, mais l’aspect »humain » donc affectif, psychologique ou relationnel me semble important.
Sauf que nos gouvernants demeurent sur des tableurs Excel, la tarification à l’acte et autre joyeusetés qui font le charme des calculateurs, des gestionnaires qui ont pris en otage notre monde civilisé.
Je ne sais si je verrais ce documentaire mais une chose est certaine; quand tout sera privé, nous serons privés de tout. Écoles, cliniques, labo, polices, armées privées…et tutti quanti…!
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