"Comprendre comment la bactérie E Coli résiste à certains antibiotiques"

À la une
le 22 Août 2013
0

C'est dans Science, l'une des plus prestigieuses revues scientifiques du monde, qu'un groupe de recherche du Laboratoire de Chimie Bactérienne (CNRS/AMU) de Marseille a publié un article le 28 juin dernier. Leur publication porte sur la façon dont la bactérie Escherichia coli devient résistante à certains antibiotiques si elle se développe dans un environnement pauvre en fer. Directeur du laboratoire et chef du groupe de recherche “stress et adaptations des entérobactéries", Frédéric Barras est venu sur notre plateau expliquer leur découverte. 

Si Escherichia coli ou E. coli est connue du grand public, c'est parce qu'on la retrouve régulièrement à la rubrique pollution des plages marseillaises des journaux. Mais, dans le monde scientifique, cette bactérie est un modèle classique de l’étude des organismes vivants, comme le rat de laboratoire ou la mouche drosophile.

Plus spécifiquement cette équipe de recherche fondamentale s'est intéressée à la manière dont cette bactérie pouvait présenter une résistance accrue aux aminoglycosides, une classe d’antibiotiques utilisée depuis les années 40, comme la streptomycine ou la gentamicine. Depuis plusieurs décennies, le monde scientifique s'alarme du nombre croissant de bactéries présentant un seuil de résistance aux antibiotiques qui sont présents sur le marché. Partout dans le monde, des équipes étudient les mécanismes à l'origine de ces résistances. Or, cette découverte en éclaire un. "Nous avons travaillé sur les mécanismes de résistance, en particulier en relation avec les stress que peuvent rencontrer les bactéries dans leur habitat naturel", développe Frédéric Barras. Ainsi, cette équipe a montré que le seuil de résistance d'E. coli aux antibiotiques pouvait être influencé par la teneur en fer dans l’environnement."Celle-ci influe directement sur la perméabilité des bactéries aux antibiotiques par le biais de protéines qui contiennent des co-facteurs constitués de fer et de soufre et essentiels à leur activités ", précise t-il.

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives de recherche pour l'équipe marseillaise et laisse espérer des applications dans le champ médical. Mais c'est déjà là une autre histoire…

Article en accès libre

Soutenez Marsactu en vous abonnant

OFFRE DÉCOUVERTE – 1€ LE PREMIER MOIS

Si vous avez déjà un compte, identifiez-vous.

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire