[Comment ça va “Arthur mon héros” ?] “Je fais visiter ma boutique en visio”

Interview
le 5 Nov 2020
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Durant le premier confinement, Marsactu avait suivi les "premiers de corvée" qui continuaient à travailler. Pour cette saison 2, nous nous intéressons chaque jour à celles et ceux que la crise économique frappe avant la crise sanitaire. Aujourd'hui Laurence Cazenave, qui tient un magasin de jouets sur le Cours Julien.

Laurence Cazenave dans sa boutique du cours Julien. (Image VA)

Laurence Cazenave dans sa boutique du cours Julien. (Image VA)

Laurence Cazenave est vendeuse de jouets. Dans son magasin situé au 110 cours Julien, sorte de caverne d’Ali Baba où s’entassent peluches géantes et coffrets à gogo, le calme règne. Pas un cri d’enfant, pas un pleur, pas un rire. Laurence Cazenave n’aime pas ça, mais elle ne baisse pas les bras : seule dans son antre du jeu nommé “Arthur mon héros” elle a trouvé un moyen pour permettre à ses jouets de rejoindre les bras des petits, et ainsi, poursuivre son activité. Ou du moins, pour garder un peu de contact avec ses clients et un minimum de revenu.

Comment ça va, Laurence Cazenave ?

Il faut être positive. Même si c’est compliqué, on s’adapte. J’ai un magasin de jouets, donc forcément, à un mois et demi de Noël il faut tout revoir. Le magasin doit être fermé, c’est obligatoire. Et moi, je n’ai pas de site de vente en ligne. Je n’en voulais pas et je résiste pour le moment. J’ai donc mis en place une alternative : j’essaie d’être très présente sur les réseaux sociaux, sur Instagram, sur Facebook. J’y propose un système de prise de rendez-vous en visio qui marche super bien.

Mon numéro de téléphone est accessible sept jours sur sept de 10 heures à 19 heures. Les gens m’appellent, on prend rendez-vous ou on se met en visio directement et je fais le tour de ma boutique. C’est sympa parce qu’on a l’impression d’avoir des gens en face de nous et ça marche très bien. Ensuite le règlement peut se faire par carte bleue par téléphone. Puis je prépare les paquets, les commandes et les gens viennent soit les récupérer ici en drive, soit par livraison.

Une solution qui vous permet de garder le contact, mais réduit tout de même le nombre de clients ?

C’est évident. C’est une goutte d’eau par rapport à ce que l’on fait d’habitude. Mais ça me permet d’être dans ma boutique. Et puis, quand je vois tout ce que j’ai il faut que je fasse quelque chose, je ne peux pas rester chez moi à rien faire, il n’en est pas question. Ce n’est pas comme le premier confinement où on était tous obligés de rester confinés. Là je dois tout mettre en œuvre pour sauver les meubles.

Envisagez-vous de continuer comme cela jusqu’à Noël ?

C’est une blague ? (rires) Honnêtement, je ne l’envisage pas du tout. Ça me paraîtrait complètement surréaliste d’être confiné jusqu’à Noël. Cela ne fait que quatre jours, je ne peux avoir aucun visibilité sur les comptes. Le bilan se fera au 31 décembre mais ce qui est certain, c’est que là je travaille plus pour gagner moins. Ce confinement est celui des petits commerces. Si nous ne sommes pas déconfinés avant Noël, je ne sais pas comment je vais faire. Je m’adapterais mais à part faire comme je fais là, je ne vois pas.

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Commentaires

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  1. AlainG AlainG

    Bon courage Laurence tu n’en manques pas je sais bien et merci de donner à tes clients l’opportunité de rêver en visio et surtout de rester des pourvoyeurs du père Noël à la hauteur….
    je t’embrasse très beaucoup. Geneviève

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