Dans la poussière d'Euroméditerranée
Quartier chantier
Dans le nord de Marseille, la mixité sociale en chantier d’Euroméditerranée 2
[3/6] Elle est prônée à toutes les sauces par les représentants de l'établissement public qui mène l'opération d'aménagement urbain d'ampleur dans le nord de Marseille. Mais à quoi rime exactement la mixité sociale sur le périmètre de la deuxième phase d'Euroméditerranée ? Troisième épisode de notre série Quartier chantier.
Des enfants jouent sur le toit de l'école des Fabriques lors de l'événement "À nous les toits", le 11 octobre. (Photo : Felice Rosa)
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La mixité sociale programmée par les constructeurs n existe pas ! Ils vendent du rêve pour pouvoir vendre leurs réalisations. il faut surtout créer un quartier avec des appartements à prix raisonnables ou avec des loyers accessibles au plus grand nombre . Et rendre le quartier agréable à vivre : transports en commun réguliers, entretien efficace des rues, services publics en nombre suffisant, jardins entretenus. Une fois que tous ces éléments sont réunis,
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Les gens, grâce au bouche à oreille, viendront s installer.
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Tous ceux qui ont construit un mur le savent : il faut mettre le liant et les blocs en même temps.
Ne mettre que les briques puis espérer réussir à les lier ensuite, c’est n’importe quoi.
Donc sans école, collège (ouvert à tous), commerce, parc, jardin, rue agréable, … Tout ce qui était promis sur les brochures lors des mises en vente, beaucoup de ces logements vendus grâce au “Pinel” ne trouvent pas de locataire et les propriétaires occupants songent aussi à aller voir ailleurs. Les premiers construits en 2019 seront mis en vente dans l’année qui vient et risquent de provoquer une dégringolade des prix.
Du coup cela deviendra une bonne affaire pour les spéculateurs. C’est comme cela que beaucoup de copropriétés se sont dégradées à Marseille depuis maintenant une cinquantaine d’années.
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Sur le 2e graphe (IRIS Cap Pinède) vous parlez des “deux programmes immobiliers” mais ça ne peut en fait en comprendre qu’un seul (“Smartseille”) car les premiers logements des “Fabriques” ont été livrés en 2023.
Quand on aura les données avec “Les Fabriques” on verra le vrai problème de la non-mixité d’Euromed 2 : trop de logement social et intermédiaire (locataires + bailleurs institutionnels) et pas assez de logements libres (propriétaires privés). A 1/3 de chaque, ça tient la route, en-dessous le quartier appartient aux bailleurs qui en plus on acheté de la VEFA mal construite : explosif.
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En effet, erreur de notre part. Nous allons corriger, merci.
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Merci @Violette. Et bravo pour tout le travail, même si je ne partage pas toutes les analyses. Et c’est aussi un + de ces articles de pouvoir “entendre” enfin des opérationnels de l’EPAEM répondre longuement aux questions.
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combien de logements détruits à Marseille dans le cadre de l’ANRU ? combien de nouveaux logements créés ? le manque est criant, et la puissance publique n’en fait pas assez !
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Entre Cap pinède et De Lesseps, à l’ouest de la rue de Lyon, soit près des 3/4 de l’extension on avait zéro logement.
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Quant à la “mixité sociale”, elle me pose problème pour 2 choses:
– d’une part, elle implique d’accepter de facto qu’il y ait des inégalités lourdes dans la population (plutôt que se demander comment on fait pour réduire ces inégalités, ce qui devrait être la base pour qui se revendique un tant soit peu de gauche).
– D’autre part, pourquoi est-ce que faire cohabiter des gens plus aisés avec des gens pauvres réduirait “magiquement” ces inégalités et faciliterait les choses aux plus pauvres ? D’autant plus si la cohabitation se résume à des logements “clapier à lapin” côte à côte, sans endroit adapté pour se rencontrer (sur ce point, le coup des lieux de sociabilisation livrés 2 ou 3 ans après les logements c’est quand même une vaste blague, quand ça fait 2 ans que t’es installé à un endroit t’as tes habitudes et la probabilité que tu ailles dans ces lieux est hyper faible)
Bref encore du beau discours d’aménageur pour faire croire que pondre les mêmes m*rdes en béton mal fini va résoudre les problèmes que ce modèle d’aménagement a créé.
(Le bouquin “contre la ville durable” de Matthieu Adam dénonce de façon assez intéressante tout le discours sur les écoquartiers, smart cities et autres nouvelles formes urbaines malgré une écriture un peu lourdingue)
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Merci pour le lien !
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Bonjour,
Il me semble qu’il y a une erreur dans la légende du premier graphique (et donc peut être dans les chiffres?). Les logements PLUS sont des logements dont le loyer (et le plafond de ressources pour y accéder) est inférieur à celui des PLS (qui sont donc les logements les moins sociaux).
Par ailleurs merci beaucoup pour cette série d’articles très intéressants.
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Bonjour, votre correction est exacte, le graphique et l’article ont été actualisés en conséquence. Toutes nos excuses pour cette erreur.
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